Edward Somerset (2e marquis de Worcester)

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Naissance
Décès
(à 65 ans)
LambethVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Lord Herbert de Raglan
Edward Somerset
Portrait par Alexander Craig (huile sur toile, 1856), d'après un original d'Antoine van Dyck (vers 1640).
Titre de noblesse
Margrave
Biographie
Naissance
Décès
(à 65 ans)
LambethVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Lord Herbert de Raglan
Formation
Activité
Famille
Père
Mère
Anne Russell (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Elizabeth Dormer
Margaret O'Brien
Enfants
Henry Somerset
Elizabeth Somerset (en)
Anne Somerset (d)
Mary Somerset (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire

Edward Somerset, 2e marquis de Worcester ( ou [1]), dit Lord Herbert de Raglan, aristocrate et inventeur anglais, est de 1628 à 1644 un protagoniste royaliste de la première révolution anglaise.

En tant que comte de Glamorgan, Charles Ier le charge de négocier un traité de paix et d'alliance avec les dirigeants catholiques de la Confédération irlandaise. Il y obtient quelques succès, mais la première paix d'Ormonde est compromise peu de temps après. Il se joint alors aux Confédérés, et est nommé commandant de leur armée de Munster.

En 1655, il publie un recueil, The Century of Inventions, où il présente plus de 100 inventions, dont ce qui passe pour une des premières machines à vapeur[2].

Edward Somerset obtient le titre de Master of Arts (MA) de l'université de Cambridge[3] en 1627. Il est en son temps l'un des plus riches nobles d'Angleterre, capable de financer ses propres expériences scientifiques, puis même ses campagnes militaires, et allant jusqu'à verser de confortables subsides au roi Charles Ier au cours de la première révolution anglaise. C'est un des Cavaliers, ces partisans du roi d'Angleterre au pays de Galles : il y recrute un régiment de cavalerie dévoué au monarque. Toutefois, sa campagne militaire dans l'ouest de l'Angleterre et au pays de Galles est un fiasco[4] : ayant passé un mois au milieu de son armée, forte de plus de 2 000 hommes, stationnée à Highnam, sous les remparts de Gloucester, Herbert en prend congé au mois de pour aller accueillir le roi à Oxford. En son absence toute l'armée se rend sans même tirer un coup de feu, obtenant par là le surnom de The Mushroom Army (elle s'est formée et dissoute en quelques jours). Pourtant il est gratifié en 1644, d'une pairie, créé comte de Glamorgan et de baron Beaufort de Caldecote[5]. Par suite d’irrégularités dans la forme des lettres patentes, ces titres sont dénoncés à la Restauration anglaise.

Dépêché comme émissaire de la Couronne en Irlande, il fait un faux-pas : il conclut un traité secret, trop favorable aux Catholiques[6]. En tâchant de se disculper, il se lie d'amitié avec Giovanni Battista Rinuccini, et s'impose comme le successeur potentiel de James Butler (1er duc d'Ormonde) à la tête du parti royaliste[7]. Son projet de rapatrier ses contingents irlandais en Angleterre se trouve contrarié par le cours des événements, et il s'enfuit en France avec George Leyburn[8]. Il prend la succession de son père en tant que marquis de Worcester en 1646.

Il est banni en 1649, mais après quelques années à Paris, décide de rentrer en Angleterre en cachette en 1653. Démasqué, il est inculpé de haute trahison et incarcéré à la tour de Londres ; le Conseil d'État le traite pourtant avec bienveillance, puisqu’il le remet en liberté sur parole en 1654[8]. Il se remet aussitôt à ses recherches de mécanique, loue pour cela une maison à Vauxhall où son protégé, l'artisan saxon Kaspar Kalthoff, a un atelier[9] ; il s'éloigne définitivement des affaires politiques, et renonce même à recouvrer ses anciens titres de noblesse.

Œuvres

En 1655, Worcester compose un recueil de descriptions de 100 inventions[10]. Il ne parut qu'en 1663 et décrivait un « moteur à eau » (Water-commanding Engine). Construit à partir d'un fût de canon, c'est très clairement un prototype de machine à vapeur[11].

En 1663, Samuel Sorbière visite l'atelier du marquis de Worcester à Vauxhall : il en décrit « la machine hydraulique que le Marquis de Worcester a inventée. » Elle devait servir à l'irrigation, et pouvait, « par la force d'un seul homme et en une minute, relever de quarante pieds quatre seaux d'eau. » Le duc de Toscane Cosme III de Médicis visita l'atelier en 1669, époque où parut la description précédente. Robert Hooke, cependant, n'y voit qu'« un de ces fantasmes sur le mouvement perpétuel » (one of the perpetual motion fallacies[1]).

Edward demande qu'à sa mort, on l'inhume avec une maquette de sa machine. Presque 200 ans plus tard, en 1861, cet indice porte le collectionneur victorien Bennet Woodcroft à monter une mission du Science Museum, pour ouvrir le caveau familial de l'église de Raglan, et retrouver cette maquette dans la tombe du marquis de Somerset[12]. Mais l'ouverture du cercueil ne ramène aucune maquette ; toutefois, Woodcroft en retire un ongle du marquis Edward.

Famille

Il est le fils d’Henry Somerset (1er marquis de Worcester) et de sa femme Anne Russell. En 1628, il épouse Elizabeth Dormer († le ), sœur de Robert Dormer (1er comte de Carnarvon), dont il a un fils et deux filles:

En 1639, à la mort d'Elizabeth, Lord Herbert épouse Margaret O'Brien († ), fille d'Henry O'Brien (5e comte de Thomond). Ils ont une fille, Mary Somerset, décédée prématurément.

Généalogie

Notes

Liens externes

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