El Mosaico
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| El Mosaico | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | Espagnol |
| Périodicité | Bimensuel |
| Genre | Périodique littéraire |
| Fondateur | José María Vergara y Vergara, Eugenio Díaz Castro |
| Date de fondation | 1858 |
| Date du dernier numéro | 1872 |
| Ville d’édition | Bogota |
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El Mosaico était un important périodique littéraire qui vit le jour en Colombie en 1858. Cette revue fut fondée et dirigée par l'écrivain, journaliste et critique littéraire José María Vergara y Vergara et par l'écrivain Eugenio Díaz Castro.
Son académisme, caractéristique de la littérature colombienne à l'époque romantique, réunissait des écrivains et poètes de tendances variées, soucieux de pérenniser la pureté de la langue espagnole et ses formes traditionnelles. Ils désiraient aussi tenter d'écrire, pour la première fois, l'histoire des lettres colombiennes et renforcer ainsi l'identité culturelle de leur pays[1]. Ils souhaitaient faire mieux connaître le sol de leur patrie et conter les exploits de ses héros, dépeindre les us et coutumes de leurs compatriotes, enfin décrire les paysages de la Colombie[2].
Le regard attentif et l'imagination créative des membres d'« El Mosaico » participaient grandement à l'enrichissement intellectuel et artistique de chacun d'eux.
Thème de la revue El Mosaico

La revue El Mosaico fut fondée par José María Vergara y Vergara et par Eugenio Díaz Castro en 1858. Ce périodique était bimensuel[4].
Andrés Gordillo Restrepo, auteur de El Mosaico (1858-1872): nacionalisme, elites y cultura en la segunda mital del siglo XIX (français : El Mosaico (1858-1872) : nationalisme, élites et culture pendant la seconde moitié du XIXe siècle), écrit que le périodique El Mosaico, qui apparut à Bogota au cours du second semestre de 1858, avait pour objectifs de combler un double vide : d'une part, l'absence d'institutions encourageant la littérature et les arts en Colombie ; d'autre part, celui éprouvé par l'élite culturelle face à l'affaiblissement de la vie sociale, dû à un engourdissement de la vie associative. Cette dernière s'éveillait uniquement lors des fêtes civiles ou religieuses et d'évènements exceptionnels rompant la routine quotidienne, comme les mariages et les enterrements.
Les directeurs et rédacteurs d' El Mosaico privilégièrent le thème de l'analyse de notions telles que le peuple, la nation, la réforme et le fédéralisme. Ces notions devinrent les maîtres mots du périodique et conférèrent son identité au complexe et contradictoire processus de construction nationale poursuivi par les dirigeants d' El Mosaico et leur réseau de distribution.
La librairie annexée à la revue
Une librairie, annexe du périodique El Mosaico, avait pour tâche principale de promouvoir la vente des livres nationaux. Elle présentait des reproductions lithographiques de personnalités de Nouvelle-Grenade, des romans, des poèmes, des manuels d'orthographe, de rhétorique et de grammaire castillane ainsi que des livres de droit.
La librairie envoyait à la cinquantaine d'agents répartis dans les départements et composant le réseau de diffusion d'El Mosaico, pour leurs commandes, la liste des œuvres littéraires et autres ouvrages en vente[5].
En 1860, El Mosaico comptait 400 abonnés dont 120 à Bogota[6].
Cercle littéraire El Mosaico
Le cercle littéraire est indissociable de la revue du même nom. Créé pendant la seconde moitié du XIXe siècle, il regroupait des intellectuels connus, unis par le romantisme régnant alors. La revue publiait, entre autres, les écrits des membres du groupe.
Fonctionnement et réunions
El Mosaico connut trois époques de fonctionnement :
- De 1858 à 1860. La guerre civile colombienne (1860-1862) provoqua la première suspension.
- De 1864 à 1865, lorsque Jorge Isaacs entra en relation avec le directeur du périodique. Les guérillas et l'état de guerre déclaré en 1865 (suivi de l'état de guerre déclaré en 1867) furent la cause de la deuxième suspension.
- De 1871 à 1872 (1872 étant l'année du décès du fondateur et directeur d' El Mosaico, José María Vergara y Vergara).
Ses membres se réunissaient lors de veillées, appelées "mosaicos", qui se déroulaient chez l'un d'entre eux.

