Ethel Stark
violoniste et cheffe d'orchestre canadienne
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Ethel Stark est une violoniste et chef d'orchestre québécoise née le à Montréal et décédée le à Montréal[1].
Biographie
Née à Montréal le , Ethel Strak est la fille d'Aldolph Stark, violoniste amateur, et de Laura Haupt[2]. Elle commence son éducation musicale à l'âge de 9 ans auprès du violoniste Alfred DeSève[3]. Elle poursuit son apprentissage auprès de Saul Brant au conservatoire de l'Université McGill[4]. Vers 1928, elle est acceptée à l'insitut Curtis de musique de Philadelphie et devient, du même coup, la première femme canadienne à y être admise[5]. où Lea Luboshutz lui enseigne le violon, Louis Bailly, la musique de chambre, et Arthur Rodzinski et Fritz Reiner, la direction d'orchestre[6]. Elle gradue de l'institut Curtis en 1934[6]. Elle joue avec le New York' Women's Chamber Orchestra entre 1938 et 1940.

Dans les années 1930, le violoncelle ou la trompette sont des instruments jugés "masculins"[réf. nécessaire]. La création d'un orchestre est alors un moyen de s'émanciper des normes sociales et d'exercer sa passion. En 1940, Ethel Stark fonde avec Madge Bowen la Symphonie féminine de Montréal[7]. Il s'agit du premier orchestre symphonique féminin créé au Canada[8]. Ce fut également le premier orchestre féminin à se produire à la salle Carnegie Hall en 1947[9],[10]. Elle dirigea cet orchestre jusqu'à la fin des années 1960, pendant plus de 28 ans[6].
De 1952 à 1963, elle enseigne au Conservatoire de musique du Québec à Montréal[9]. Elle est morte à Montréal le à 101 ans[9].
Distinctions et honneurs
- 1979 - Membre de l'Ordre du Canada
- 2003 - Grand officier de l'Ordre national du Québec