Environnement au Bénin
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L’environnement au Bénin désigne l’ensemble des éléments, biotiques ou abiotiques, qui entourent les êtres vivants et dont certains participent directement à la satisfaction de leurs besoins, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Géographie physique et milieux écologiques

D’une forme allongée entre le fleuve Niger au nord et la plaine côtière au sud, le Bénin présente un relief globalement peu accidenté[1]. La partie septentrionale dominée par des savanes et des massifs semi-arides, notamment la chaîne de l’Atacora, qui s’étend également vers le Togo, le Ghana et le Niger[2]. Le mont Sokbaro (ou Sagbarao), avec ses 800 mètres d’altitude, constitue le point culminant du pays. Au sud, le paysage est marqué par une plaine côtière basse où alternent marécages, lagunes et lacs, tels que la basse vallée de l'Ouémé, la lagune de Porto-Novo et le lac Nokoué, vaste zone humide couvrant 91 600 hectares.
Le pays, situé en zone intertropicale, bénéficie d’un climat globalement chaud et humide, marqué par des variations saisonnières et régionales liées à la latitude, au relief et à l’alternance des saisons[3]. On distingue deux grandes zones séparées par le 10e parallèle : au sud, un climat subéquatorial relativement tempéré, et au nord, un climat plus chaud et sec[4].
En 2024, la couverture forestière du Bénin est estimée à environ 51,15 % du territoire national, soit environ 5,9 millions d’hectares. Cette superficie représente une diminution d'environ 22 % par rapport aux 8,12 millions d’hectares (70,4 % du territoire) recensés en 2007. Cette perte est principalement attribuée à un taux de déforestation annuel d'environ 2,2 %, soit environ 70 000 hectares par an[5].
Flore et faune
La flore et la faune du Bénin illustrent la richesse et la diversité de la biodiversité ouest-africaine, marquée par une variété d'écosystèmes allant des savanes du nord aux zones humides du sud. Cette diversité est soutenue par un réseau d'aires protégées, dont le parc national de la Pendjari, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, et des forêts classées telles que celle de l'Alibori Supérieur. Ces aires protégées couvrent environ 2,6 millions d'hectares, représentant une part significative de la superficie forestière du pays[6],[7].
La flore du Bénin est caractérisée par une diversité végétale remarquable, reflet de sa position géographique et de ses multiples écosystèmes. Le pays abrite environ 3 000 espèces végétales, dont une centaine sont endémiques, principalement concentrées dans les zones forestières du sud et du centre[8]. Par exemple, une nouvelle espèce de palmier, Hyphaene guineensis, a été récemment identifiée à Grand-Popo, près de la frontière avec le Togo. Cette découverte souligne l'importance de la région côtière pour la biodiversité végétale du Bénin[9].
Le pays compte environ 157 espèces de mammifères, dont deux tiers sont des petits mammifères. Parmi les espèces notables figurent le pangolin, le sitatunga et le crocodile du Nil. Les reptiles sont représentés par environ 103 espèces, incluant des tortues marines comme la tortue verte (Chelonia mydas), la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) et la tortue luth (Dermochelys coriacea). Les oiseaux, quant à eux, sont au nombre de 603 espèces, dont certaines sont endémiques ou migratrices[10],[11].
Les zones humides du sud du Bénin, telles que les mangroves de Togbin, jouent un rôle crucial pour la faune locale. Ces écosystèmes abritent diverses espèces animales, notamment des poissons, des oiseaux et des reptiles. Des initiatives de conservation, combinant pratiques culturelles locales et efforts communautaires, ont permis d'étendre les mangroves de 94 à 407 hectares depuis 2011, contribuant ainsi à la préservation de la biodiversité faunique[7].
Le pays est un des 5 derniers où le lion d'Afrique est présent. En 2014, on ne comptabilisait plus que 406 individus dans la région de l’Afrique de l’Ouest[12].

Espaces protégés
La basse vallée de l'Ouémé, la lagune de Porto-Novo et le lac Nokoué, une vaste zone humide de 91 600 ha, est reconnue d'importance internationale par la convention de Ramsar[13].
Le parc national du W du Niger est un parc transfrontalier du Niger, du Burkina Faso et du Bénin, au sein de la Savane soudanienne occidentale. Il abrite la dernière grande population de lions d'Afrique en Afrique de l'Ouest ; mais on y compte moins de 200 individus[12].
Impacts sur les milieux naturels
Activités humaines
Agriculture
Les principales cultures sont surtout vivrières : igname, manioc, maïs, sorgho, riz paddy, fruits et légumes[1].
L'élevage concerne principalement le cheptel bovin qui comptait 2 111 000 têtes[14], des ovins (842 000), des caprins (1 674 000), des porcins (398 000) et des volailles (17 683 000) selon les données de la Direction de l’Elevage (2012)[15].
Le cheptel national des porcs est constamment sous la menace de la peste porcine africaine (PPA) qui sévit sous une forme enzootique.
L’élevage non conventionnel prend de l’ampleur avec un nombre de plus en plus important d’éleveurs de poules pondeuses, de lapins, d’escargots, de poulets chair et d’abeilles.
Chasse, pêche et braconnage

Transports
Le pays est encore très en retard au niveau de l'aménagement du territoire. Il manque notamment d'une véritable infrastructure de transport, ce qui empêche ou ralentit grandement le développement du pays.
Pression sur les ressources non renouvelables
Pollutions
Les émissions de gaz à effet de serre (GES)
La pollution de l'air
Au Bénin, il y a une station de mesure de la qualité de l'air. Cette station est située dans le 12è arrondissement de la ville de cotonou[16].
La pollution de l'eau

La gestion des déchets

Un habitant d'Afrique sub-aharienne génère en moyenne 165 kg de déchets par an et par habitants en 2023 (soit nettement moins que dans les pays plus riches)[17].
L'absence de gestion des déchets au Bénin oblige la population à entasser ses ordures au bord des routes avant d'y mettre le feu lorsque le tas devient trop important. Ces pratiques sont la source d'inévitables maladies liées à ce type de pollution.
Impacts de l'urbanisation
La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières méridionales, dont l'altitude ne dépasse nulle part 10 m[2]. C'est là que les plus grandes villes du Bénin sont concentrées, notamment Porto-Novo, la capitale officielle, et Cotonou, la capitale économique et politique. Cette concentration urbaine rapide exerce une forte pression sur l'environnement, affectant les zones humides,les mangroves et les terres agricoles périurbaines, essentielles à la régulation de l'eau et à la biodiversité locale[18].
L'urbanisation[19] non planifiée entraine une augmentation significative des déchets solides et liquides, dont une grande partie est déversée dans les caniveaux ou directement dans l'environnement. Le manque d'infrastructures[20] de drainage et d'assainissement accentue le risque d'inondation en raison des pluies, provoquant des dégâts matériels et des problèmes sanitaires, notamment des maladies hydriques et respiratoires.
