Eric Mathias Owona Nguini
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Eric Mathias Owona Nguini, né le à Paris, est un politologue camerounais. Fils de l'Homme d'Etat Joseph Owona dont il est d'ailleurs désigné successeur coutumier à la suite du décès le [1], il apparait comme l'un des politologues et analystes politiques les plus suivis et les plus prisés de l'espace politique et médiatique du fait de ses positions oscillant entre critiques, et soutiens aux actions gouvernementales dont il élucide la pédagogie.
Il est docteur en Science politique (Université de Bordeaux IV-Montesquieu et de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, en ) et diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux (Section politique et sociale en ). D'abord assistant(1998-2000) puis chargé de cours (2000-2016) à l'Université de Yaoundé II, il a dispensé des enseignements à l'Institut des relations internationales du Cameroun, à l'Université de Yaoundé I, à l'Université catholique d'Afrique centrale et à l'École supérieure internationale de guerre de Yaoundé ou à l’École supérieure internationale des forces de sécurité de Yaoundé. Il est aujourd'hui[Quand ?] (en 2024)professeur associé (maitre de conférences) à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l'Université de Yaoundé II-Soa. Il est Chercheur à la Fondation Paul Ango Ela et est rédacteur en chef de la revue Enjeux de cette même fondation de géopolitique en Afrique centrale depuis 1999. Il a été rédacteur en chef de la revue camerounaise de science politique Polis de 1999 à 2004. Il est coordinateur scientifique de la Fondation Paul Ango Ela. Il est un des rédacteurs et animateurs de la lettre d'information Conjoncturis de la Fondation Paul Ango Ela. Il est directeur de séminaire à l'École supérieure internationale de guerre de Yaoundé et à l’École supérieure internationale des forces de sécurité de Yaoundé.
Titulaire d'un Doctorat nouveau régime de sciences politiques soutenu le à l'Université Bordeaux IV sur La sociogenèse de l'ordre politique au Cameroun entre autoritarisme et démocratie(1978-1997)[2], il obtient à 22 ans, un diplôme d’études approfondies en études africaines, précédé d'un diplôme de l'Institut d’études politiques de Bordeaux parallèlement à une maîtrise en sciences politiques à l'Université de Bordeaux en 1990 et d'une licence en droit public en 1989 obtenue à l'Université de Bordeaux I. Auparavant,il avait fait ses études maternelles, primaires et secondaires à Yaoundé entre la moitié des années 1970 et celle des années 1980. Sa formation académique et intellectuelle s'est faite sous le signe de la polyvalence disciplinaire et de l'attrait pour l'érudition autant que pour la technicité. Si sa spécialité première est la sociologie politique,Mathias Eric Owona Nguini s'intéresse aussi aux politiques publiques,aux études internationales et stratégiques et à l'histoire des idées et l'analyse sociale des idéologies autant qu'à la sociologie de la connaissance et à la méthodologie et l'épistémologie des sciences sociales. Mathias Eric Owona Nguini s'intéresse également à la théorie et à la philosophie politiques.[Interprétation personnelle ?]
Les travaux de Mathias Eric Owona Nguini portent sur la sociologie politique de la transition démocratique au Cameroun et en Afrique ; la sociologie historique de l'État au Cameroun ;la sociologie politique du droit et des juristes au Cameroun ; la sociologie des partis politiques au Cameroun ; la sociologie des crises politiques et de l'action collective au Cameroun ; les politiques constitutionnelles au Cameroun ; les politiques de lutte contre le Sida au Cameroun ; la géopolitique du pétrole en Afrique centrale ; l'analyse sociopolitique et anthropo-politique internationaliste des migrations en Afrique centrale; la géopolitique des conflits d'Afrique Centrale ; l'analyse internationaliste des régimes de la paix et de la guerre en Afrique ;la théorie politique et sociologique de la corruption;la théorie politique du gouvernement perpétuel, du centralisme principautaire et du centralisme principautaire en Afrique comme expressions de la politique du présidentialisme ; la politique comparée sur la démocratisation et la société civile en Afrique centrale;l'analyse géopolitique et géostratégique des nouvelles menaces en Afrique;l'analyse politico-stratégique des modes terroristes et extrémistes d'action en Afrique ; la socio-anthropologie politique des arts africains dans une perspective afrocentrique ;la théorie et l'épistémologie afro-critique et afro-tropique associée à l'optique politico-stratégique de l'intertropicalisme gondwanien ; la pensée et l'épistémologie politiques de Karl Popper.
Engagement politique et politico-intellectuel
Fils aîné de Joseph Owona, ancien ministre, ancien secrétaire général à la présidence de la république et baron du régime du président Paul Biya, l'un des idéologues du régime du Renouveau mais aussi professeur émérite de droit public, agrégé de droit public du concours français de 1976-1977(droit constitutionnel ; droit administratif ; droit international), il était prédestiné à devenir un haut cadre de l'administration et du RDPC[Interprétation personnelle ?] (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, parti au pouvoir). Au contraire, il s'illustre par des prises de positions très critiques envers le régime et la pertinence de ses analyses sur les questions de droit, de sociologie, de politique nationale et internationale, de géopolitique ou de stratégie fait de lui un interlocuteur privilégié des médias. Ses prises de position révèlent une sensibilité politique radicale,nationaliste, panafricaniste et socialisante même s'il ne milite dans aucun parti. Ce politiste polyvalent est aussi un analyste politique averti et avisé qui a une grande connaissance des arcanes de la politique camerounaise et fait preuve d'une réelle indépendance d'esprit. Pourvu d'une grande culture théorique, philosophique et historique et dans les sciences sociales, Owona Nguini a séduit les médias camerounais, africains et internationaux par la liberté de ses analyses ainsi que leur acuité technique combinée à un effort de présentation didactique des situations.[Interprétation personnelle ?] C'est l'un des commentateurs politiques les plus respectés au Cameroun en raison de sa connaissance des institutions, us et coutumes politiques camerounais.[Interprétation personnelle ?] Il est également un intellectuel d'intervention comme l'attestent ses prises de position politico-intellectuelles et politico-idéologiques critiques contre la longévité gouvernante des autocrates africains, contre les révisions constitutionnelles rétablissant le présidentialisme autoritaire par la suppression de la limitation des mandats présidentiels au Cameroun et en Afrique, la critique de tous les impérialismes et des aspects libidinaux et totalitaristes de la globalisation libérale.Mathias Eric Owona Nguini est l'un des animateurs de la plateforme politico-citoyenne et politico-intellectuelle « La Grande Palabre » associé au Groupe Samory Touré et l'un des contributeurs du Journal « Germinal ».[Interprétation personnelle ?] Mathias Eric Owona Nguini a été l'un des co-directeurs avec d'autres intellectuels dont le philosophe Fabien Eboussi Boulaga, le sociologue Claude Abe et Alawadi Zelao et le philosophe Guillaume-Henri Ngniepi aux côtés de l'activiste Jean Bosco Talla, coordinateur de la plateforme évoquée plus haut, des deux ouvrages de la « Grande Palabre » sur « Repenser et reconstruire l'opposition camerounaise » et « Engagement politique et société civile au Cameroun ». Il est l'une des figures marquantes des débats télévisés[3] au Cameroun.

