Environnement au Guatemala
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L'environnement au Guatemala est l'environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) du pays Guatemala. Pays d'Amérique Centrale, c'est un des 14 pays abritant les grandes forêts tropicales. Le reste de son territoire est composé de montagnes et hauts-plateaux, de sols volcaniques, et de plaines côtières à l'est et à l'ouest.
Les activités humaines sont l'agriculture, la déforestation (en partie pour produire agrocarburants et huile de palme), l'exploitation des ressources minières et pétrolières. Le pays connait une pollution de l'eau, de l'air, et la gestion des déchets est préoccupante. Le Guatemala compte néanmoins 21 Parcs nationaux ainsi que des réserves de biosphères.
Le Guatemala est l'un des pays les plus exposés aux phénomènes météorologiques et tectoniques (séismes, ouragans...).
Les forêts couvrent en 2019 moins de 30 % du territoire, contre plus de 40% au début des années 2000. D'après les Nations unies, « la faiblesse des institutions conjuguée à la soif de profits » accroissent « la vulnérabilité socio-environnementale du Guatemala aux impacts du changement climatique et aux catastrophes naturelles ». Le pays doit aussi faire face à la contamination des sols, de l’eau et de l’air, et à la dégradation de la biodiversité[1].



Le Guatemala est un pays montagneux (l'altitude allant jusque 4 220 mètres), sauf le long des côtes (longues de 400 km) où l'on trouve des plaines. Le climat est tropical, quoique plus tempéré en altitude. On peut distinguer trois zones géographiques distinctes :
- les hauts-plateaux de montagnes et de volcans ;
- la forêt tropicale humide du Petèn ;
- la plaine côtière au climat relativement chaud.
Le Guatemala se compose de 19 écosystèmes différents. C'est un des 14 pays abritant les grandes forêts tropicales[2]. Sont dénombrées : 250 espèces de mammifères, 600 d'oiseaux, 200 de reptiles et d'amphibiens ainsi que de nombreux papillons et autres insectes. Le quetzal resplendissant est une espèce emblématique du pays[3].
Le Guatemala compte 21 Parcs nationaux ainsi que des réserves de biosphère.
Impacts sur les milieux naturels
Au Guatemala, 130 000 ha de terres sont consacrés à la culture d'huile de palme, à la suite d'une importante déforestation, principalement dans le nord et le sud du pays[4]. La biodiversité est affectée, par la réduction du milieu de vie de nombreuses espèces.
Activités humaines

Escuintla
La terre, plutôt fertile car volcanique, a permis le développement de l'agriculture. Les produits sont le café, le sucre, les bananes, la cardamome, les noix de muscade (le pays en est le premier producteur mondial)...
La forêt est une ressource importante de bois, utilisé sur place ou exporté. En 2022, le Guatemala fait partie des 50 États en bonne voie pour mettre fin à la déforestation sur leur territoire d’ici à la fin de la décennie (soit d'ici 2030)[5].
Le tourisme est également développé.
- Certains des sites touristiques du Guatemala.
- Monts Maya,
Petén.
Pression sur les ressources non renouvelables
De nombreuses ressources naturelles sont disponibles :
Et également dans une moindre mesure le mercure et l'uranium. Le Guatemala possède également au Petén quelques gisements de pétrole qui sont exploités depuis 1975.
Pollutions
Émissions de gaz à effet de serre (GES)
C'est en 2005 que les émissions de CO2 par habitant ont atteint leur maximum, avec 0,98 tonne par habitant[6]. En 2010, le Guatemala était le 154e pays le plus émetteur de CO2 par habitant au monde, avec 0,77 tonne par habitant.
En terme d'émissions totales de dioxyde de carbone, en 2002, le pays était le 88e plus émetteur, avec 10 302 milliers de tonnes, soit moins de 1 % du total des émissions mondiales.
Pollution de l'air
En ville, l'air est chargé de particules de poussières issues des routes, et de gaz polluants émis par des véhicules très vieux. En milieu rural, la cuisson alimentaire à l'aide de feux de plein air (avec parfois du plastique ajouté au feu) émet du monoxyde de carbone et participe à la mauvaise qualité de l'air.
L'accumulation de déchets émettant du méthane provoque des incendies fréquents et polluants.
Pollution de l'eau
Le lac Amatitlán souffre de rejets de déchets ménagers et industriels[7].
La pollution de l’eau par les projets extractifs est un problème majeur, particulièrement autour de la mine Marlin de Goldcorp. Aux alentours de cette mine, la concentration en aluminium, nitrates, arsenic et manganèse dans l’eau de consommation des populations dépassait largement les limites acceptables[8].
Gestion des déchets
Les décharges sont nombreuses dans le pays. Certains habitants de bidonvilles y collectent des déchets afin de survivre.
«
Sur une décharge, travaillent des milliers d’enfants, de jeunes et d’adultes ; ils récupèrent du plastique, du fer, des bouteilles, du papier, du carton, etc. Grâce à ce travail, des centaines de familles survivent dans la peine. Cette terre est sans cesse remuée. D’abord lorsque des adultes mais aussi des enfants fouillent pour récupérer ce qu’ils pourront revendre. Enfin cette terre est repoussée par les tracteurs afin de combler le ravin.
C’est une terre très travaillée. Il y a des éboulements, des effondrements. Il n’est pas rare que des enfants tombent et meurent ensevelis sous la masse de terre mêlée d’ordures. C’est aussi une terre qui tue. »
— Paroles prononcées par un groupe de personnes vivant aux abords de la décharge publique de Guatemala Ciudad, en juillet 1989
[9].
Impacts de l'urbanisation

La plupart des grandes villes sont situées dans le sud du pays. Parmi les grandes villes, citons Guatemala Ciudad, Antigua, Quetzaltenango et Escuintla.
Certains secteurs ont connu une expansion urbaine anarchique.
Changement climatique
En 2017, la lagune d'Atescatempa disparait, victime du changement climatique[10].
