Encéphalomyélite allergique expérimentale

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Démyélinisation due à la sclérose en plaques. Le tissu coloré par le CD68 montre plusieurs macrophages dans la zone de la lésion.

L’encéphalomyélite auto-immune expérimentale, ou encéphalomyélite allergique expérimentale (EAE), est un modèle animal de sclérose en plaques utilisé en laboratoire.

La première constatation indiquant que le système immunitaire d’un individu pouvait nuire au système nerveux central eut lieu au XIXe siècle, quand un petit pourcentage d’individus ayant reçu un vaccin contre la rage, développèrent une encéphalomyélite post-vaccinale. En effet, comme le virus était cultivé dans des cerveaux d’animaux, ces vaccins contenaient des matières du système nerveux central. En 1925, Koritschoner et Scweinburg se sont inspirés de cette encéphalomyélite post-vaccinale pour créer, chez des lapins, une inflammation de la moelle épinière en injectant des débris de myéline humaine[1]. Bien que ce modèle fût créé pour mimer l’encéphalomyélite post-vaccinale, les chercheurs se sont rendu compte au fil des années que ce modèle présentait les caractéristiques d’une maladie fréquemment rencontrée chez l’Homme : la sclérose en plaques. Ainsi, ce modèle désormais appelé EAE, est grâce à sa bonne reproductibilité, le principal modèle utilisé par les chercheurs pour étudier la sclérose en plaques.

Principe

EAE passive

Notes et références

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