Emmanuel Zurini, appelé plus communément Manou, est un photographe et sculpteurfrançais né le à Paris, dans le 17earrondissement. Il est l'auteur de clichés de Formule 1 des années 1960 à 2000. Reconverti dans la sculpture, il réalise principalement des voitures de course et des trophées en bronze ou en pierre.
Photographie
Emmanuel Zurini est né le à Paris, dans le 17earrondissement, d'un père artiste-peintre[1].
En 1957, il rencontre le futur pilote Jean-Pierre Beltoise au moment où celui-ci doit partir en Algérie comme soldat de l’Armée Française[2]. Il retrouve trois ans plus tard celui qui va devenir son meilleur ami et celui grâce à qui il va découvrir la photographie, Jean-Pierre Beltoise lui ayant offert ses propres appareils photos Pentax, n'ayant plus le temps de s'en servir, sa carrière de pilote étant en train de décoller[réf.nécessaire]. Il va ainsi suivre son ascension de la course moto à la Formule 3, la Formule 2 puis en Formule 1.
Le , à Magny-Cours, jour de l'accident mortel du pilote belge Jacques Bernusset, il fait la connaissance du photographe Daniel Paris, de l'agence de photographie DPPI (Daniel Paris Publi-Inter devenu fin 1966 Diffusion Photo Presse Internationale) créée par Rémy Thibaut en 1965, qui le présente à Jean-Pierre Thibaut, fils du fondateur de l'agence, qui l'embauche comme photographe pour la branche Sports Mécaniques de DPPI.
En 1966, il réalise son premier reportage en couvrant une course de F2 sur le Circuit de Zolder, où son ami Jean-Pierre Beltoise court avec Jochen Rindt.
Parallèlement à sa carrière de photographe, Zurini se consacre dans le milieu des années 1970 à la sculpture qui devient son activité principale après sa brouille avec Bernie Ecclestone en 1996.
Il réalise des sculptures d'automobiles, d'avions et de bateaux off-shore, leur donnant l'illusion de vitesse et de mouvement.
En 2018 et 2019, il collabore avec Richard Mille et Johnny Rives à la rédaction d'ouvrages sur la Formule 1, en apportant ses photographies, textes et anecdotes sur les Grand Prix et pilotes de l'époque[3].
En 1966, grâce aux relations publiques de son ami Bernard Cahier, journaliste, photographe et figure des paddocks de la Formule 1, il joue son propre rôle de photographe figurant dans le film Grand Prix de John Frankenheimer sur le Circuit de Charade[4].