Emilia Boldrini
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| Naissance |
1822? Bologne |
|---|---|
| Activité principale | Soprano |
| Style | |
| Maîtres | Luigi Ronzi |
Répertoire
- Gemma dans Gemma di Vergy
- Lucrezia dans I due Foscari
- Elisabetta dans Roberto Devereux
Scènes principales
- la Fenice de Venise
- Real Theatro de São Carlos de Lisbonne
Emilia Boldrini est une soprano italienne qui s'est produite au milieu du XIXe siècle.
Emilia Boldrini naît à Bologne de Rinaldo Boldrini, peintre, et de Maria Gardini[1]. Elle est l'élève de Luigi Ronzi[1],[2], également formateur de Leone Giraldoni et de Teresa De Giuli-Borsi[3].
Elle commence probablement sa carrière dans sa ville de Bologne vers 1837[4],[5],[TAL 1]. Elle se produit entre autres à Venise au théâtre La Fenice en 1839-1840[4] ainsi qu'à Ferrare[TAL 2], Ravenne[Corago 1], Forlì[6], Padoue[7], Plaisance[TAL 3],[8], Udine[TAL 4], Lugo[Corago 2], sans compter Lisbonne au théâtre royal São Carlos entre 1842 et 1843[4], et Amsterdam en 1844[TAL 5],[1]. Revenue d'Amsterdam à Bologne en 1844, elle accepte un contrat à Barcelone jusqu'en , au Teatro de los Capuchinos[9], se taillant un franc succès dans Roberto Devereux[TAL 6], avant de revenir dès à Bologne[TAL 7]. Du fait de ce retour prématuré, elle se produit à Livourne, au Teatro Rossini pour le carnaval 1844-1845 dans I due Foscari et La Fausta[TAL 8]. Elle passe par Ancône en [TAL 9]. Dès avant son départ pour Barcelone, elle avait été engagée pour le Teatro Carignano de Turin à l'automne [TAL 10]. Lors du carnaval 1845-1846, elle est à Mantoue, pour Il bravo de Mercadante[TAL 11]. Elle se produit à Imola pendant l'été 1845, encore dans Roberto Devereux, le , avant de partir pour Corfou pour l'automne[TAL 12], ce qu'elle prolonge jusqu'au carnaval : après I due Foscari en , elle y chante dans Lucia di Lammermoor à partir du [TAL 13], puis dans Attila de Giuseppe Verdi en [10] ; elle y continue dans Leonora de Mercadante en [TAL 14]. On trouve encore sa trace dans un concert à Bergame en l'honneur de Donizetti, le [11]. Elle chante ensuite au Teatro Sociale de Trente, à partir du dans Marino Faliero de Donizetti[12], et à partir du dans Emma d'Antiochia de Mercadante, face au ténor Mecksa et au basse Colmenghi[13].
Pendant l'automne 1847, elle commence à se produire au Königsstädtisches Theater de Berlin[14]. Après le [15], elle part de Berlin pour Odessa[TAL 15], où elle se marie avec un riche personnage.
Elle revient à Bologne en , après 4 ans d'absence, et sans qu'il soit plus question de son riche époux[TAL 16]. Elle se remet alors à l'opéra et fait encore parler d'elle en en interprétant Isabella dans Roberto il diavolo de Giacomo Meyerbeer au Teatro Communale de Modène[TAL 17]. Elle se rend ensuite à Nice où elle a été engagée pour l'automne et le carnaval 1853[TAL 18], mais elle doit rompre le contrat pour raisons de santé[16]. Il semble qu'elle ait tout de même chanté là, et qu'elle y ait essuyé un fiasco dans Marino Faliero, car la critique dit d'elle qu'elle a « beaucoup d'expérience et très-peu de voix », et elle est remplacée pour la saison par Mme Sannazzaro[17].
Caractéristiques de sa voix
À l'occasion de sa prestation dans Robert Devereux à Udine, le , un critique originaire lui aussi de Bologne fait une liste de ses avantages : « sa belle méthode de chant, son expression énergique des sentiments, avec un véritable port de reine, avec une voix puissante et un aspect imposant »[TAL 4]. La même année, à propos d'une prestation à Gorizia, on loue « sa voix puissante et son chant plein d'âme et d'expression, outre son apparence belle et avenante »[TAL 19].
Un peu plus tard (1844), lors d'une prestation à Barcelone : « une école de chant vraiment italienne, une expression sans affectation, une voix éminemment sympathique, forte, déployée, harmonieuse, une prononciation claire, des syllabes précises (...) une maîtrise de l'action (...) rien ne manque à son geste »[TAL 6].