Eriko Yamatani

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Premier ministreShinzo Abe
GouvernementAbe II
Abe III
PrédécesseurKeiji Furuya (en)
SuccesseurTarō Kōno
Eriko Yamatani
山谷 えり子
Illustration.
Yamatani en 2010.
Fonctions
Présidente de la commission nationale de sécurité publique

(1 an, 1 mois et 4 jours)
Premier ministre Shinzo Abe
Gouvernement Abe II
Abe III
Prédécesseur Keiji Furuya (en)
Successeur Tarō Kōno
Ministre chargée de la prévention des catastrophes, des questions liées aux enlèvements, de la politique maritime et territoriale

(1 an, 1 mois et 4 jours)
Premier ministre Shinzo Abe
Gouvernement Abe II
Abe III
Prédécesseur Keiji Furuya (en)
Successeur Tarō Kōno
Conseillère du Japon
En fonction depuis le
(21 ans, 8 mois et 14 jours)
Élection 11 juillet 2004 (en)
Réélection 11 juillet 2010 (en)
10 juillet 2016
10 juillet 2022
Circonscription Représentation proportionnelle
Législature 20e, 21e, 22e, 23e, 24e, 25e, 26e et 27e
Représentante du Japon

(3 ans, 4 mois et 12 jours)
Élection 25 juin 2000
Circonscription Tōkai (représentation proportionnelle)
Législature 42e
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Musashino, Tokyo, Japon
Nationalité Japonaise
Parti politique PDJ
PLD
Diplômée de Université du Sacré Cœur (ja)
Site web Site officiel d'Eriko Yamatani

Eriko Yamatani (山谷 えり子, Yamatani Eriko?), née le , est une femme politique japonaise, représentant le Parti libéral-démocrate japonais à la Chambre des conseillers du Japon. Elle est nommée en 2014 dans le gouvernement Abe II au poste de Ministre chargée de la prévention des catastrophes, des questions liées aux enlèvements, de la politique maritime et territoriale.

Considérée comme conservatrice, même au sein de son parti, Yamatani est affiliée au lobby révisionniste Nippon Kaigi et est un fervent soutien de l'ancien Premier ministre Shinzō Abe. Elle est favorable à la visite par les membres du gouvernement du sanctuaire Yasukuni, sanctuaire shinto considéré par certains comme l'un des symboles nationalistes du Japon, qu'elle visite régulièrement. Conservatrice également sur le plan social, elle se fait remarquer par son opposition aux droits LGBT, ainsi qu'aux tentatives de changer la loi japonaise imposant aux couples mariés de partager le même nom.

Yamatani naît le à Musashino, dans la préfecture de Tōkyō[1]. Elle passe son enfance dans la préfecture de Fukui, et effectue ses études supérieures en littérature française à l'Université du Sacré Cœur (ja), à Tokyo[1],[2].

Elle se dirige alors vers une carrière de journaliste, notamment pour le Sankei shinbun[1].

Carrière électorale

Débuts en politique

Yamatani rejoint le monde politique en 2000, lors des élections législatives japonaises de la même année. Elle obtient l'investiture du Parti démocrate du Japon dans la circonscription proportionnelle du Tōkai, où elle est élue, et fait ainsi son entrée à la Diète du Japon[3]. Elle quitte le PDJ en 2002 pour rejoindre le nouvellement formé Nouveau Parti conservateur[4].

Membre du PLD

Yamatani en 2006, lors de sa nomination au poste de conseillère spéciale du Premier Ministre Yasuo Fukuda.

Elle est candidate sous ses nouvelles couleurs lors des élections législatives japonaises de 2003, mais échoue à se faire élire à cette occasion[3]. Elle rejoint par la suite le Parti libéral-démocrate, alors au pouvoir, et se présente aux élections à la Chambre des conseillers du Japon de 2004 dans la circonscription proportionnelle sous cette étiquette. Elle se fait élire, et rejoint la Chambre des conseillers[3],[5]. Yamatani est réélue à ce poste en 2010, 2016 et 2022[3],[6],[7]. Durant ses différents mandats, elle décroche la présidence de plusieurs commissions de la Chambre des conseillers, notamment celle de l'environnement en 2009, celle de l'aide publique au développement en 2012, le comité spécial d'éthique politique en 2019, et la commission liée aux questions des enlèvements à deux reprises, en 2020 et en 2016[1].

Yamatani occupe également plusieurs fonctions gouvernementales dès 2006. C'est à cette date qu'elle est nommée conseillère spéciale du Premier Ministre Yasuo Fukuda, spécialisée dans les questions liées à l'éducation[3].

Ministre de l'ère Abe

Elle est nommée présidente de la commission nationale de sécurité publique, un organisme gouvernemental chargé de prévenir et de gérer les catastrophes naturelles, ainsi que les incidents liés aux produits de consommation le [2],[3], dans le cadre d'une politique de féminisation du gouvernement par le Premier ministre Shinzo Abe[8]. Le gouvernement Abe II est ainsi le gouvernement japonais le plus féminin de l'histoire du Japon[9]. Elle est également chargée du portefeuille lié aux Japonais enlevés par la Corée du Nord durant la guerre froide[10]. Yamatani conserve ses postes jusqu'au , et reste très impliquée dans les questions liées aux enlèvements dans la suite de sa carrière politique[3].

Ère post-Abe

Yamatani préside par la suite le groupe d’amitié parlementaire Japon-France à partir de 2019, et obtient la Légion d'honneur en 2022[2]. En , Yamatani est élue présidente du Groupe parlementaire japonais de soutien au Tibet[11].

Toujours proche de l'ancien premier ministre Shinzō Abe, Yamatani reste une de ses collaboratrices jusqu'à son décès. Elle soutient Sanae Takaichi, successeure désignée de Abe, à la présidence du PLD aux élections internes de 2021, 2024 et 2025[12],[13]. Elle est notamment particulièrement active dans la campagne de cette dernière en 2025[14].

Prises de positions

Yamatani en 2023, en compagnie de membres d'associations de proches de victime d'enlèvement.

Révisionnisme

Yamatani, comme la plupart des membres des gouvernements Abe, et comme le Premier ministre Shinzo Abe lui-même, est affiliée au mouvement révisionniste et nationaliste Nippon Kaigi[10]. Elle est également considérée comme proche de la secte Moon, qui l'a soutenue publiquement lors de plusieurs élections, mais, après l'assassinat de Shinzō Abe, elle nie tout lien avec l'organisation[15]. Yamatani est également connue pour plusieurs prises de paroles ouvertement anti-communistes[16]. Considérée comme conservatrice et révisionniste[10], elle nie l'implication de l'armée japonaise dans l'exploitation des femmes de réconfort[17].

Comme la majorité des représentants de son parti, Yamatani fait la promotion des Abenomics, politique économique japonaise promue par le Premier ministre Shinzō Abe[18]. En outre, elle souhaite une révision de la constitution antimilitariste du Japon, ainsi qu'une augmentation des capacités de défense du Japon[18].

Elle est également favorable à la visite par les membres du gouvernement du sanctuaire Yasukuni, sanctuaire shinto, considéré par certains comme un symbole nationaliste du Japon et de son passé colonialiste. Elle-même s'y rendit publiquement alors qu'elle était ministre en , accompagnée de Haruko Arimura et de Sanae Takaichi[19],[20].

Discours anti-LGBT

Sur le plan sociétal, Yamatani adhère à une vision conservatrice de la société, et est une opposante vocale à « l'éducation non sexiste » et à l'éducation sexuelle dans les manuels d'économie domestique et dans d'autres parties des programmes scolaires[21]. Elle multiplie également les déclarations anti-LGBT, en se moquant du droit des personnes transgenres d'utiliser les toilettes pour leur genre choisi, en s'opposant frontalement au mariage entre personnes de même sexe[18], allant jusqu'à qualifier le concept même de l'existence d'une personne LGBT de « moralement inacceptable »[21]. Yamatani se déclare également opposée aux tentatives de changer la loi japonaise qui impose aux conjoints de porter le même nom[18].

Autres

De plus, Yamatani est opposée à l'acceptation de travailleurs étrangers sur le sol japonais[18], ainsi qu'à la vaccination contre le cancer du col de l'utérus, invoquant une « efficacité peu claire » du vaccin, ainsi qu'un « regret que la vie sexuelle des adolescentes japonaises commence si tôt », faisant augmenter selon elle, le nombre de cas[22].

Controverses

Yamatani est la cible de plusieurs critiques en 2014, lors de son passage au gouvernement, en raison de ses accointances avec plusieurs groupes néo-nazis locaux[20].

Elle déclenche également la controverse en ne déclarant pas près de 24 millions de yens en 2024, lors du scandale des caisses noires du PLD[7].

Vie privée

Références

Annexes

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