Edmond Derrien

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Nom de naissanceEdmond Louis Hyacinthe Derrien
Décès (à 63 ans)
Constantine
OrigineFrance
 Edmond Derrien
Nom de naissance Edmond Louis Hyacinthe Derrien
Naissance
Constantine
Décès (à 63 ans)
Constantine
Origine France
Allégeance Drapeau de la France France
Arme  Marine nationale
Grade Vice-amiral
Années de service 1900 – 1944
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale

Edmond Louis Hyacinthe Derrien, né à Châteauneuf-du-Faou, le et mort à Constantine, le , est un officier de marine français.

Fils d'un voyageur de commerce, il entre à l'École navale en et en sort aspirant de 1re classe en . Son premier embarquement sera le cuirassé d'escadre Jauréguiberry, en Méditerranée. En , il embarque sur le croiseur Sully à la division d'Extrême-Orient. Après le naufrage du Sully sur un rocher de la baie d'Along, il est de retour en métropole et embarque en sur le croiseur Desaix, en Méditerranée.

Enseigne de vaisseau en et officier de manœuvre, il est officier en second de l'aviso Surprise dans l'océan Indien puis, en 1908, du Goéland durant les opérations sur les côtes marocaines pendant lesquelles il est blessé en . Il alors affecté aux travaux de la mission hydrographique de l'Afrique occidentale et y obtient deux témoignages de satisfaction.

En 1911, il est officier torpilleur et énergie du croiseur cuirassé Marseillaise en escadre légère. Il embarque en 1913 comme officier en second du sous-marin Mariotte.

Lieutenant de vaisseau en , il est l'adjoint au commandant de la division des flottilles à Cherbourg. En 1915, il est affecté sur sa demande à la brigade de fusiliers marins des Flandres où il commande une compagnie du 2e régiment. Cité à l'ordre de l'armée en , il occupe les fonctions d'adjudant de la division des flottilles sur le Marceau à Brindisi. En , il est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Il participe à l'évacuation de l'armée serbe et obtient en un nouveau témoignage de satisfaction. En décembre, il devient adjudant de la division du Maroc puis commande la Luronne à la division des patrouilles de Bretagne avec laquelle il escorte des convois pour l'Atlantique.

Toujours sur le même navire, il commande après l'armistice l'escadrille de dragage de la Loire et est promu en , capitaine de corvette et officier instructeur sur le croiseur-école Jeanne d'Arc.

Aide de camp du préfet maritime de Lorient en 1921, il commande l'aviso Régulus à la station de Terre-Neuve puis devient en , chef d'état-major de la 3e division légère en Méditerranée. il est nommé capitaine de frégate en puis est sous-chef d'état-major à Lorient.

En , il commande le torpilleur d'escadre Ouragan qui vient d'entrer en service. En , il est directeur du port de Lorient. Commandant en second de l’École navale (), il obtient un nouveau témoignage de satisfaction. Il est promu capitaine de vaisseau en .

En 1931, il est auditeur au Centre des hautes études navales puis commandant du front de mer de Brest en . En , il commande le torpilleur d'escadre L'Adroit et la 20e escadrille de torpilleurs dans l'escadre de l'Atlantique. En juillet, il commande le contre-torpilleur Lion et la 4e division légère. En , il commande le Maillé Brézé et la 6e division légère.

En , il embarque sur le cuirassé Provence en tant que capitaine de pavillon de François Darlan. En , chef d'état-major de la 2e région maritime à Brest, il est promu contre-amiral en . En mai, il commande la marine au Maroc. En , il prend le commandement de la 3e escadre légère puis en de la Force Z, participant sur l' Émile Bertin puis le Montcalm à la campagne de Norvège où il est encore cité.

Il reprend le commandement de la 3e escadre légère sur le Milan et l'Aigle en en Méditerranée. Il participe au bombardement de Gênes, reçoit une nouvelle citation. Il commande la marine à Bizerte en .

Vice-amiral en , il devait être versé en deuxième section des officiers généraux en novembre mais les circonstances de la Seconde Guerre mondiale le font maintenir dans ses fonctions[1]. Il se trouve alors en Afrique du Nord au moment du débarquement allié et reçoit de nombreux ordres contradictoires. Refusant d'abord de faire tirer sur les alliés qui débarquent, comme cela lui est ordonné, il cède le à un ultimatum allemand.

Comme de nombreux officiers pétainistes, il a été décoré de l'ordre de la Francisque[2].

A la Libération, il est jugé par un tribunal d'armée lui reprochant d'avoir laisser capturer l'arsenal, trois torpilleurs légers de 600 tonnes classe Melpomene et 6 sous marins anciens. Classe Requin, sans grande valeur militaire dans le port de Bizerte sans les saborder[3],[4],[5]. Des circonstances atténuantes lui sont reconnues, il échappe à la peine de mort et est condamné à la réclusion à perpétuité et à la dégradation militaire le [6].

L'amiral Derrien, détenu à la Maison-Carrée, devenu pratiquement aveugle, reçoit une suspension de peine en . Il meurt quelques jours plus tard à l'hôpital de Constantine, le .

Distinctions

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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