Auguste Pageot

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Élection3 mai 1936
CirconscriptionLoire-Inférieure
Groupe politiqueSOC
Auguste Pageot
Fonctions
Député français

(5 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 3 mai 1936
Circonscription Loire-Inférieure
Législature XVIe (Troisième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Francis Merlant
Successeur Circonscription supprimée
Conseiller général de la Loire-Inférieure

(6 ans)
Circonscription Canton de Nantes-2
Prédécesseur Ernest Dalby
Maire de Nantes

(5 ans)
Prédécesseur Léopold Cassegrain
Successeur Edmond Prieur
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nantes
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Nantes
Nationalité Française
Parti politique SFIO
Profession Surnuméraire
Résidence Loire-Inférieure

Image illustrative de l’article Auguste Pageot
Maires de Nantes

Auguste Pageot, né le à Nantes et mort le à Nantes, est un homme politique français, maire socialiste de Nantes de 1935 à 1940, conseiller général et député de Loire-Inférieure de 1936 à 1940.

Origines et débuts professionnels

Auguste Pageot naît le à Nantes, 6e canton. Il est le fils unique d'Auguste Pierre Marie Pageot, employé des douanes, et de Marie Adèle Beilvaire, lingère[1], tous deux originaires de Paimbœuf[2].

Durant sa jeunesse, il habite dans le quartier de la butte Sainte-Anne bâtie autour de l'église éponyme et fréquente l'école primaire de la place des Garennes, avant de poursuivre ses études à l'école primaire supérieure du boulevard de Launay (actuel lycée Leloup-Bouhier)[2].

Auguste Pageot se présente ensuite à trois concours différents : aux chemins de fer, aux douanes et aux PTT. Cette dernière administration ayant publié les résultats en premier et sans attendre les deux autres, il entre avec le grade de commis aux PTT[2],[3]

Surnuméraire à Vitré durant un an, il revint dans sa ville natale avec le grade de contrôleur à la Nantes-Gare[2]. Il adhère au mouvement socialiste en 1904 et participe à l'essor du syndicalisme postier au sein de l'Association générale des agents des PTT.

Vie privée

Il épouse à Nantes (3e canton) Suzanne Grélié, née à Nantes en 1885, le [4]. Ils ont un fils, Auguste, né le , à Nantes (3e canton)[4] et une fille, Suzanne, née le , à Nantes (3e canton)[5].

Débuts en politique

Plus qu'au syndicalisme des Postes et Télégraphes, c'est au socialisme nantais qu'Auguste Pageot s'attache. Il devient membre de la SFIO[6].

Il est élu conseiller municipal en 1919 sur une liste « d'union et de concorde »[6] et réélu en 1925 sur une liste du cartel des gauches[6] (municipalités Bellamy). Il pousse le maire Paul Bellamy à interdire les processions religieuses à Nantes en 1926, ce qui provoque de fortes protestations de la part des catholiques[6].

Auguste Pageot est réélu en 1929 (municipalité Cassegrain)[6].

Front populaire

Durant la période de formation du Front populaire, à la suite des élections des 5 et 12 mai 1935, Auguste Pageot est élu maire de Nantes le par 19 voix contre 16 à Abel Durand (Groupe d'entente républicaine). Parmi ses neuf adjoints se trouvent notamment : Edmond Prieur, Raoul Chevillard, Eugène Le Roux (député en 1936), Ernest Dalby[Note 1], Alexandre Fourny[Note 2] ou encore Maurice Thiéfaine (député en 1936).

Il est aussi élu conseiller général du deuxième canton en 1935 (et réélu en 1937)[6] et député de la première circonscription de Loire-Inférieure (Nantes centre) contre le député sortant Francis Merlant en 1936[6]. À la Chambre des députés, il fait partie des commissions du commerce et de l'industrie, de la Marine marchande et des PTT ; il intervient devant l'assemblée nationale lors de la discussion du budget des PTT pour améliorer les conditions de travail des postiers.

Il est nommé membre du Conseil supérieur de la Marine marchande en 1937[6].

Seconde Guerre mondiale

Le , Auguste Pageot vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain[6]. Revenu à Nantes, il assume quelques mois ses fonctions de maire, publiant de nombreux avis appelant au respect de l'ordre. Après avoir protesté contre une amende infligée par l’armée allemande à la ville, et avoir participé à une manifestation individuelle devant le monument aux morts de 1870-1871 profané par les troupes d’occupation, il est arrêté le et emprisonné à la prison militaire des Rochettes[6] sous le motif d'“Attitude contraire aux intérêts de l’armée allemande” durant 75 jours [7]; il est menacé du Conseil de guerre[8]. Finalement, il est contraint de donner sa démission au Préfet de la Loire-Inférieure le [6], et est exilé en zone non-occupée par ordonnance militaire de la Feldkommandantur (comme le maire de Saint-Nazaire, François Blancho, et les deux autres députés SFIO de la Loire-Inférieure, Eugène Le Roux et Maurice Thiéfaine). Il est remplacé le par son premier adjoint, Edmond Prieur, sollicité par le préfet.

En , il est exclu de la SFIO comme tous les parlementaires qui ont voté les pleins pouvoirs sans avoir ensuite opté nettement pour la Résistance[7].

Après-guerre

Après la libération, Auguste Pageot revient à Nantes et prend sa retraite politique. Il donne des conférences et devient président de la Société Académique de Nantes et Loire-Atlantique en 1955. Il écrit plusieurs ouvrages et articles sur Nantes[6].

Il meurt le (il habite alors au no 34 rue Edgar-Quinet dans la maison construite par ses parents et dont il avait hérité[2]). Il est inhumé le au cimetière Saint-Clair[9].

Décorations

Voir aussi

Notes et références

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