Esnauts et Rapilly

imprimeur-libraire, marchand d'estampes et cartographe français From Wikipedia, the free encyclopedia

Esnauts et Rapilly est un imprimeur-libraire, marchand d'estampes et cartographe français, fondé à Paris par Jacques Esnauts et Michel Rapilly actifs durant la seconde moitié du XVIIIe siècle.

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FondateursJacques Esnauts (d) et Michel Rapilly (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Esnauts et Rapilly
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Fondateurs Jacques Esnauts (d) et Michel Rapilly (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Historique

Originaire de Pirou (Manche), fils d'un laboureur, Michel Rapilly (1740-1797) s'installe dès 1768 à Paris comme « étaleur sur les quais » de Seine. Il commence à éditer des estampes en 1770, en association avec Jacques-Jean Esnault (1739-1812), originaire de Magny-le-Désert : on suppose que les deux Normands se connurent sur les quais où ils commerçaient. Leur première boutique rue Saint-Jacques porte l'enseigne À la Croix de Lorraine.

En 1773, Esnault [d'abord « Hénaux » puis très souvent « Esnauts »] et Rapilly tirent le Nouveau plan routier de la ville et faubourgs de Paris[1], qui va connaître de multiples rééditions. Ils associent à leurs travaux d'impressions cartographique Louis Brion de la Tour.

Ils ouvrent ensuite, non loin des quais, rue Saint-Jacques, une nouvelle boutique, « près de la Fontaine de St. Séverin », portant l'enseigne À la Ville de Coutances[2]. Les frères Jean et Pierre Le Campion, marchands merciers et vendeur d'estampes, sont leurs voisins, sous l'enseigne À la Ville de Rouen[3].

Le , les graveurs Née et Masquelier remportent contre eux leur procès à la suite d'une plainte en contrefaçon, une affaire jugée par Lenoir qui fait saisir cinq planches[4].

Fin 1777, ils signent une série intitulée Tableau des principaux événements de la vie d'Antoine-François Desrues, qui connaît un grand succès[5], et André-Charles Cailleau en rédige l'histoire.

En 1778-1779, Esnault et Rapilly éditent la Galerie des modes et costumes français[6] suivie à partir de 1783, par les Vues des plus beaux édifices publics et particuliers de la ville de Paris, où ne figurent que des bâtiments publics ou collectifs, et un album intitulé Vues pittoresques des principaux édifices de Paris, présentant 73 vignettes en médaillons. Ils se lancent également dans l'édition de grands almanachs muraux illustrés, mêlant calendrier et vignettes figurant la famille royale[7].

En 1785, ils publient un catalogue de leurs fonds, Note des ouvrages nouveaux qui se trouvent chez les sieurs Esnault & Rapilly, marchands d'estampes : l'imprimerie indiquée est celle de Chardon, rue de la Harpe, près celle de la Parcheminerie[8]. On trouve entre autres des estampes dédiées aux aérostats.

Michel épouse en la fille de son associé.

Ils présentent un bilan déficitaire à leurs créanciers le , et la faillite est déclarée le suivant. Cependant, ils continuent à exercer. En , lors d'une perquisition, sont saisis chez eux des portraits de membres de la famille royale.

Michel meurt en 1797 et Jacques reprend seul l'activité éditoriale jusqu'au , date de son décès. La dernière adresse est boulevard Montmartre, terrasse Frascati no 7, près la rue de Richelieu.

La liquidation et la vente du fonds ont lieu le .

Le duo embaucha beaucoup de dessinateurs et graveurs : on peut citer Claude-Louis Desrais, Jean-Pierre Julien Dupin, Jean-Nicolas-Louis Durand, Jean-François Janinet, Marillier, Jacques-Philippe Le Bas, Pierre Adrien Le Beau, Étienne Claude Voysard, mais un bon nombre d'estampes demeurent anonymes. Ils avaient pour spécialité de faire rehausser à la couleur leurs images et de donner parfois dans le sensationnel par l'imagerie populaire.

Galerie

Notes et références

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