Kourra Félicité Owona Mfegue
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Père | |
| Fratrie |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Domaine |
Éthique du féminisme à l’Africaine, contentieux international |
| Membre de | |
| Influencée par | |
| Distinction |
Médiatrice Femwise pour la Paix (Union africaine) |
|
Kourra Félicité Owona Mfegue, née le à Yaoundé, est une universitaire, avocate, experte internationale et autrice camerounaise[1]. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages[2], dont Le différend frontalier Cameroun/Nigeria : apport de la décision de la Cour internationale de justice à l'exécution de ses décisions[3],[4] En 2018, elle publie sous le nom de plume Inna.O son premier recueil de nouvelles intitulé Le Bal des salauds. Engagée dans les débats sociétaux, elle est régulièrement présentée comme une voix féministe au Cameroun[5]. En 2019, elle publie une tribune sur cette thématique dans le quotidien Le Jour[6].
Origines et enfance
Kourra Félicité Owona Mfegue est la fille du professeur Joseph Owona, professeur émérite et agrégé de droit public, spécialiste de droit constitutionnel, de droit administratif et de droit international, décédé le , et de Woya Guindo, d’origine burkinabè-malienne, consule honoraire du Burkina Faso au Cameroun[7],[8],[9],[10].
Elle naît le à la polyclinique de Tsinga, à Yaoundé, au Cameroun. Longtemps fille unique au sein d’une fratrie de sept garçons, elle est surnommée par son père « fille-garçon » et familièrement appelée "Inna". Elle partage son enfance entre le Cameroun et la France, développant un attachement profond à son pays d’origine.
Son expérience familiale, notamment dans un contexte polygamique, et les inégalités observées par les femmes de son entourage nourrissent très tôt son engagement pour l’émancipation des femmes africaines. Ces thématiques occupent une place centrale dans ses écrits comme dans sa carrière professionnelle. Elle est mariée et mère de plusieurs enfants.
Études
Kourra Félicité Owona Mfegue effectue sa scolarité secondaire au Cameroun, d'abord au collège catholique de la Retraite, puis au lycée français Fustel-de-Coulanges à Yaoundé. Elle poursuit ensuite ses études en France, au sein de l’internat dominicain du Cours Albert-le-Grand à Bordeaux, où elle obtient son baccalauréat.
Elle s’inscrit à l’Université Bordeaux-IV, où elle obtient une licence en droit, avant de rejoindre l’Université Paris-XII, où elle décroche une maîtrise en droit public des affaires ainsi qu’une maîtrise en droit en 2002-2003. Après une tentative au concours d'entrée à l’École nationale d’administration (ENA), interrompue à l’épreuve finale du grand oral, elle choisit de poursuivre son parcours universitaire.
Elle intègre alors un DEA en droit public des activités économiques à l’Université Paris-XII en 2004, puis un diplôme de troisième cycle en stratégie diplomatique au Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) de Paris en 2005[11].
Elle prépare par la suite une thèse de doctorat en droit public à l’Université Paris-Nanterre, sous la direction du professeur Alain Pellet, ancien président de la Commission du droit international des Nations unies et avocat de l’État du Cameroun dans le différend frontalier entre le Cameroun et le Nigeria. Sa thèse, intitulée L'arrêt de la Cour internationale de justice du 10 octobre 2002 relatif au différend frontalier Cameroun c. Nigeria : contribution à l'étude de l'exécution des décisions en matière territoriale, est soutenue le .
En 2013, elle se spécialise en droit électoral et obtient le diplôme universitaire d’administrateur des élections à l’Université Panthéon-Assas (Paris II).

Carrière universitaire et engagements internationaux

Depuis 2008, elle est la première femme maîtresse de conférences à l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), où elle enseigne dans plusieurs masters, notamment en contentieux international, en coopération et développement humanitaire (en partenariat avec l’Université de Padoue)[12], et en Francophonie (avec l’Université de Lyon[13]). Elle intervient aussi pour la chaire ISESCO/FUMI et l’Université Senghor d’Alexandrie[14].
Elle a été chargée de travaux dirigés à l’Université Paris-XII[15], enseignante invitée à l’Université de Bossasso (Somalie), à Hargeisa (Somaliland), et à Kwantlen Polytechnic University (Canada). Membre du CEDIN (Université Paris X)[16]et de l’Académie africaine de la pratique du droit international[17], elle est aussi engagée dans la médiation et les processus électoraux pour l’Union africaine, l’OIF et l’ONU, notamment à Garowe (2012) et en Nouvelle-Calédonie (2017-2020).
En parallèle de sa carrière académique, elle s’illustre sur le plan international par son engagement en faveur de la paix et des processus électoraux. Médiatrice au sein du réseau FemWise-Africa, une initiative du Panel des sages de l’Union africaine intégrée au Global Alliance of Regional Women Mediators Networks[18], elle a pris part à de nombreuses missions d’observation électorale pour le compte de l’Union africaine, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et des Nations unies. En 2012, elle intervient notamment à Garowe (Somalie) dans le cadre d’une mission PNUD. De 2017 à 2020, elle exerce en tant que Personnalité Indépendante Qualifiée des Nations unies en Nouvelle-Calédonie.
En 2022, elle est experte-personne ressource pour la MINUSCA dans le cadre de la révision du Code électoral de la République centrafricaine. Elle participe également à des travaux juridiques au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en 2009.
Avocate au barreau de Paris depuis 2018 ayant prête serment au barreau de Paris en 2018, aux côtés notamment du défunt bâtonnier Olivier Cousi, dont elle avait soutenu la campagne aux élections ordinales de 2016. , elle est aussi arbitre auprès du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Elle occupe diverses fonctions scientifiques et administratives à l’IRIC, dont la coordination du département de droit international.
En 2021, elle devient la première femme à prononcer une leçon inaugurale à l’IRIC sur le thème : « COVID-19, une pandémie au prisme des relations internationales »[19]. Elle est active dans la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire et a participé à une concertation institutionnelle sur ce sujet en 2024.
Sa lecon inaugurale a Kinshasa (RDC) fut tres remarquee : « Les rayons et les ombres du pouvoir juridictionnel en Afrique francophone depuis le renouveau démocratique », decembre 2024 , Colloque international OIF sur le theme : « Bilan de la contribution de la justice au renforcement de la democratie en Afrique francophone ».
