Ernai est fondée le au fronton d'Estella-Lizarra[1] en présence de près de 2 500 personnes[2],[3] et proclame lutter en faveur d'un Pays basque indépendant, socialiste et féministe[4] par la voie démocratique, conformément aux principes de la résolution Zutik Euskal Herria(eu) adoptée par la gauche abertzale en 2010.
Dans la foulée, la formation organise un rassemblement politique et culturel durant trois jours qui réunit environ 7 000 personnes à Orduña[5].
Arrestation d'un manifestant lors de l'Askegune d'avril 2013 à Saint-Sébastien.
Dès sa création, Ernai s'oppose aux poursuites visant des militants abertzale[6], participant notamment aux rassemblements Askegune(eu)[7] et Herri harresi(eu) contre la répression policière et judiciaire; plusieurs de ses militants sont d'ailleurs poursuivis pour apologie du terrorisme[8] (notamment après un hommage rendu à Francisco Javier Lopez Peña après son décès en prison en [9]). Le site Internet de l'organisation est ainsi temporairement fermé sur décision de l'Audience nationale en [10] et une caméra et des micros dissimulés sont retrouvés par des militants dans le local de l'organisation en novembre de la même année[11]. En 2016, plusieurs militants s'enchaînent aux grilles du centre pénitentiaire de Madrid afin de dénoncer la politique d'éloignement des prisonniers basques[12].
Rencontres d'AltsasuGazte Burutakzio topaketak en 2014[13]
Ernai se mobilise également sur des thématiques sociales et politiques touchant la jeunesse basque[13] (lutte contre la précarité[14], soutien aux mobilisations étudiantes). Un axe important de ses mobilisations devient ainsi la dénonciation des effets délétères du tourisme de masse[15],[16] sur l'accès au logement et la multiplication des contrats de travail précaires[17], par le biais notamment d'une campagne en 2017 sous le slogan "Votre tourisme, la misère des jeunes"[18].