Emile Charlet

peintre belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Emile Charlet, né le à Bruxelles et mort à Ixelles le , est un peintre belge.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
IxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Emile Charlet
Naissance
Décès
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Son champ pictural couvre les portraits, les scènes de genre, les paysages, les représentations animalières et les natures mortes. Sa facture évolue au début du XXe siècle et devient luministe, voire pointilliste.

Biographie

Famille

(Jean Joseph) Emile Charlet, né le rue des Dominicains no 3 à Bruxelles, est le fils de Guillaume Charlet (1822-1907), négociant et industriel spécialisé dans la fabrication de galons et passementeries pour voitures et de sangles pour selliers, et d'Emilie Marie D'Ieteren (1824-1900), mariés à Bruxelles le . Il est le frère du peintre Frantz Charlet. Emile Charlet épouse à Bruxelles le Louise Charlotte Schamps (née à Bruxelles le ), également artiste peintre[1],[2].

Formation

Dame à l'éventail et au bouquet de roses (vers 1875).

Emile Charlet est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, puis il parfait sa formation dans l'atelier de Jean-François Portaels[3].

Carrière

La carrière d'Emile Charlet commence au Salon de Gand en 1874. Il expose ensuite au Salon de Bruxelles de 1875 et participe à une quinzaine salons triennaux belges, de même qu'à quatre Salons de Paris et à plusieurs expositions du Cercle artistique et littéraire de Bruxelles. Emile Charlet expose aussi dans son atelier personnel rue Paul Lauters à Ixelles, où il demeure depuis 1900 environ[3]. Il n'expose plus après 1910, mais continue à peindre. Exceptionnellement, il envoie ses œuvres au Cercle artistique en lors d'une ultime exposition[4].

Le , Emile Charlet meurt, à l'âge de 75 ans, rue Paul Lauters no 33 à Ixelles, où il possédait son atelier[5].

Œuvre

Caractéristiques

Son champ pictural couvre les genres les plus variés, comme les portraits, les scènes de genre, les paysages, les représentations animalières et les natures mortes. Figuriste, il peint volontiers en plein air[6].

Lorsque Emile Charlet peint, en 1883, La Forge, le critique Max Waller reproche au peintre de ne pas avoir assez poussé son effort, l'ensemble étant enveloppé de fumée et de couleur générale désagréable, même si le dessin est bon[7]. En revanche, L'Indépendance belge, apprécie favorablement l'œuvre : « en peignant La Forge, Emile Charlet est allé droit à la nature pour avoir un sujet de tableau et de types à mettre en action. Ses études d'intérieurs de forge sont aboutis en raison des éléments plastiques qu'offrent les torses vigoureux des ouvriers, leurs bras nerveux, aux mouvements énergiques rendus avec beaucoup de vérité dans un milieu pittoresque, où les jeux de la lumière qui se dégage des foyers incandescents et de celle qui pénètre par les fenêtres de l'atelier produisent de piquants contrastes[8].

Deux filles au verger, œuvre relevant du pointillisme.

Selon la critique de L'Indépendance belge, c'est dans ses portraits que le talent d'Emile Charlet se manifeste avec le plus de certitude, sa virtuosité étant souple lorsqu'il représente ses contemporains[9].

Au début du XXe siècle, il modifie sa touche qui atteint une vive lumière et des tons argentés dans ses paysages et se rapproche du pointillisme, comme en témoigne également son portrait intitulé Litta présenté au Salon de Bruxelles de 1903 et au Cercle artistique de Bruxelles l'année suivante. Sa facture est devenue franche, grâce à la recherche des lumières claires et vaporeuses. Il est devenu maître d'un pinceau alerte et assoupli[6],[10].

Signe : Emile Charlet ou E. CharletSignature

Expositions

Belgique

Vue du port de Nieuport.

France

Galerie

Conservation

Distinction

Références

Voir aussi

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