Elena Garro

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
CuernavacaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Elena Delfina Garro NavarroVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Elena Garro
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
CuernavacaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Elena Delfina Garro NavarroVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Octavio Paz (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Distinctions
Prix Xavier-Villaurrutia ()
Premio Bellas Artes de Narrativa Colima para Obra Publicada (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
The Memories of the Future (d), Blame the Tlaxcaltecs (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Elena Garro, née le [2] à Puebla, et morte le , est une écrivaine mexicaine. Elle est communément liée au réalisme magique et considérée comme une rénovatrice de la littérature fantastique, bien qu'elle-même rejette cette identification comme une étiquette mercantile[3],[4].

De père espagnol et de mère mexicaine, elle est née à Puebla au Mexique. Elle passa son enfance à Mexico, et étudia la littérature, le théâtre et la danse à l'Université nationale autonome du Mexique. Elle y rencontra Octavio Paz, qu'elle épousa en 1937. Ses préoccupations sociales et les encouragements de son mari la poussèrent à écrire. Ils eurent une fille, Helena, et divorcèrent en 1959. On leur prête à tous deux une relation avec Juan Soriano.

Après le massacre de Tlatelolco en 1968, elle accusa certains intellectuels mexicains d'avoir poussé les étudiants à la révolte avant de les abandonner à leur sort. La communauté intellectuelle, furieuse d'être accusée de lâcheté, la rejeta et en 1972 elle partit vivre en France.

À son retour, elle vécut à Cuernavaca. Elle reçut le Prix Sor Juana Inés de la Cruz en 1996. Un cancer du poumon (elle fumait depuis sa jeunesse), dont les frais médicaux étaient pris en charge par le Conaculta (Conseil national pour la culture et les arts), l'emporta en 1998.

Son œuvre parle du racisme et de la marginalisation des femmes. Longtemps occultée par la renommée de son époux, elle apparaît depuis quelques années comme précurseur du réalisme magique (Los Recuerdos del porvenir paraissent quatre ans avant Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez). Ses œuvres dévoilent également selon Sergio Callao des traits communs avec celle de Juan Rulfo : dénonciation du caciquisme et des promesses non tenues de la révolution mexicaine pour le monde rural.

Œuvres

Références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI