Espiègle (1916)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Fonctionmilitaire
A servi dans Marine nationale
Espiègle
Type canonnière anti-sous-marine / aviso
Classe classe Ardent
Fonction militaire
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Commanditaire Drapeau de la France France
Chantier naval Arsenal de Rochefort Drapeau de la France France
Fabrication acier
Commandé 1916
Quille posée 1916
Lancement 1916
Commission 1916
Statut Déclassé en 1920
Équipage
Équipage 55 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 60,20 m
Maître-bau 7,20 m
Tirant d'eau 2,90 m
Déplacement 266 tonnes
À pleine charge 400 tonnes
Propulsion
Puissance 1200 à 1500 ch
Vitesse 14 à 17 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement
Rayon d'action 2000 milles marins à 10 nœuds

L'Espiègle est une canonnière[1] de lutte anti-sous-marine de la Marine nationale française, l’un des 23 navires de classe Ardent construits. Le navire a été lancé en 1916 à l’Arsenal de Rochefort et commissionné la même année dans la Marine nationale. Il a servi pendant la Première Guerre mondiale et l’entre-deux-guerres. Le navire a été rayé de la liste de la flotte en 1920.

Les canonnières de classe Ardent ont été commandées dans le cadre du programme d’expansion de la flotte française de 1916 et 1917[2],[3]. En 1916, l’état-major de la marine française[4] commanda 23 canonnières anti-sous-marines (ASM)[5],[6] de 266 tonnes, à machines à vapeur à triple expansion[4], qui furent nommés « classe Ardent[5] ». Les navires étaient fondamentalement identiques aux canonnières de classe Friponne. Ils s’en distinguaient principalement par le type de propulsion : les canonnières de classe Friponne utilisaient des moteurs Diesel, mais les navires de type Ardent étaient équipés de machines à vapeur, dans de nombreux cas récupérées sur de vieux torpilleurs mis hors service[3],[7]. Ils différaient donc sensiblement les uns des autres en ce qui concerne la puissance et la vitesse[8]. Ils avaient tous des étraves en forme d’arc, mais ils différaient par la forme des superstructures et leur équipement[2].

L'Espiègle était conçu pour la lutte anti-sous-marine[2],[9]. Sa coque avait une longueur hors tout de 60,2 mètres, une largeur de 7,2 mètres et un tirant d'eau de 2,9 mètres[2],[10],[11],[12]. Son déplacement était de 266 tonnes à charge normale et de 400 tonnes à pleine charge[2],[9].

Le navire était propulsé par une machine à vapeur verticale à triple expansion d’une puissance de 1200 à 1500 ch[12], entraînant une hélice unique[2],[10]. La vapeur était fournie par deux chaudières à charbon système du Temple ou Normand[2],[9],[12]. La vitesse maximale du navire était comprise entre 14 et 17 nœuds[2],[10],[12],[11].

Le navire transportait 85 tonnes de combustible, ce qui lui permettait d’atteindre une autonomie de 2000 milles marins à une vitesse de 10 nœuds[2],[9],[12].

L’armement de la canonnière se composait de deux canons de 100 mm modèle 1897 et de deux rampes pour larguer des grenades anti-sous-marines[2],[9],[12],[11].

L’équipage du navire était composé de 55 officiers, officiers mariniers et matelots[2],[10],[12],[11].

Historique

L'Espiègle a été construit à l’Arsenal de Rochefort[2],[9],[12]. La quille du navire a été posée en 1916[12],[11] et il a été lancé la même année[13],[9], le [1]. L'Espiègle est mis en service dans la Marine nationale en 1916[13],[9],[12],[11].

Première Guerre mondiale

La canonnière est affectée en 1917 à la division de Gascogne, avec l'Eveillé, l'Emporté, l'Étourdi, le Sans Souci, la Belliqueuse et l'Alerte[12]. Elle y a effectué toute sa carrière durant la guerre[11], servant dans le golfe de Gascogne[2].

L'Espiègle fut considéré, au plan administratif, comme un bâtiment armé en guerre durant les périodes du au  ; du au  ; du au  ; du au  ; et du au , date de cessation des hostilités (Circulaire du établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du au , le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du , articles 10, 12, 13.), §. A. Bâtiments de guerre et de commerce ; Bulletin officiel de la Marine 1922, n°14, pp. 720 et 740.)[12].

Entre-deux-guerres

Tous les navires de classe Ardent ont survécu à la guerre. La majorité sont convertis dans les années 1920 en dragueurs de mines, avec l’ajout d’un équipement mécanique de dragage[8]. Le navire a été ainsi converti entre 1918 et 1920[3],[9].

L'Espiègle a pris part à la campagne de Syrie-Cilicie du au (Instruction du relative à l’application à la Marine de la Loi instituant la médaille commémorative de Syrie-Cilicie : Bulletin officiel de la Marine 1922, n°35, pp. 695 et 700.)[12].

Il sort des listes de la Marine national [12],[11] 1920[2],[9], et vendu en juillet de la même année à la Compagnie Générale de Navigation[12].

Commandants

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI