Environnement en Argentine

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L'environnement en Argentine est l'environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) du pays Argentine. Pays d'Amérique du Sud, aux paysages remarquables, il présente un enjeu agricole important.

Milieux

Le pays abrite des paysages et écosystèmes très variés, en raison notamment d'un important gradient climatique.

L'Argentine s'étend en effet sur 5 200 km (frontière avec le Chili) du nord au sud et 1 400 km d'est en ouest. Le territoire peut être divisé en quatre zones distinctes : les plaines fertiles de la pampa au centre du pays, le plat pays de la Patagonie au sud (s'étendant sur un gros quart sud du pays (28 %), jusqu'à la Terre de Feu), les plaines sèches du Gran Chaco au nord et enfin la région très élevée de la cordillère des Andes à l'ouest le long de la frontière avec le Chili dont le mont Aconcagua culmine à 6 960 m. L'écosystème dominant est celui de la pampa qui abrite une biodiversité originale et souvent endémique.

Le point culminant de l'Argentine  et de l'Amérique  est le mont Aconcagua.

La forêt a souvent fortement régressé au profit de boisements industriels (monocultures parfois), de l'élevage bovin et d'une agriculture souvent industrielle qui contribue à dégrader les sols. Le Sud du pays est exposé à une augmentation des UV solaires (cancérigènes, mutagènes), induite par le trou de la couche d'ozone, plus grand au-dessus de l'Antarctique qu'au-dessus de l'Arctique.

Depuis les années 1990, l'Argentine a perdu plus de 22 % de ses forêts[1].

Rivières et lacs

Le lac Nahuel Huapi en Patagonie.

Parmi les grands fleuves, citons le Paraguay, le Bermejo, le río Negro, le río Colorado, l'Uruguay, ainsi que le Paraná qui est le plus long fleuve d'Argentine. Les fleuves Paraná et Uruguay coulent vers l'océan Atlantique et se rejoignent pour former le delta du río de la Plata. Dans le parc national de Misiones, au nord du pays, les mini-chutes d'une selva saturée vont se réunir pour former le fleuve Panana. Des grands lacs comme des mers se sont formés au pied des Andes, dans des sites encore vierges tels le Nahuel Huapi, à San Carlos de Bariloche.

Faune et flore

Troupeau de vigognes.

Dans les immenses étendues de la Pampa subsiste encore une faune précolombienne représentée en particulier par le tatou dit à neuf bandes : les gaúchos pourchassent ce mammifère xénarthre car ils redoutent ses terriers dans lesquels le bétail se casse les pattes.

En altitude, le lama est encore utilisé comme animal de portage.

D'après une étude publiée par plusieurs ONG en , les forêts de la région du Gran Chaco disparaissent à un rythme comparable, voire supérieur à celui des forêts tropicales d’Amazonie. Cette déforestation a pour cause le développement des cultures de soja, principalement destinées à l’alimentation des animaux d’élevage. L'étude recense en outre différents impacts du développement de ces cultures : « déplacements forcés de populations autochtones vivant de la forêt, pollutions et destructions massives de terres, effets dévastateurs sur la santé publique de l’utilisation à outrance de pesticides (augmentation des malformations congénitales, des cancers et des maladies respiratoires) »[réf. nécessaire].

Espaces protégés

Au sein du parc national El Impenetrable, une loutre géante considérée comme espèce éteinte pour le pays, et en voie de disparition sur le plan international, a été aperçue en 2021 sur la rivière Bermejo, où elle n'avait pas été observée depuis 100 ans[2].

Impacts sur les milieux naturels

Activités humaines

Agriculture et agroalimentaire

Près de la moitié de la superficie du pays est occupée par de l'élevage extensif.

L'utilisation de maïs OGM et de glyphosate (Roundup, herbicide de Monsanto) est importante. Les traitements au pesticide polluent les sols et les eaux superficielles. Les agriculteurs chargés de l'épandage sont également victimes de problèmes de santé, maladies, décès par intoxication. Le Roundup est également utilisé sur les plants de tabac[3].

L’usine de Monsanto Rojas est, en , la plus grande unité mondiale de production de graines de maïs transgéniques.

Depuis les années 1990, l'Argentine a perdu plus de 22 % de ses forêts[4].

D'après une étude publiée par plusieurs ONG en , les forêts de la région du Gran Chaco disparaissent à un rythme comparable, voire supérieur à celui des forêts tropicales d’Amazonie. Cette déforestation a pour cause le développement des cultures de soja, principalement destinées à l’alimentation des animaux d’élevage. L'étude recense en outre différents impacts du développement de ces cultures : « déplacements forcés de populations autochtones vivant de la forêt, pollutions et destructions massives de terres, effets dévastateurs sur la santé publique de l’utilisation à outrance de pesticides (augmentation des malformations congénitales, des cancers et des maladies respiratoires) »[4].

Énergie

Pression sur les ressources non renouvelables

Pollutions

Les émissions de gaz à effet de serre (GES)

30 % des gaz à effet de serre émis dans le pays sont générés par les vaches. L’Argentine est ainsi responsable de 0.6 % des émissions totales sur la planète. Si l’on observe l’émission par habitant, le pays devance la Chine, le Brésil ou encore l’Uruguay.

La pollution de l'air

Carte[5] des hot-spot d'émission de méthane de l'hémisphère sud.

La pollution de l'eau et des sols

En , Greenpeace révèle un « scandale de pollution massive » dont s'est rendue coupable la multinationale Total au nord de la Patagonie. Une « gigantesque piscine de déchets toxiques » s'est créée, l'entreprise pétrolière étant accusée de jeter des « résidus toxiques à l'air libre, dans de gigantesques piscines creusées sans aucune protection entre les déchets et le sol». Et ce, alors que des villages Mapuche sont installés à moins de 5 kilomètres[6].

La gestion des déchets

En , Greenpeace a met en cause les sous-traitants de cinq compagnies pétrolières, dont Total au nord de la Patagonie. L'entreprise dirigée par Patrick Pouyanné explique que l'inspection et l'audit menés en octobre n'ont rien décelé d'anormal. La compagnie a réaffirmé que le "stockage des eaux de nettoyage des bacs de boues de forage" doit être effectué dans des bacs fermés[7].

Impacts de l'urbanisation

Carte des villes d'Argentine

Les dix villes principales en 2020 sont :

Rang Villes Province Est. 2008
1 Buenos Aires Buenos Aires 12.789.000
2 Córdoba Córdoba 1. 272.000
3 Rosario Santa Fe 1.242.000
4 Mendoza Mendoza 885.000
5 San Miguel de Tucumán Tucumán 789.000
6 La Plata Buenos Aires 732.000
7 Mar del Plata Buenos Aires 604.000
8 Salta Salta 516.000
9 Santa Fe Santa Fe 493.000
10 San Juan San Juan 453.000

L'exposition aux risques

Politique environnementale en Argentine

Notes et références

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