Elfrida Andrée
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| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Domicile |
House of Cramér (d) |
| Formation |
École royale supérieure de musique de Stockholm (jusqu'en ) |
| Activités | |
| Père |
Andreas Andrée (d) |
| Fratrie |
| Membre de | |
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| Instruments | |
| Maîtres |
Ludvig Norman, Jan Boom (d), Gustaf Mankell (d), Ebba d'Aubert (en) |
| Genres artistiques | |
| Distinction |
Idunprize (d) () |
Elfrida Andrée, née le à Visby et morte le à Göteborg, est une organiste, compositrice et cheffe d'orchestre suédoise[1]. Défenseure des droits des femmes, elle est à l'origine de plusieurs lois pour l'égalité en Suède.
Née le , à Visby, sur l'île de Gotland, Elfrida Andrée entreprend des études musicales. Elle seconde l'organiste de l'église de Visby. En 1855, elle part étudier la composition à l'Académie royale de musique de Suède à Stockholm. Elle est l'élève de Ludvig Norman et de Niels Wilhelm Gade[1],[2].
À 16 ans, alors que la loi interdit aux femmes de devenir organiste professionnelle, Andrée obtient son diplôme d'organiste professionnelle. Elle doit faire face à une forte opposition du clergé lorsque son professeur et organiste Gustav Adolf Mankell souhaite l'engager comme organiste en second à l'église Saint-Jacques de Stockholm. Andrée engage alors un combat législatif. En 1861, une loi est votée : les femmes peuvent désormais exercer le métier d'organiste, et elle est engagée à la Congrégation finlandaise de Stockholm. Elle est l'une des premières femmes à occuper un tel poste en Scandinavie. En 1862, elle obtient le poste d'organiste à l'Église réformée française de Stockholm, puis en 1867, celui de la cathédrale de Göteborg. Elle est élue à l'Académie royale de musique de Suède en 1879[1],[2].
Elle défend le droit pour les femmes de travailler en tant que télégraphiste, métier qu'elle va elle-même exercer en dans la ville de Strömstad[2], devenant ainsi la première femme télégraphiste en Suède[1].
Organiste reconnue, elle exerce également ses talents comme pianiste, harpiste et cheffe de chœur[2]. À partir de 1897, première suédoise cheffe d’orchestre professionnelle, elle prend la direction des Concerts populaires de l'Institut des travailleurs de Göteborg ; huit cents programmes seront présentés au public suédois entre 1897 et 1929[1],[2]. À Dresde en 1904, elle dirige sa Seconde Symphonie et le Prélude de son unique opéra. Les journaux allemands se font l'écho d’un concert qualifié d'exceptionnel : nul n'avait jamais vu ni entendu une femme diriger sa propre musique orchestrale[2].
En art comme dans l'émancipation des femmes, elle est très proche de ses amies Laura Netzel, Helena Munktell, Agathe Backer Grøndahl et Selma Lagerlöf[2].
Sa sœur est la cantatrice Fredrika Stenhammar[3], tante de Wilhelm Stenhammar[2].