Eric Swalwell

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Eric Swalwell
Illustration.
Eric Swalwell en 2022.
Fonctions
Représentant des États-Unis

(13 ans, 3 mois et 11 jours)
Élection 6 novembre 2012
Réélection 4 novembre 2014
8 novembre 2016
6 novembre 2018
3 novembre 2020
8 novembre 2022
5 novembre 2024
Circonscription 15e district de Californie (2013-2023)
14e district de Californie (2023-2026)
Législature 113e, 114e, 115e, 116e, 117e, 118e et 119e
Prédécesseur Pete Stark (en) (15e district)
Jackie Speier (14e district)
Successeur Kevin Mullin (15e district)
Biographie
Nom de naissance Eric Michael Swalwell, Junior
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Sac City (Iowa, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Diplômé de Université Campbell
Université du Maryland
Religion Christianisme
Site web swalwell.house.gov

Eric Michael Swalwell, Jr., né le à Sac City (Iowa), est un homme politique américain, représentant démocrate de Californie à la Chambre des représentants des États-Unis de 2013 à 2026. Il est contraint à la démission à la suite d’un scandale mêlant violences sexuelles et viol.

Famille et études

Eric Swalwell nait à Sac City[1], une petite ville de l'Iowa[2]. Il vit jusqu'à cinq ans à Algona, dans le nord de l'État, où son père est policier[3]. Sa famille, conservatrice[3], déménage ensuite en Californie[2]. Swalwell est diplômé du lycée de Dublin[1] dans le comté d'Alameda.

Il rejoint l'université Campbell en Caroline du Nord grâce à une bourse en football[4]. Il perd sa bourse après une blessure et intègre l'université du Maryland[4], où il obtient un baccalauréat universitaire en gouvernance et politique[5]. Durant ses études, il travaille pour la représentante Ellen Tauscher au Capitole[5].

Après un juris doctor[1], il devient procureur dans le comté d'Alameda en 2006[5].

Carrière politique

En 2006, il est nommé membre de la commission du patrimoine et des arts culturels de la ville de Dublin, dont il devient président. En 2008, il rejoint la commission locale de l'urbanisme[5]. En 2010, il entre au conseil municipal de Dublin[1].

En , il déclare sa candidature à la Chambre des représentants des États-Unis pour les élections de 2012. Il se présente dans le 15e district face au représentant démocrate sortant Pete Stark (en)[5], élu depuis 40 ans[6]. Le district vient d'être redécoupé et ne regroupe que la moitié de l'ancienne circonscription. Swalwell arrive deuxième de la primaire avec 36,2 % des voix, derrière Stark qui réunit 42,1 %[7]. Les deux candidats s'affrontent lors de l'élection générale de novembre. À 31 ans, Swalwell est élu représentant en battant Stark (52,1 % contre 47,9 %)[8]. Il est réélu en 2014 avec 69,8 % des suffrages face au républicain Hugh Bussell[8]. Dans cette circonscription démocrate[2], il est facilement reconduit en 2016 et 2018.

À la Chambre des représentants, Swalwell siège au sein des commissions du renseignement et des lois[2]. Il apparaît régulièrement à la télévision, sur les chaînes du câble, pour critiquer la politique de l'administration Trump[2],[9].

Le , il annonce sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020 lors du Late Show with Stephen Colbert. Il rejoint ainsi les 17 candidats démocrates déjà dans la course pour affronter Donald Trump[2],[10]. La presse considère alors ses chances de victoire comme minces, en raison notamment de sa faible notoriété[2]. Swalwell centre sa campagne sur le contrôle des armes à feu, proposant notamment un programme fédéral de rachat d'armes d'assaut pour les éliminer. N'arrivant pas à dépasser 1 % des intentions de vote malgré sa participation au premier débat, il retire sa candidature le [11].

En , Axios révèle que Christine Fang, une Chinoise soupçonnée d'être une espionne pour les autorités chinoises a aidé l'équipe de levée de fonds d'Eric Swalwell lors de la campagne pour sa réélection en 2014. L'équipe de Swalwell confirme avoir déjà partagé, probablement en 2015, des informations sur Fang avec le FBI et avoir coupé les liens avec elle à la même époque. Swalwell et son équipe ne sont accusés d'aucune malversation. Fang quitte les États-Unis en 2015 et le Department of Justice ne porte aucune accusation à son encontre[12]. Swalwell ne conteste pas les faits mais considère que ces révélations proviennent de fuites orchestrées par des membres de l'administration Trump pour lui nuire[13].

Swalwell est l'un des impeachment managers (en) dans la seconde procédure de destitution de Donald Trump de 2021[14].

Il est exclu du House Permanent Select Committee on Intelligence en 2023 par le nouveau président de la Chambre, le républicain Kevin McCarthy, qui lui reproche sa proximité avec Christine Fang en 2014. Swalwell considère que c'est son rôle dans la procédure de destitution de Trump qui lui vaut cette vengeance de McCarthy[14].

En , il annonce sa candidature à l'élection de 2026 pour le poste de gouverneur de Californie, à laquelle le sortant démocrate Gavin Newsom ne peut se présenter pour un troisième mandat[15]. Le , le San Francisco Chronicle publie un article dans lequel une ancienne assistante de Swalwell l'accuse d'agression sexuelle[16]. Quelques heures plus tard, CNN révèle que quatre femmes accusent Swalwell de comportements inappropriés, dont l'une qui l'accuse de viol[17]. Swalwell nie les différentes accusations qui le visent, alors que ses avocats avaient envoyé des mises en demeure à deux des femmes l'accusant avant la publication des accusations[18]. Après ces révélations, la plupart des élus et syndicats soutenant la candidature de Swalwell retirent leur soutien[19],[20]. Plusieurs figures démocrates comme Nancy Pelosi et Hakeem Jeffries l'appellent à retirer sa candidature[21]. Le , le procureur de Manhattan annonce l'ouverture d'une enquête sur les accusations visant Swalwell[22]. Le , il annonce la suspension de sa campagne pour le poste de gouverneur, tandis que plusieurs élus de la Chambre dont la républicaine Anna Paulina Luna annoncent leur intention d'entamer une procédure d'expulsion de Swalwell[23],[24]. Le , la commission d'éthique de la Chambre des représentants ouvre une enquête sur les accusations visant Swalwell[25]. Sous la menace d'une expulsion de son mandat, il annonce le même jour sa décision de démissionner du Congrès, tout en critiquant le choix de ses collègues de l'expulser dans les jours suivant des accusations et sans « procédure équitable »[26]. Le , une cinquième femme formule des accusations contre Swalwell, affirmant avoir été droguée, violée et étranglée par l'élu en 2018[27].

Positions politiques

Notes et références

Voir aussi

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