Ernst Ludwig Kirchner

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Décès
(à 58 ans)
Frauenkirch (Suisse)
Sépulture
Cimetière de Davos (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Louis de MarsalleVoir et modifier les données sur Wikidata
Ernst Ludwig Kirchner
Autoportrait 1913/15.
Biographie
Naissance
Décès
(à 58 ans)
Frauenkirch (Suisse)
Sépulture
Cimetière de Davos (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Louis de MarsalleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Ernst Kirchner (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
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Personnes liées
Hermann Huber (d), Ludwig Schames (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques
Prononciation
Œuvres principales
signature d'Ernst Ludwig Kirchner
Signature.
Plaque commémorative.
Vue de la sépulture.

Ernst Ludwig Kirchner, né le à Aschaffenbourg, en royaume de Bavière et mort le à Frauenkirch, près de Davos en Suisse, est un peintre expressionniste allemand et l'un des fondateurs de l’association Die Brücke.

Drei Badende (Trois baigneuses), 1913, huile sur toile (215,2 × 165 cm), galerie d'art de Nouvelle-Galles du Sud, Sydney.

Ernst Ludwig Kirchner est le fils d'Ernst Kirchner, ingénieur papetier, puis professeur à l'Institut d'enseignement technique de Chemnitz, et de Maria Elisa Movina Francke[1],[2].

Il étudie l'architecture à l'École supérieure technique de Dresde, où il rencontre, dans un premier temps, Fritz Bleyl, puis Erich Heckel et Karl Schmidt-Rottluff. À eux quatre, ils fondent en 1905 le groupe Die Brücke (Le Pont), dont le programme est rédigé en 1906, et des expositions de peintures et gravures ont lieu à partir de cette date. Ces artistes ne se réclament d'aucune influence, même si Kirchner découvre le concept de « dessin rapide » chez d'autres peintres contemporains, et se réfère au Moyen Âge allemand, aux dessins de Rembrandt, à l'art japonais.

Il s'intéresse à la gravure sur bois et son style évolue vers la simplification des traits, rendant visible le travail du bois sur la gravure finale. La réouverture du musée ethnographique de Dresde en 1912 offre une nouvelle source d'inspiration, basée sur l'art dit « primitif ».

En 1911, Ernst Kirchner s'installe à Berlin mais il ne s'y plaît guère dans un premier temps. Il y peint de nombreuses scènes de rue et de la vie nocturne, dans un style expressionniste. Il y rencontre Erna Schilling, une danseuse de cabaret, qui devient son modèle puis sa compagne, jusqu'à la mort du peintre. Il se délasse de la vie berlinoise en faisant de fréquents séjours à l'île de Fehmarn, découverte en 1908. Il y peint souvent des corps de baigneurs nus, insérés dans un ordre cosmique de vagues, de nuages et de végétation, s'opposant à l'univers de la grande ville.

L'atelier de Kirchner à Berlin-Steglitz (1915).

Il s'engage en 1915 dans l'armée mais il est réformé deux mois plus tard en raison de problèmes de santé (maladie pulmonaire, état dépressif, aggravés par la consommation d'alcool et de stupéfiants). Il fait alors plusieurs séjours en sanatorium dont il décore certains murs (Königstein im Taunus dans la Hesse, décors détruits par les nazis puis reconstitués)[3]. En 1916, il est victime d'un accident de voiture. Il s'installe en 1917 à Davos et peint de nombreux paysages.

Le jeune Robert Wehrlin (1903-1964), venu rendre visite à sa mère à Davos, abandonne ses études de droit pour s'orienter vers la peinture après avoir fréquenté régulièrement Ernst Kirchner.

Kirchner écrit également un certain nombre d'articles sous le pseudonyme de Louis de Marsalle.

En 1937, les nazis déclarent son « art dégénéré » et beaucoup de ses toiles sont détruites.

Terrassé par la douleur physique et mentale, Ernst Kirchner se suicide en 1938[2].

Œuvres (sélection)

Eine Künstlergemeinschaft (Un groupe d'artistes), 1927, huile sur toile (168 × 126 cm), musée Ludwig, Cologne.
  • Jeune Fille sous une ombrelle japonaise, 1906 ou 1909[4]
  • Danseuses, 1906, Musée Guggenheim, New York
  • Autoportrait au modèle, 1907 (150 × 100 cm), Hamburger Kunsthalle
  • Marzella, 1909-1910, Moderna Museet, Stockholm
  • Fränzi, devant la chaise en bois, 1910
  • Nus jouant sous un arbre, 1910 (77 × 89 cm)
  • Cinq baigneuses au lac 1911
  • Cycliste, 1911
  • Femme au chapeau, 1911, Museum Ludwig, Cologne
  • Tanzende (Femme dansante), 1911, bois polychrome, Stedelijk museum, Amsterdam[5]
  • Nu allongé au chat, 1912, bois gravé (6,3 × 9,3 cm[6])
  • Scène de rue à Berlin, 1913
  • Trois Baigneuses, 1913
  • Cinq femmes dans la rue, 1913
  • Potsdamer Platz, 1914, Neue Nationalgalerie Berlin
  • La Tour rouge à Halle, 1915, musée Folkwang, Essen
  • Henry Van de Velde, 1917, gravure sur bois (50 × 40 cm)
  • Eberhard Grisebach, 1917
  • Paysage de lune d'hiver, 1919
  • Autoportrait en malade, 1917-1920, huile sur toile (57 × 66 cm), Staatsgalerie für moderne Kunst, Munich
  • La Toilette. Femme devant le miroir, 1920, musée national d'art moderne Georges-Pompidou, Paris
  • Vaches dans la forêt, 1920
  • Homme, 1923, sculpture en bois
  • Printemps noir, 1923
  • Une communauté d'artistes, 1925
  • Deux femmes dans un café, 1928
  • Autoportrait en soldat, 1915

Polémiques autour de la restitution du tableau Scène de rue à Berlin

Notes et références

Voir aussi

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