Ernest Dalby, né le à Guéret (Creuse), mort le à Nantes (Loire-Inférieure); est un typographe, militant socialiste, conseiller général et adjoint au maire de Nantes.
Jeunesse et débuts militants
Quatrième enfant d’une famille modeste, Ernest Dalby travaille très jeune comme apprenti typographe[1]. Licencié à la fin de son apprentissage, il quitte sa famille à quinze ans et voyage à travers la France, participant à divers mouvements de grève. Il travaille dans plusieurs villes, dont Vichy, Tours, Poitiers, Angers, et Nantes, où il s’installe définitivement en [1].
Engagement politique
En 1912, il adhère au Parti socialiste[1]. Mobilisé puis réformé en 1914, Dalby se consacre à la propagande socialiste. En 1918, il devient secrétaire de la coopérative Union des Travailleurs et de la Fédération socialiste de Loire-Inférieure.
Rôle dans la scission du Parti socialiste
Dalby soutient activement le bolchevisme et l’adhésion à la Troisième Internationale. Il défend la motion Loriot lors des congrès socialistes de 1918 et 1919, mais son opposition à l’adhésion à la Troisième Internationale, exprimée en 1920, le place en minorité[2]. Après la scission de 1920, il assure le secrétariat de la Fédération socialiste de Loire-Inférieure, qu’il contribue à relancer malgré des difficultés financières[3],[4].
Carrière politique locale
Dalby est élu conseiller municipal de Nantes en 1919[5], puis de nouveau réélu, il devient adjoint au maire[6]. Il s’investit dans des actions sociales, notamment en faveur des colonies de vacances, des cantines scolaires et des aides aux familles[7],[8]. Il est également conseiller général du 2e canton de Nantes à partir de 1925[9].Il se présente aussi aux élections législatives de 1932[10].
Le boulevard Ernest-Dalby est un axe important de circulation à l'est de Nantes. Jusqu'en 1908, cette route sépare Nantes de la commune de Doulon[12]. Dalby donne aussi son nom au micro-quartier traversé par cet axe[13].