Emily Drabinski
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Université de Syracuse (Master of Library Science (d))
Université de Long Island (maîtrise ès arts)
| Président de l'American Library Association | |
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| - |
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation |
Université Columbia (baccalauréat ès arts) Université de Syracuse (Master of Library Science (d)) Université de Long Island (maîtrise ès arts) |
| Activité |
Bibliothécaire universitaire |
| A travaillé pour |
CUNY Graduate Center (depuis ) Université de Long Island (jusqu'à ) |
|---|---|
| Distinction |
Out100 () |
Emily Drabinski est une bibliothécaire universitaire, une auteure et une enseignante américaine.
Elle est bibliothécaire en chef par intérim et bibliothécaire en pédagogie critique au Graduate Center, CUNY[1]. Elle est aussi membre à temps partiel du corps professoral de la School of Information du Pratt Institute.
Auparavant, elle occupe le poste de coordinatrice de l'enseignement des bibliothèques à l'Université de Long Island, à Brooklyn, où elle a travaillé de 2008 à 2019.
Elle est élue, le , présidente de l'American Library Association.
Née à Boise dans l’Idaho, Drabinski a fréquenté la Madison Elementary School et la North Junior High School. Elle a gradué à la Boise High School[2] avant de quitter l’Idaho pour New-York en 1993 avec sa soeur jumelle, Kate Drabinski[3].
Drabinski obtient son baccalauréat ès arts en sciences politiques de l'Université de Columbia en 1997. En 2003, elle obtient une maîtrise en bibliothéconomie de l'Université de Syracuse et une maîtrise ès arts en composition et rhétorique de LIU Brooklyn en 2011[4].
Carrière
Drabinski obtient son premier emploi en tant que bibliothécaire professionnelle au Sarah Lawrence College. Elle y est bibliothécaire de référence de 2004 à 2008[4],[5]. À cette époque, Drabinski fait partie des premiers membres de Radical Reference qui proteste contre la Convention nationale républicaine de 2004 à New York : elle donne des ateliers de vérification des faits pour les journalistes indépendants[6]. Elle est demeurée un membre actif de 2007 à 2010, période au cours de laquelle elle donne des ateliers, des entrevues et participe à des évènements sur la pédagogie critique, la référence radicale et la vérification des faits[7],[8],[9].
De 2008 à 2019, Drabinski est bibliothécaire de la faculté au campus de Brooklyn de l'Université de Long Island. Elle a d'abord été bibliothécaire des ressources électroniques et de l'instruction de 2008 à 2012, puis coordinatrice de l'enseignement de la bibliothèque de 2012 à 2019[4],[10].
Elle est secrétaire de la Fédération des professeurs et professeures de l'Université de Long Island et a participé activement, en , à la protestation de ce groupe et des étudiants de l'Université de Long Island - Brooklyn contre un lock-out associé aux négociations contractuelles[11],[12]. Dans une entrevue avec le Jacobin, elle revendique une meilleure gouvernance partagée et un contrat équitable. Elle souligne également le pouvoir de l’organisation collective dans le mouvement[13].
Drabinski rejoint la faculté du Graduate Center, CUNY en 2019 en tant que bibliothécaire en pédagogie critique. En , lorsque sa prédécesseure, Polly Thistlethwaite, devient doyenne universitaire par intérim pour les services de bibliothèque à CUNY[14],elle assume le rôle de chef par intérim de la bibliothèque[15].
Elle est assistante et enseigne à temps partiel à la Pratt School of Information[16], à l'Université de Rutgers[17], à l'Université de Syracuse[18] et à UCLA[10] entre 2013 et 2023[4]. Elle offre notamment les cours de bibliothéconomie de référence[16] et de bibliothéconomie critique[10].
Elle est co-présidente du colloque « Gender and Sexuality in Information Studies », avec Baharak Yousefi et Tara Robertson[19]. Elle est rédactrice en chef de la série Library Juice Press sur le genre et la sexualité dans les études en sciences de l'information. Elle est co-éditrice de Critical Library Instruction: Theories & Methods avec Maria T. Accardi et Alana Kumbier[20], et elle fait partie du comité de rédaction de Radical Teacher[21].
Pendant la quarantaine COVID-19, Drabinski et sa partenaire, Karen Miller, ont lancé Homeschool Co-op 2020[22], invitant les gens à donner des cours sur Zoom pour enfants et adultes. Drabinski a dirigé une session matinale tous les jours à 8 heures du matin, heure de l'Est, appelée Cat Chat[23].
En , l'American Library Association annonce la candidature de Drabinski au poste de président pour le mandat 2023-24. Elle est conseillère générale de l'American Library Association (2018-2020), présidente du comité des relations internationales et présidente de l'American Library Association (2020-2021), présidente de l'Association of College and Research Libraries et membre du comité des cadres et des normes de la littératie informationnelle (2019-2020)[24].Dans son communiqué de présentation, elle affirme qu’elle souhaite mettre de l’avant les outils de l’ALA pour construire un pouvoir collectif permettant de défendre les bibliothèques publiques et les communautés marginalisées. Elle s’engage aussi à défendre les intérêts des travailleurs et travailleuses des bibliothèques académiques[25].
À l’automne 2023, Drabinski devient professeure associée à la Graduate School of Library and Information Studies du Queens College[26].
À la conférence annuelle de l’ALA en 2025, Emily Drabinsky et Nikita K. Carpenter Jr. Présentent un court-métrage documentaire qu’elles ont respectivement produit et réalisé, Red Fire, Blue River. Celui-ci porte sur l’histoire du O'Brien Memorial Library, de sa fondation en 1928 à sa destruction à la suite d'un incendie en 2020, ainsi que sa reconstruction subséquente[27].
Présidence de l'American Library Association
Drabinski est élue à la présidence de l'American Library Association en [28]. Au moment de l'annonce, elle se présente comme une « lesbienne marxiste » qui croit au « pouvoir collectif pour bâtir un monde meilleur » dans un tweet qui sera retiré plus tard[29]. Ses propos sont critiqués par divers groupes conservateurs[30] et des législateurs incitent les bibliothèques de leurs différents états à se retirer de l'ALA[31],[32],[33]. Dans une entrevue avec NBC News en , elle affirme regretter que ce tweet qui témoignait de sa volonté de mettre de l’avant deux aspects de son identité dont elle est fière ait servi d’arme contre les bibliothécaires aux États-Unis[29].
Elle se montre néanmoins fière qu’une personne faisant ouvertement partie de la communauté LGBTQ+ soit élue au poste de présidente de l’ALA. Elle persiste dans ses intentions de défendre les intérêts de toutes les communautés à travers ses responsabilités[34].
Après son entrée en fonction, dans un éditorial pour American Libraries, Drabinski réaffirme l’importance de travailler en collectivité et de se mobiliser pour le bien commun. Elle souligne aussi les enjeux climatiques qui affectent les professionnels et professionnelles, les bâtiments et collections. Enfin, elle mentionne les défis que rencontrent les bibliothèques aux États-Unis en regard aux nombreuses tentatives de censures de la part de l'État[35].
En , elle se joint aux bibliothécaires de New York lors d’une rencontre avec les législateurs à Washington D.C. Ils et elles leur demandent le soutien financier de l’État pour soutenir les bibliothèques[36].
En , l’ALA annonce le départ de Drabinksi pour le tour annuel des bibliothèques à travers le pays. Celui-ci débute à la Cranston Public Library à Rhode Island où Drabinski souligne l’importance de l’investissement fédéral dans les services des bibliothèques. Le tour se termine à San Diego, lieu où se déroule la conférence annuelle de l’ALA en 2024. En addition à ces deux endroits, elle visite également les États de la Virginie, du Missouri, du Kansas, du Nouveau-Mexique et de l'Arizona[37].
Une équipe de production suit Drabinski lors de ce périple dans le but d’en faire un documentaire, This Place is Our Place. Se voulant une lettre d’amour aux bibliothèques comme moteur de rassemblement, le film est présenté en première lors de la conférence annuelle à San Diego. Il est présentement dans les derniers stades de postproduction avant sa sortie officielle[38].
De juin à a lieu la conférence annuelle de l’ALA à San Diego. Drabinski en fait l’introduction et remarque la forte proportion de participants internationaux. L’édition est en effet marquée par une grande diversité[39].
Drabinski résume son année à la présidence de l’ALA selon les deux axes qu’elle défend depuis sa campagne : le pouvoir collectif et le bien commun. Au cours de cette période, elle visite de nombreuses bibliothèques et bibliothécaires, participe à des conférences et autres évènements de l’ALA. Parmi les défis des bibliothèques, elle constate les changements climatiques, l’intelligence artificielle, les campagnes de censures et les coupes budgétaires. Elle affirme que le meilleur moyen de lutter contre ceux-ci est l'association[36].
Recherches
Les recherches de Drabinski portent sur la théorie queer, l'enseignement en bibliothèque et la pratique du catalogage[40]. Elle mène également des recherches sur les services de référence aux personnes incarcérées avec Deborah Rabina[41].
Bibliothéconomie internationale
Drabinski a été présidente du comité des relations internationales de l'American Library Association. Elle est membre du comité de rédaction du Journal of Philippine Librarianship & Information Studies publié par la School of Library and Information Studies de l' Université des Philippines . Elle a reçu la bourse Beta Phi Mu Harold Lancour pour des études à l'étranger en 2018. Elle a présenté des articles lors de conférences internationales à Zadar, en Croatie ; Londres, Angleterre; Quezon City, Manille; et à plusieurs conférences au Canada, notamment à Ottawa, Windsor, Edmonton et Vancouver[4].
Vie personnelle
La mère de Drabinski est atteinte d’un cancer du sein alors que cette dernière a la mi-trentaine. Quelques années plus tard, d’abord sa soeur jumelle Kate, puis Drabinski sont également diagnostiquée pour un cancer du sein. Les deux ont partagé leur expérience sous forme de micro-blog sur la plateforme Twitter[3].
Elle vit maintenant à Brooklyn avec sa partenaire, Karen Miller, leur fils et leurs chats[42],[43].
Prix et distinctions
- 2014. Library Journal Mover & Shaker Advocate[44].
- 2015. Ilene F. Rockman Instruction Publication of the Year de l'Association of College and Research Libraries Instruction Section pour l'article « Towards a Kairos of Library Instruction »[45].
- 2018. Bourse Beta Phi Mu Harold Lancour pour Études étrangères[46].
- 2024. Prix Torchbearer de Publishing Triangle[47].