Escadrille 239
Escadrille française de la Première Guerre mondiale
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'escadrille 239 est une unité de l'aéronautique militaire française créée à la fin la Première Guerre mondiale. Elle est équipée du Caudron R.11, un biplan bimoteur français lourdement armé et employé pour escorter et défendre les bombardiers Breguet 14. En raison de ce modèle d'avion particulier, elle est parfois nommée escadrille R XI 239[note 1].
| Escadrille 239 | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Branche | Aéronautique militaire |
| Type | Escadrille |
| Rôle | Escorte |
| Guerres | Première Guerre mondiale |
| modifier |
|
Historique
L'escadrille 239 est créée le à partir d'avions et de personnels issus des escadrilles 6, 35 et 51, sous les ordres du lieutenant Jean de Verchère-d'Availly[2]. L'escadrille est affectée à l'aéronautique de la 4e armée, sur le front de Champagne. Elle dispose initialement de neuf Caudron R.11 : trois pour chacune des escadrilles qui contribuent à la formation de la nouvelle unité[2]. Basé à l'origine au Plessis-Belleville dans l'Oise, l'escadrille 239 gagne l'aérodrome de la Noblette le . Un mois plus tard, elle passe par Somme-Vesle, puis Vauchamps avant de regagner l'arrière le , au Bourget[2].
Le , l'escadrille 239 passe sous le commandement de la 12e escadre de bombardement, en même temps que l'escadrille 240, elle aussi équipée de Caudron R.11[3]. L'escadre rassemble neuf escadrilles de bombardement, réparties dans trois groupes. Avec la 12e escadre, l'escadrille 239 subit ses premières pertes le , lorsque deux hommes sont tués au combat. L'escadrille 239 gagne Ressons-l'Abbaye dans l'Oise. Le , l'escadre bombarde Guiscard, Beaurains, Porquéricourt et Genvry[3]. Au cours de l'attaque, l'escadrille 239 perd un nouvel équipage de trois hommes[2]. Le , l'escadrille gagne Chermisey, puis Soudé-Sainte-Croix le 23. Trois jours plus tard, elle subit sa dernière perte du conflit, avec la mort du sergent Henri Meynadier. L'escadrille gagne ensuite Plivot le et va y rester jusqu'à la fin de la guerre[2].
Après l'armistice, l'escadrille 239 passe par Lachen-Speyerdorf (aujourd'hui un quartier de Neustadt an der Weinstraße) et Germersheim, dans le cadre de l'occupation de la Rhénanie par l'armée française[2]. Le , l'escadrille 239 gagne l'aéroport de Metz-Frescaty pour y être dissoute le . Ses traditions et ses insignes sont reprises par la 204e escadrille du 1er régiment de bombardement[2].
Symbolique
Liste des commandants
- Lieutenant Jean de Verchère-d'Availly : - jusqu'à la dissolution[2]