Selon les espèces, l'enzyme de débranchement du glycogène est constituée de deux enzymes distinctes ou d'une seule protéine possédant deux sites actifs distincts.
Chez E. coli et d'autres bactéries, les activités glycosyltransférase et glycoside hydrolase sont portées par deux enzymes distinctes. Le transfert du glucose est assuré chez E. coli par la 4-α-glucanotransférase, une protéine de 78,5 kDa codée par le gène malQ. Une seconde protéine de 73,6 kDa codée par le gène glgX, appelée enzyme de débranchement, réalise le clivage des liaisons osidiques (1→6).
L'activité de ces deux enzymes n'est pas nécessairement couplée : l'enzyme de débranchement d'E. coli catalyse le clivage de branches de glycogène en fragments de quatre résidus de glucose sans activité glycosyltransférase, fragments qui sont ensuite dégradés par la maltodextrine phosphorylase[2],[6]. La structure de cette dernière enzyme est semblable à celle de l'isoamylase, protéine monomérique possédant un domaine central contenant huit brins β et entouré par huit feuillets α avec une fosse longue de 26 Å et large de 9 Å riche en résidus d'acides aminés aromatiques dont on pense qu'ils stabilisent le brin de glycogène à quatre résidus de glucose avant clivage[2].
Chez les levures et les mammifères, une protéine unique possède les deux activités enzymatiques de débranchement[7]. L'enzyme de débranchement du glycogène humaine, codée par le gène AGL, est un monomère de masse moléculaire 175 kDa. On a pu montrer que les deux fonctions catalytiques de cette protéine peuvent fonctionner indépendamment l'une de l'autre, ce qui démontre la présence de plusieurs sites actifs distincts. Ce résultat a été confirmé par l'existence d'inhibiteurs spécifiques à l'une des deux activités enzymatiques, tels que la polyhydroxylamine qui inhibe sélectivement l'activité glycoside hydrolase sans affecter l'activité glycosyltransférase de manière mesurable[8]. L'enzyme de débranchement du glycogène est la seule enzyme d'eucaryote connue possédant plusieurs sites actifs distincts et active comme monomère[9].
Certaines études ont montré que le côté C-terminal de l'enzyme de levure est associée à l'activité glycoside hydrolase tandis que le côté N-terminal est associée à l'activité glycosyltransférase[7]. Outre ces deux sites actifs, l'enzyme paraît également posséder un troisième site lui permettant de se lier au glycogène[8].