Emmanuel Chauvière
député français
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Emmanuel Chauvière, né le à Gand (Belgique) et mort le à Paris, est un journaliste et homme politique français.
| Emmanuel Chauvière | ||
Emmanuel Chauvière vers 1905 photographié par Pierre Petit (photographe). | ||
| Fonctions | ||
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| Député français | ||
| – (16 ans, 7 mois et 18 jours) |
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| Élection | 3 septembre 1893 | |
| Réélection | 22 mai 1898 11 mai 1902 6 mai 1906 8 mai 1910 |
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| Circonscription | Seine | |
| Législature | VIe, VIIe, VIIIe, IXe et Xe (Troisième République) | |
| Groupe politique | SOC | |
| Prédécesseur | Georges Laguerre | |
| Successeur | Bertrand de Sauvan d'Aramon | |
| Conseiller général de la Seine | ||
| – (5 ans) |
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| Circonscription | Javel | |
| Prédécesseur | Jacques-Charles Curé | |
| Successeur | Théophile Daniel | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Emmanuel Jean Jules Chauvière | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Gand | |
| Date de décès | (à 59 ans) | |
| Lieu de décès | 15e arrondissement de Paris | |
| Nationalité | Française | |
| Parti politique | CRC PSR SFIO |
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| Enfants | Claude Chauvière | |
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Militant blanquiste et journaliste sous le Second Empire puis membre de la Commune de Paris, il est contraint à l'exile en Belgique. De retour en France, il participe à la création du Comité révolutionnaire central (CRC) avec Édouard Vaillant puis rejoint le Parti socialiste révolutionnaire (PSR). En 1902, il adhère au Parti socialiste de France (PSF) avant de rejoindre la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) dès sa création.
Biographie
Né en Belgique de parents français, il se lance très jeune dans l'action politique. Blanquiste[1], il est condamné, en 1868 et 1869, pour des manifestations et des discours contre le régime impérial.
La Commune de Paris
En 1870, sergent major aux francs-tireurs communards de la Seine, il prend part à l'attaque de la caserne des pompiers de la Villette[1]. Il est fait prisonnier le au plateau de Châtillon[2],[3]. Il est condamné à cinq ans de prison, qu'il accomplit puis, sous la menace d'une expulsion, il s'enfuit en Belgique en 1876. Il y milite jusqu'en 1882, s'y marie en 1877 et participe à diverses organisations de l'extrême gauche républicaine wallonne.
De retour en France

Il revient en France bénéficiant de l'amnistie des communards votée par le Parlement en 1880. Il travaille alors à l'Imprimerie nationale comme correcteur d'imprimerie[4], et collabore à divers journaux de gauche, dont le Cri du peuple, la Lanterne et la Petite République.
Il est conseiller municipal de Paris de 1888 à 1893[5] et député de la Seine de 1893 à 1910, siégeant sur les bancs socialistes.
Il fut en 1892 le fondateur du Patronage laïque du 15e arrondissement à Paris. Il avait épousé l’anarchiste Maria Toilliez[6],[1], directrice de crèches, de dispensaires et d'un sanatorium pour les plus démunis dans le quartier de Javel[7], dont il a eu Claude, écrivaine[8].