Elke Van den Brandt

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Ministre-présidentRudi Vervoort
Boris Dilliès
Législature7e et 8e
PrédécesseurPascal Smet (Mobilité et Travaux publics)
Bianca Debaets (Sécurité routière)
Elke Van den Brandt
Illustration.
Fonctions
Ministre bruxelloise de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière
En fonction depuis le
(6 ans, 8 mois et 21 jours)
Ministre-président Rudi Vervoort
Boris Dilliès
Gouvernement Vervoort III
Dilliès
Législature 7e et 8e
Prédécesseur Pascal Smet (Mobilité et Travaux publics)
Bianca Debaets (Sécurité routière)
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Borgerhout (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Groen
Diplômée de Vrije Universiteit Brussel
Site web elkevandenbrandt.be

Image illustrative de l’article Elke Van den Brandt

Elke Van den Brandt, née le à Borgerhout, est une femme politique belge écologiste, membre de Groen. Elle est ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière au sein du gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale depuis le [1].

Parlementaire

Elke Van den Brandt est née le à Borgerhout[2].

Elle est licenciée en sciences de l'information et de la communication de la Vrije Universiteit Brussel en 2002. Elle est collaboratrice scientifique depuis 2004 dans la même université où elle étudie les obstacles que les hommes et les femmes peuvent rencontrer au cours de leur carrière académique [2],[3].

De à , elle préside l'organisation non gouvernementale UCOS spécialisée dans la coopération au développement[4].

Elke Van den Brandt est mariée, a deux enfants et vit à Ganshoren.

Militante d'Agalev, devenu Groen, elle accède au Parlement bruxellois en 2009, à la suite de Bruno De Lille, devenu ministre du gouvernement bruxellois[2]. Elle est réélue en 2014.

Au Parlement bruxellois, elle se spécialise dans les dossiers liés au logement, au travail, à l'éducation et à la pauvreté.

Entre 2014 et 2019 elle choisit d'abandonner son mandat au parlement bruxellois et est députée au parlement flamand[5]. Aux élections régionales du , elle figure en tête de la liste Groen à la Région bruxelloise[6]. La liste obtient quatre sièges, devenant la première formation néerlandophone de la capitale. Élue avec 4 320 voix[7], Elke Van den Brandt devient formatrice régionale chargée de trouver une majorité du côté néerlandophone[8].

Groen

En 2013, elle est vice-présidente de Groen avec Wouter Van Besien à la présidence.

En 2014, elle se présente à la présidence de Groen avec Wouter De Vriendt. Elle obtient 40 % des votes et c'est Meyrem Almaci qui est finalement élue[9],[2].

Conseillère communale

En 2018, elle est également élue conseillère communale de Ganshoren[2]. Elle abandonne cette fonction en devenant ministre régionale.

Ministre régionale

Le , elle devient ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière dans le gouvernement bruxellois dirigé par Rudi Vervoort[2]. Elle est la « numéro 2 » du gouvernement[10].

Le plan de mobilité mis en œuvre au sein du gouvernement bruxellois prévoit notamment la création de 40 km de pistes cyclables, la limitation de la vitesse à 30 km/h sur la plupart des axes, des transports en commun quasi gratuit pour les jeunes[11],[12],[13]. La politique de diminution du trafic routier déplaît à des organisations de défense des automobilistes comme Touring et Mautodéfense qui introduit sans succès, une action en justice[14],[15],[16]. Des conflits éclatent également au sein du gouvernement avec ses partenaires de majorité, à propos du nouveau plan taxi ou d'une augmentation des tarifs de stationnement[17]. Dans une interview en elle affirme que la réduction de la vitesse a rapidement eu un impact positif en réduisant le nombre d'accidents graves et la pollution sonore[18].

En , elle fait l'objet de menaces de mort sur les réseaux sociaux et porte plainte. Pour cette raison, elle fait l'objet d'une protection policière[19],[20]. La plainte contre Mautodéfense est classée sans suite le [21].

À l'échelle régionale son plan de mobilité nommé GoodMove[22] provoque des réactions de soutien et d'opposition au sein d'une partie de la population, fin 2022, avec des manifestations de riverains et des pétitions[23],[24]. À la suite de ces évènements, Elke Van Den Brandt prévoit la poursuite de la mise en œuvre du plan de manière plus participative[25].

Le , elle est reconduite à son poste dans le gouvernement dirigé par Boris Dilliès[26].

Commission communautaire

Depuis 2019, elle est également responsable de l'intégration sociale et de la santé au sein de la Commission communautaire commune et présidente du collège de la Commission communautaire flamande chargée du budget, des finances, du bien-être, de la garde d'enfants et de la politique urbaine.

Critiques

La mise en œuvre du plan « Good Move » appliqué par Elke Van den Brandt a suscité une opposition vigoureuse. Bien que ce plan vise à transformer la mobilité bruxelloise en favorisant les modes actifs et en réduisant la place de la voiture, il a provoqué des tensions sociales majeures, des manifestations de riverains et une campagne de pétitions organisées par le comité « Non au plan Good Move » (Bad Move)[27].

Les critiques portent principalement sur l'application perçue comme brutale des mesures, notamment la suppression de voies de circulation automobile et la mise en place de pistes cyclables et piétonniers, imposées sans concertation suffisante selon les opposants. La ministre a dû faire face à des critiques de la part d'habitants, de commerçants et même d'organisations comme Touring, qui ont appelé à une réévaluation du phasage et de la communication du plan[28].

Les élections de ont marqué un tournant dans ce débat. Les résultats ont montré une sanction claire des électeurs bruxellois envers les partis écologistes dans la capitale, confirmant la colère suscitée par le plan. Malgré une victoire relative des verts flamands, le plan Good Move est devenu un « caillou dans la chaussure » pour les négociations de gouvernement, avec des partis exigeant son abolition. La ministre a toutefois maintenu sa position, affirmant avoir un mandat pour continuer une politique de mobilité progressiste, tout en se disant ouverte à des ajustements[29].

Carrière politique

  • 2009-2014 : Députée au Parlement Bruxellois
  • 2014-2019 : Députée au Parlement Flamand
  • 2018-2019 : Conseillère Communale à Ganshoren
  • 2019- : Ministre bruxelloise de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière.

Distinctions

Liens externes

Références

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