Emile (Emilus) Jacques, né à Moorslede le , est le septième des onze enfants de Charles Louis Jacques (1832-1914), tisserand et cultivateur et d'Amélie Sophie Vangheluwe (1835-1889), couturière. Il épouse à Anvers le Bertha Van Leemputten (1878-1914), fille du peintre Frans Van Leemputten et de Maria Hootelé[1].
Outre des portraits et des scènes de genre, il peint principalement paysages en plein air. Il prise particulièrement les lieux agrestes de Flandre et du Brabant, de même que les intérieurs étoffés de personnages qui s'accordent avec leur cadre par le sentiment et la couleur[3]. Il rend l'ambiance de ses toiles de manière intense et traduit ses dons de psychologue dans des toiles telles que Quelques camarades, dont les physionomies sont expressives. En 1903, il remporte le Prix de peinture de la ville d'Anvers. En 1906, il expose au Salon de GandSarcleuses de lin, acquise par le Musée d'Ostende (aujourd'hui Mu.ZEE)[4].
Le critique Sander Pierron analyse ses œuvres exposées à la salle Rubens de galerie royale de Bruxelles en 1907: «Il règne entre les héros représentés par l'artiste et le milieu où il les situe une union remarquable qui témoigne d'une belle sincérité d'observation et d'une compréhension réelle de la nature animée ou inanimée. Sa couleur n'est pas toujours alléchante et agréable; elle est même souvent crue et crayeuse, ou bien d'une discordance vive. Ces défauts respectifs se rencontrent de manière évidente dans L'Aveugle du village, dans L'Écangage du lin, d'une traduction très heureuse pourtant , dans les octobrales Ombres qui s'allongent. Une des meilleures toiles est Les Sarcleuses de lin, vaste tableau de plein air, un morceau de valeur bien établi, bien dessiné, d'un pittoresque réussi et d'une ambiance justement exprimée[3].»
Profil de dame.
En , il est l'un des peintres belges choisis pour exposer au salon Costa à Buenos Aires[5].
En 1913, il est nommé professeur à l'Académie des beaux-arts de Malines. Au Salon de Bruxelles de 1914, il expose Récolte du tabac et Ecce ancilla domini[6].
Emile Jacques acquiert, en 1935, la nationalité américaine. Au cours d'une partie de pêche en bateau, le , il meurt noyé à Bellaire, dans l'état du Michigan[8].