Eduard Glaser

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Décès
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MunichVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Faqih Hussein bin Abdallah el Biraki EssajahVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Eduard Glaser
Biographie
Naissance
Décès
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MunichVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Faqih Hussein bin Abdallah el Biraki EssajahVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités

Eduard Glaser, né le à Podbořanský Rohozec (à l'époque Deutsch Rust) et mort le à Munich (Bavière) est un archéologue et explorateur autrichien.

Il est l'un des premiers Européens à explorer le sud de l'Arabie. Il recueille des milliers d'inscriptions au Yémen qui sont aujourd'hui abritées par le musée d'Histoire de l'art de Vienne, en Autriche.

Parmi les voyageurs en Orient du XIXe siècle, Eduard Glaser est considéré comme le plus important érudit à avoir étudié le Yémen. Il contribue à l'avancement de la recherche historique et culturelle, révèle son histoire ancienne et documente ses traditions écrites et orales. Au Yémen, il s'est déguisé en musulman et circulait sous le nom de Faqih Hussein bin Abdallah el Biraki Essajah, ce qui signifie « le savant Hussein bin Abdallah de Prague ».

Eduard Glaser naît en Bohème à Deutsch Rust le , dans une famille de marchands juifs. Il s'installe à Prague à l'âge de seize ans. Afin de gagner sa vie, il commence à travailler comme précepteur dans la maison d'une famille aristocratique tandis que, parallèlement, il étudie les mathématiques à l'École polytechnique de Prague, ainsi que la physique, l'astronomie, la géologie, la géographie, la géodésie et l'arabe.

À Vienne, il termine avec succès ses études d'arabe et s'inscrit par la suite dans un cours d'astronomie. À partir de 1877, il sert comme assistant à l'observatoire de Vienne pendant une période de trois ans. Un tournant important dans sa formation académique survient en 1880 lorsqu'il s'inscrit dans la classe de David Heinrich Müller (en), le fondateur des études sud-arabiques en Autriche, pour l'étude de la grammaire sabéenne. Müller lui conseille de se rendre au Yémen, lui offrant une allocation fournie par l'Académie des sciences de Vienne dans le but de copier les inscriptions sabéennes. Même si sa position à l'observatoire lui donne un sentiment de sécurité financière, il préfère démissionner de ce poste en 1880 — souhaitant plutôt consacrer le reste de sa vie à l'étude de l'histoire ancienne de l'Arabie du Sud[1]. Lorsqu'il devient clair pour lui que sa mission serait retardée en raison de problèmes techniques et personnels, il recourt à ses « relations françaises ». Une bourse de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de Paris lui permet de se rendre au Yémen en 1882. La condition de ses parrains français est qu'ils reçoivent les résultats de ses découvertes, notamment les inscriptions qu'il a eu la chance de pouvoir faire copier. Le , il arrive au port de Al-Hodeïda (Yémen).

Il doit attendre plusieurs mois à Sanaa avant de pouvoir recevoir un permis lui permettant de voyager au Yémen. Les Français doutent alors qu'il puisse livrer les inscriptions promises et, finalement, lui enlève leur soutien financier en 1883. Pendant cette période des plus trouble, il écrit au Kaiser François-Joseph Ier, décrivant l'importance de sa mission et mentionnant ses difficultés financières. Le Kaiser lui alloue sur son fonds personnel la modeste somme de 800 dollars. Malgré un tel cadeau, Glaser est contraint d'écourter son séjour au Yémen.

Il y revient à trois autres reprises (1885-1886, 1887-1888 et 1892-1894).

De 1895, jusqu'à sa mort, Glaser vit à Munich. Il consacre la majeure partie de son temps à préparer son matériel scientifique pour des publications. Le gouvernement turc s'intéresse à ses commentaires sur l'Arabie et en 1907, le musée de Constantinople lui demande d'aider à cataloguer leur collection d'inscriptions sabéennes[2],[3].

Glaser souffre de maladies cardiaques et de problèmes respiratoires jusqu'à sa mort à Munich le d'une crise d'asthme[4]. Sa pierre tombale a été inscrite à Musnad avec le nom Husayn bin Abd Allah, qui est le nom qu'il a utilisé lorsqu'il était au Yémen[5].

Héritage

Publications

Notes et références

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