Emerand Bardoul
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Emerand Bardoul | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (5 ans, 11 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 26 avril 1936 |
| Circonscription | Loire-Inférieure |
| Législature | XVIe (Troisième République) |
| Groupe politique | FRF |
| Prédécesseur | Ernest Bréant |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Maire de Marsac-sur-Don | |
| – (43 ans) |
|
| Conseiller général de la Loire-Inférieure | |
| – (6 ans) |
|
| Circonscription | Canton de Guémené-Penfao |
| Prédécesseur | Julien Marie Bardoul |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Emerand Prosper Marie Joseph Bardoul |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Nantes |
| Date de décès | (à 87 ans) |
| Lieu de décès | Marsac-sur-Don |
| Nationalité | Française |
| Profession | Auditeur à la Cour des comptes |
| modifier |
|
Emerand Bardoul[1], né le à Nantes et mort le à Marsac-sur-Don, est un homme politique français. Il est élu député de la Loire-Inférieure en 1936 et appartient au groupe parlementaire de la Fédération républicaine.
Famille
Sa mère, Paule-Marie-Louise Leroux, née en 1868 à Nozay et morte en 1954 à Nantes, fille d'un militaire, notaire à Ancenis et propriétaire à Nozay, est titulaire du brevet d'études supérieures, tandis que son père, Emerand-Pierre-Marie Bardoul, né en 1863 à Legé et mort en 1934 à Marsac-sur-Don, fils d'un percepteur des contributions directes, est avocat, maire de Marsac-sur-Don et conseiller général du canton de Guémené-Penfao. Il a un frère et quatre sœurs. En 1921, il épouse Adèle Rodes, fille du général Antoine Rodes, gouverneur des Invalides entre 1944 et 1951, et nièce de François Labrousse, sénateur de la Corrèze. Ils ont quatre enfants[2].
Jeunesse et études
Emerand Prosper Marie Joseph Bardoul naît en 1892. Il est issu de l'externat des Enfants-Nantais, Emerand Bardoul entre à la faculté de droit de Paris, où il obtient le titre de docteur en droit en 1919, et intègre l'École libre des sciences politiques, dont il sort diplômé[3].
Carrière professionnelle
Après avoir échoué au concours de l'auditorat du Conseil d'État, il devient auditeur à la Cour des comptes en 1921. En 1926, il dirige le secrétariat particulier du ministre de la Guerre, le général Guillaumat, et devient secrétaire de la Cour des comptes. En 1928, il est président de la conférence Molé-Tocqueville. Lorsqu'il est élu à l'Assemblée, en 1936, il se met en congé de la Cour des comptes, qu'il réintègre en 1947[2].
Carrière politique
Succédant à son père, mort en , il est élu, en , maire de Marsac-sur-Don[4] et conseiller général du canton de Guémené-Penfao[2]. Il se présente à la députation dans la circonscription de Châteaubriant, et est élu le , en battant au premier tour le député sortant Ernest Bréant par 9 823 voix contre 5 020[2].
En 1936, il vote contre la loi instituant la semaine de 40 heures[2] et, le , il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain[4].
Pendant l'Occupation, Emerand Bardoul demeure maire de Marsac-sur-Don. Il se représente aux élections municipales de 1945, amenant ainsi le Jury d'honneur à se prononcer sur le maintien de son inéligibilité, consécutive à son vote du , en faveur du projet de loi constitutionnelle[4].
Par sa décision du , le Jury d'honneur, présidé par René Cassin, reconnaît les services rendus à la Résistance par l'ancien député de la Loire-Inférieure et le relève de son inéligibilité. Emerand Bardoul conserve donc le bénéfice de son élection comme conseiller municipal et maire de Marsac-sur-Don, mandats qui lui sont renouvelés en 1947, 1953, 1959, 1965 et 1971. Cependant, il n'est plus candidat à des élections nationales[4].
Distinctions
Caporal d'infanterie lors de la Première Guerre mondiale, Emerand Bardoul reçoit la croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze. Il est fait officier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1954[2].