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Ernest Petit (militaire)

général et homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Ernest Petit, né le à Paimbœuf (Loire-Inférieure) et mort le à Créteil (Val-de-Marne)[1], est un général et homme politique français.

Biographie

Famille et formation

Ernest Emile Abel Petit est le fils de Charles Petit, receveur des Postes, et de Marie Alexandrine Couillon[2]. Formé au Lycée militaire de Saint-Cyr (promotion 1909[3]), il y côtoie Charles de Gaulle. Sous-lieutenant en 1911, il est élevé au grade de lieutenant en 1913[4].

Le , il épouse, à Lavau-sur-Loire, Clémence Marie Louise Orieux[5]. Le suivant éclate la Grande guerre.

Première Guerre mondiale

Pendant la Première Guerre mondiale, il est fait prisonnier le et détenu au fort d'Ingolstadt, où son compagnon de captivité est Charles de Gaulle, camarade de promotion à Saint-Cyr. Il s’en évada en , et rejoignit les lignes françaises. Il est promu capitaine en 1916.

Entre-deux-guerres

Le , il est fait chevalier de la Légion d'Honneur [6].

Après avoir exercé un commandement au Maroc de 1918 à 1920, puis en Allemagne de 1920 à 1924, il fut successivement instructeur à Saint-Cyr de 1924 à 1926, stagiaire à l’École supérieure de Guerre de 1926 à 1928, affecté à l’état-major du Levant de 1928 à 1934, puis à celui de la Région de Paris de 1934 à 1936, professeur de tactique à l’École de Liaison et Transmissions jusqu’en 1938, puis chef de la Mission militaire française au Paraguay de 1938 à 1940.

Seconde Guerre mondiale

En 1940, il rallie la France libre et devient, en , chef d'état-major du général de Gaulle à Londres. Il est promu général de brigade en . En 1942, il est désigné par le Comité national français pour diriger la mission militaire de la France libre en URSS. Il est à l'origine de la création de l'escadrille Normandie-Niemen[7]. Il est mandaté auprès du gouvernement soviétique pour négocier la libération des Malgré-nous incarcérés dans le camp de Tambov. Il obtiendra la libération de 1500 d'entre-eux.

Après-guerre

Après la Libération, devenu général de division, il commande la troisième région militaire à Rouen (de 1945 à 1946), puis, promu général de corps d'armée en , la région militaire de Paris (de 1946 à 1947).

Au début de 1947, il dirige le cabinet militaire de François Billoux, ministre PCF de la défense nationale. En , il fut mis à la retraite d’office par le ministre de la Guerre, Georges Bidault, pour avoir participé en tenue au défilé populaire du , officiellement à titre de sanction disciplinaire, mais en réalité en raison de son engagement politique.

Carrière politique

Il est élu sénateur de la Seine en 1948, puis réélu le . Apparenté PCF au Conseil de la République, il siège dans les commissions de la défense nationale et des affaires étrangères. De 1953, à 1959, il est également membre de la commission des affaires économiques.

En 1952, il se prononce contre la communauté européenne de défense[8]. En , il fait une intervention remarquée sur la guerre d'Algérie dénonçant avec force « une guerre où l'on n'interdit pas de manière draconienne les atrocités et les tortures ». Il se prononce pour une paix par la négociation débouchant sur l’indépendance. En , il vote contre le projet de réforme constitutionnelle.

Il est réélu en lors du dernier renouvellement du Conseil de la République[7]. Il est également réélu pour les élections sénatoriales d’, figurant en troisième position derrière Jacques Duclos et Georges Marrane. Il continue à s'exprimer en faveur d'une politique fondée sur la paix et le désarmement nucléaire[7].

Attaché à la notion d'« amitié entre les peuples », cet ami de Maurice Thorez préside, à partir de 1954, les Associations France-URSS et France-Hongrie[9], est vice-président de l’Association France-Vietnam dès et membre du comité d’honneur des Amitiés franco-chinoises dans les années cinquante[4].

Militant de la cause de la paix, il fait partie du Conseil national du Mouvement de la paix de 1955 à 1970.

Décorations

Notes et références

Voir aussi

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