Escadrons tcherkesses
unité militaire française de supplétifs
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Les escadrons tcherkesses sont des troupes supplétives tcherkesses combattant pour l'Armée française au Levant entre 1920 et 1945.
| Escadrons tcherkesses | |
Insigne des escadrons tcherkesses | |
| Création | 1922 |
|---|---|
| Dissolution | 1945 |
| Pays | |
| Origine | Tcherkesses |
| Allégeance | |
| Type | Escadrons légers du Levant |
| Rôle | Cavalerie |
| Guerres | Grande révolte syrienne Seconde Guerre mondiale |
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Historique
Les Tcherkesses avaient été expulsés du Caucase par l'Empire russe en 1864, et installés par l'Empire ottoman dans les états actuels du Liban, de la Syrie, de la Palestine et de la Jordanie. Le mandat français en Syrie et au Liban est établi en 1920.

Les premiers cavaliers tcherkesses sont recrutés en 1922 par le lieutenant Philibert Collet, formant le 1er escadron de gendarmerie mobile[1]. Huit escadrons sont créés entre et , au début de la Grande révolte syrienne. Le premier escadron du lieutenant Collet, stationné à Damas, sert de cadre pour la formation des autres escadrons. Ils sont recrutés parmi les Tcherkesses de Qunaytra mais comportent aussi des éléments extérieurs à la communauté[2].

Numérotés de 12e à 19e[1], les escadrons forment en le groupe d'escadrons tcherkesses, placé sous les ordres de Collet. L'encadrement est constitué par les chefs tribaux et quatre officiers français. Pour s'assurer de leur fidélité, les Tcherkesses sont très bien payés et le pillage est complètement autorisé. À partir de 1927, les Tcherkesses sont intégrés aux troupes spéciales du Levant, l'armée régulière financée par la Syrie et le Liban[2].
Le 19e escadron quitte le groupe d'escadrons tcherkesses dans les années 1930. Le 16e escadron est dissout en 1937 pour former les chasseurs à cheval libanais[1].
Revenu au groupement tcherkesse en après avoir commandé un bataillon du 1er régiment de tirailleurs marocains, le capitaine Collet crée de nouvelles unités[3] : les 30e à 38e escadrons de partisans tcherkesses montés et 38e à 42e escadrons de partisans portés (motorisés), rattachés à un groupement de partisans[1]. Obéissant au régime de Vichy, ils patrouillent sur la frontière avec la Palestine mandataire et la Transjordanie, aux mains des Britanniques. Le , plus de 400 Tcherkesses le suivent quand il rejoint la France Libre[3].

Les autres troupes restent fidèles à Vichy. Les Tcherkesses sont réorganisés en un groupement, constitué de deux groupes d'escadrons légers qui regroupent les 12e à 16e et le 18e escadrons, et un groupe de quatre escadrons de partisans montés. Ils combattent les Britanniques pendant la campagne de Syrie tandis que les Tcherkesses de Collet combattent au côté de la 1re division française libre. La plupart des Tcherkesses se rallient à la France Libre et restent au Levant jusqu'à la fin du mandat français. Beaucoup quittent alors la Syrie après le départ des Français[1].
Personnalités ayant servi au sein des escadrons
- Philibert Collet (1896-1945), Compagnon de la Libération ;
- Marc Martin-Siegfried (1911-1990), Compagnon de la Libération ;
- Louis Rivié (1911-1994), Compagnon de la Libération ;
- Nicolas Roumiantzoff (1906-1988), Compagnon de la Libération.