Entrevue de Saint-Florentin

From Wikipedia, the free encyclopedia

Entrevue entre le maréchal de France Philippe Pétain et le Reichsmarschall Hermann Göring, gare de Saint-Florentin - Vergigny, .

L’entrevue de Saint-Florentin est une rencontre entre le maréchal Pétain, chef de l'État français de Vichy, et le Reichsmarschall Göring dans la gare de Saint-Florentin - Vergigny dans l'Yonne le .

Les deux parties se sont rencontrées pour tenter de négocier quelques avantages : Göring souhaitait tirer avantage de l’empire colonial français en Afrique du Nord, dans le cadre des opérations militaires allemandes en cours dans la zone libyenne ; Pétain souhaitait améliorer la vie quotidienne des Français, notamment à propos des prisonniers de guerre. Il apparaît que l'entrevue n'a donné aucun résultat.

Göring est l’un des principaux adjoints du Führer Adolf Hitler, compagnon d’armes de ce dernier depuis les premières heures du parti nazi au début des années 1920. À la fin de l’année 1941, il est alors Reichsmarschall [a], ministre de l'Aviation[b], commandant en chef de la Luftwaffe[c], ministre chargé du Plan de quatre ans[d]. Il cumule également les fonctions de président du Reichstag et de ministre de l'Intérieur de Prusse. Après l'invasion de l'Union soviétique en , c’est lui qui a adressé un ordre de mission au directeur de l'Office central de sécurité du Reich (RSHA), Reinhard Heydrich, par une lettre du dans le but de mettre en place la « solution finale de la question juive »[e].

Modalités pratiques

Pour se rendre sur les lieux de la rencontre[f], Pétain et l'amiral Darlan quittent Vichy en train spécial et arrivent d’abord à Coulanges-sur-Yonne, en zone occupée[1]. Il y sont accueillis par Fernand de Brinon, délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés, et par le Generalmajor[g] Friedrich-Carl Hanesse (de)[h], commandant de la Luftwaffe à Paris et représentant du Reichsmarschall Göring[1]. Ils poursuivent ensuite leur voyage en convoi automobile[1],[i] jusqu'à la gare de Saint-Florentin - Vergigny, à une soixantaine de kilomètres plus au nord, pour y retrouver Göring.

Göring accueille Pétain à sa descente d'automobile[1] et l'accompagne jusqu'à son train personnel blindé, qui l'a amené sur les lieux depuis Berlin : l'entretien se déroule dans la voiture-restaurant du train blindé.

Objectifs de chacune des parties et résultat

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI