Emma Porret
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Emma Porret, née le à Neuchâtel et morte le dans la même ville, est une féministe suisse, enseignante et suffragiste. Figure du mouvement féministe à Neuchâtel, en Suisse, elle déploie une activité internationale dans la presse en faveur du droit de vote des femmes.
Études
Emma Porret naît le à Neuchâtel, dans une famille dont le père est originaire de Fresens et la mère, née Vuilleumier, originaire de La Sagne[1],[2].
Emma Porret effectue sa scolarité à Neuchâtel[2], et poursuit ses études à l’école normale de la ville où elle obtient le brevet primaire en [3].
Faisant partie des premières étudiantes de l'université locale, elle s'intéresse aux poètes mineurs du xviie siècle, et rédige sa thèse sur Moïse Sauvé, un poème de Marc de Saint-Amand qu'elle estime injustement vilipendé par Boileau[2]. En 1904, elle est licenciée ès lettres par l'Académie de Neuchâtel. Plurilingue, elle maîtrise, en plus du français, l'allemand, l'italien et l'anglais[4]. Elle enseigne pendant un an le français en Allemagne, dans un institut de Wolfenbüttel[2], puis dès 1905[5], elle enseigne comme professeure à l'École secondaire et à l'École professionnelle de jeunes filles[1],[6] du canton[4].
Bien qu'ayant un train de vie modeste, elle effectue de nombreux voyages d'études en Europe[2].
Suffrage féminin
Emma Porret se distingue comme figure majeure au sein des mouvements féministes régionaux. Grâce à son engagement et sa direction, elle contribue significativement à la progression des droits des femmes, en se focalisant notamment sur l'égalité des droits en Suisse, dont le droit de vote[2],[7]. Elle joue un rôle crucial dans l'acquisition du droit pour les femmes à être éligibles dans les commissions scolaires[8] et les conseils de prud'hommes[2].
Elle a également été présidente du comité cantonal en faveur du suffrage féminin en 1919[9] et sa vie durant, de l'Union féministe pour le suffrage[2].
Dans la ligne de ses engagements féministes, elle adhère à l'Alliance des sociétés féminines suisses, et se montre active au sein du groupe de travail antifasciste et antinazi Femmes et démocratie[4].
Fondatrice
Elle fonde l'Association suisse de femmes graduées d'université[10] ainsi que le Centre de liaison des Sociétés féminines neuchâteloises[4].
Rédactrice pour des journaux féministes
Elle contribue à la rédaction du journal Le Mouvement féministe[6],[2], où elle rapporte notamment le contenu des débats parlementaires de son canton[11], ainsi qu'à son équivalent en Suisse alémanique, le Schweizerisches Frauenblatt. Elle écrit également pour l'lnternational Woman Suffrage sur la situation suisse[12],[13].
À partir de 1924, elle succède à Emilie Gourd, originaire de Genève, en tant que responsable de la Chronique féministe internationale publiée dans l'Annuaire des femmes suisses[4].
Décès
Emma Porret meurt le des suites d'un accident après une longue et douloureuse immobilisation à l'hôpital de Neuchâtel, où elle voit mourir sa mère placée dans la même chambre qu'elle, elle aussi victime de fracture. Le journal Le Mouvement féministe salue « l'une de ses meilleures et plus vaillantes forces » pour le féminisme suisse[2]. Elle est inhumée dans l'intimité le [14].
Hommage
En 2023, la ville de Neuchâtel prévoit de donner son nom à une rue[15].