Environnement en Californie
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Cet article contient des informations sur l'environnement en Californie : son historique, sa diversité, ses problèmes.
California Coast Ranges
La Californie est une des régions les plus riches et les plus diverses du monde au niveau écologique. Elle fait partie de l’écozone néarctique et compte de nombreuses écorégions terrestres. À cause de l’étendue de l'État et de la diversité des régions bioclimatiques, la couverture végétale est très variée. Cependant, les défrichements et les cultures intensives ont partiellement transformé la végétation naturelle. Aujourd’hui, les couvertures végétales dominantes sont les forêts de conifères ou de feuillus, la steppe et le chaparral.
Le manteau forestier couvre 40 % du territoire californien[1]. Les essences les plus courantes sont le chêne et plusieurs types de conifères (pins, sapins). Le séquoia géant est l'organisme vivant le plus volumineux de la planète[2].
On recense plus de 5 000 espèces de plantes en Californie, dont un tiers est endémique[3]. Sur 961 espèces d'animaux vertébrés vivant en Californie, on compte 540 espèces d'oiseaux, 77 de reptiles, 47 d'amphibiens, 214 de mammifères et 83 de poissons d'eau douce[3]. 65 % de ces espèces sont endémiques[3]. Il existe environ 30 000 espèces d'insectes[4]. Parmi les espèces endémiques menacées, on peut citer le Rat Kangourou géant, le Batrachoseps (une salamandre qui vit dans le désert) et le Condor de Californie[2].
Chaque année, 14 millions de canards et d'oies sauvages passent au-dessus de la Californie et 65 % d'entre eux hiverne dans les zones humides de la Vallée Centrale[3].
Vallée centrale
Problèmes environnementaux
L’environnement californien est rendu fragile par l’exploitation intensive des ressources et du milieu naturel afin de soutenir la croissance économique et démographique ; cependant, une prise de conscience écologique se développe et modifie timidement le modèle de développement de l’État.
Eau

La gestion des ressources en eau est un enjeu majeur en Californie et l’eau est devenue un objet de concurrence entre les agriculteurs, les industriels et les citadins. Aujourd’hui, la moitié de l’eau consommée provient de l’extérieur de l’État, grâce à des infrastructures financées par l’État fédéral. Trois millions d’hectares sont irrigués en Californie[5]. Le captage de l’eau se fait par des aqueducs et des barrages. Il existe aussi des usines de dessalement sur le littoral. Les rivières qui descendent de la Sierra Nevada sont aménagés pour satisfaire les besoins urbains et économiques : la Hetch Hetchy valley, dans le parc du Yosemite, a été ennoyée afin de constituer un réservoir pour San Francisco (7 millions d’habitants). Le barrage d'Oroville est le plus haut de l'état (226 mètres, 2109 mètres de longueur), celui de Shasta a la plus grande capacité d'eau[6]. L’alimentation de l’agglomération angeline (15 millions d’habitants) est assuré par l’aqueduc de Los Angeles et l’aqueduc de Californie (Californian aqueduc), qui capte l’eau 700 km plus au nord.
Les conséquences sur les écosystèmes sont dramatiques : le lac Owens est asséché depuis près de trente ans ; le fleuve Colorado n’est qu’un ruisseau quand il entre au Mexique, ce qui pose des problèmes de renouvellement de l’eau dans le golfe de Californie. Les ponctions en eau dans la Vallée Centrale affectent la migration des saumons vers l’amont. Enfin, l'agriculture intensive provoque la pollution des nappes phréatiques et des cours d'eau, en particulier dans la Vallée centrale.
Pollution de l'air

L’autre grand problème écologique de la Californie concerne la qualité de l’air : en 2007, l'État est le douzième pollueur de la planète[7]. L’été, le brouillard conjugué à la pollution atmosphérique donne naissance au smog au-dessus de Los Angeles. Des limitations de vitesse sont alors imposées. Enfin, de grands incendies touchent les forêts californiennes et menacent les villes du sud chaque été. Ils sont en général déclenchés par la foudre et se diffusent rapidement en période de sécheresse.


