Ernst Zwiauer
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 86 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Formation |
Bauhaus (- |
| Activité |
| Mouvement |
Constructivisme |
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Ernst Zwiauer, né en 1912 à Vienne (Autriche-Hongrie) et mort en 1998 à Paris[1], est un peintre du xxe siècle, actif principalement en France. Son œuvre évolue d’une abstraction organique vers une peinture géométrique plus structurée à partir de la fin des années 1960. S'inscrivant dans la mouvance des constructivistes, il expose à plusieurs reprises à Vienne, à Paris et à l’étranger, notamment à la galerie Jacques Massol en 1967, exposition accompagnée d’un catalogue préfacé par le critique d’art Jean Guichard-Meili.
Ernst Zwiauer naît à Vienne en 1912. Au début des années 1930, il suit une formation artistique en Allemagne et en Autriche, notamment au Bauhaus[2] à Dessau. Il y fut l'élève d'Albers et de Kandinsky, avant de poursuivre ses études à la Kunstgewerbeschule de Vienne puis à Munich.
Il expose pour la première fois en 1936 à la galerie Würthle à Vienne. En , à la suite de l’Anschluss, il quitte l’Autriche. Il arrive en France en 1939. Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère[3].
Après la guerre, il s'installe en France (Oise), où il reprend son activité artistique et expose à Paris à partir de 1950, notamment à la galerie Colette Allendy. Il participe ensuite à plusieurs expositions dans des galeries parisiennes et des institutions culturelles. À la fin des années 1960, il vit à Paris, où il poursuit son travail jusqu’à sa mort en 1998.
Œuvre
Années 1950–1960
Au cours des années 1950 et 1960, Ernst Zwiauer réalise principalement des gouaches. Ses œuvres se caractérisent par des assemblages de points, de traits et de plans, ainsi que par des formes arrondies évoquant des paysages oniriques, parfois rapprochés d’univers sous-marins ou floraux[3].
Il expose durant cette période à Paris, notamment à la galerie des Garets, à la galerie Camille Renault, à la galerie Welter, à la galerie Jacques Massol, ainsi qu’au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris à l’occasion de l’exposition Noir et Blanc. Parallèlement à son travail de peintre, il réalise des dessins pour le céramiste d’art Le Tallec.
Les thèmes religieux apparaissent également de manière plus directe dans certaines œuvres réalisées pour des proches, telles que Résurrection de Lazare ou Nativité, ainsi que dans des réalisations destinées à l’église d’Auneuil (Oise), comprenant du mobilier et un vitrail.
Années 1970–1990
À partir de la fin des années 1960, la peinture de Zwiauer s’oriente vers une géométrie plus structurée et symétrique. Il réalise alors principalement des peintures à l’huile de formats variés, parfois composées de nombreuses figures, construites autour d’une structure cruciforme et enrichies de dégradés de couleurs. Il poursuit également la pratique de la gouache, avec des compositions géométriques plus aérées.
Cette période est marquée par une présence plus discrète sur la scène artistique. Il expose toutefois à l’étranger, notamment à New York en 1970 et 1971, à la Galerie Internationale[3].
Analyse critique
Dans la préface du catalogue de l’exposition présentée en 1967 à la galerie Jacques Massol, le critique d’art Jean Guichard-Meili interprète l’œuvre de Zwiauer comme une démarche introspective, marquée par une forte dimension spirituelle. Il souligne l’importance de la lumière, de la couleur et des formes organiques ou symboliques, qui ne relèvent pas d’une iconographie religieuse explicite mais traduisent, selon lui, une confrontation intérieure et un dialogue intime entre le peintre et son acte de création[4].
Expositions (sélection)
- 1936 : Galerie Würthle, Vienne
- 1950 : Galerie Colette Allendy, Paris
- Années 1950–1960 : Galerie des Garets, Galerie Camille Renault, Galerie Welter, Paris
- 1967 : Galerie Jacques Massol, Paris
- 1970–1971 : Galerie Internationale, New York
