Ettore Reina

politicien italien From Wikipedia, the free encyclopedia

Ettore Reina, né le 27 juillet 1871 à Milan et mort le 8 novembre 1958 à Monza, est un journaliste, syndicaliste et homme politique socialiste italien.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
MonzaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Député XXVe législature du royaume d'Italie, 1er décembre 1919 - 7 avril 1921 ...
Fermer

Biographie

Dirigeant syndical : chapelier, socialiste et député

Né à Milan, Reina devint orphelin à l'âge de 13 ans. Il entra dans un orphelinat et put y effectuer un apprentissage de compositeur avant de le quitter cinq ans plus tard[1]. Il s'intéressa au socialisme, rejoignant la société amicale « Ordre et Travail » et le Parti socialiste italien (PSI), pour lequel il se présenta pour la première fois en 1897[1].

En 1898, Reina devint secrétaire du Conseil des métiers de Monza, fondant et dirigeant le journal La Brianza Lavoratrice[1]. Il s'impliqua fortement auprès des chapeliers locaux, les aidant à négocier une convention collective en 1899, puis contribua à créer la Fédération italienne des chapeliers (FILC) en 1902. Il devint le dirigeant du nouveau syndicat, et en 1906, participa à la fondation de la Confédération générale du travail (CGdL), Reina siégeant au comité exécutif de la fédération[1].

En 1919, Reina fut élu député de Milan à la Chambre des députés, où il siégea jusqu'en 1921. En 1922, il quitta le PSI pour rejoindre le Parti socialiste unitaire (PSU), issu de la scission réformiste. De 1921 à 1928, il fut également secrétaire général de l'Union internationale des chapeliers[1],[2].

Activité syndicale sous le fascisme

Après l'arrivée au pouvoir des fascistes et l'interdiction de la CGdL, Reina participa, avec Rinaldo Rigola, à la création de l'Associazione Nazionale Studi - Problemi del Lavoro[1]. Par la suite, Mussolini demanda à Reina de diriger une nouvelle fédération de syndicats fascistes, mais il refusa et poursuivit son activité syndicale, tout en travaillant comme correcteur d'épreuves pour une compagnie charbonnière. En 1940, il fut brièvement interné[1]. À sa libération, il commença à aider les réfugiés et, à la fin de la guerre, il se présenta sans succès à diverses élections. La FILC fut relancée et Reina semble avoir repris le poste de secrétaire général, avant de se retirer en 1947[3].

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI