Rinaldo Rigola
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| Député XXIIe législature du royaume d'Italie | |
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Rinaldo Rigola, né le 2 janvier 1868 à Bielle et mort le 10 janvier 1954 à Milan, est un syndicaliste, journaliste et homme politique socialiste italien.
Membre fondateur de la Confédération générale du travail (CGdL) en 1906, il en fut secrétaire de sa fondation jusqu'en 1918. Après la guerre, il fonda le Parti socialiste unitaire (PSU) avec Filippo Turati. Antifasciste, il devint par la suite un soutient prudent des politiques syndicales du régime fasciste, après la dissolution de la CGdL, en fondant, en 1926, l'Associazione Nazionale Studi - Problemi del Lavoro.
Militant socialiste et dirigeant syndical
Rigola, fils d'un teinturier et d'une repasseuse, après avoir fréquenté une école professionnelle à Biella, sa ville natale, commença à travailler à l'âge de 16 ans comme ouvrier textile et adhéra très jeune au Parti socialiste italien (PSI). Premier député ouvrier, il fut élu en 1900 dans la circonscription de Biella. Le 15 août 1895, il fonda le journal socialiste Corriere Biellese et, en 1906, la Confédération générale du travail (CGdL), dont il fut secrétaire général jusqu'en 1918.
Il devint aveugle à la suite d'un accident du travail. Il dirigea la CGdL depuis sa création jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, œuvrant à son indépendance vis-à-vis du PSI. Après la guerre, il fut sensible aux positions d'Alceste De Ambris et au positions syndicales exprimées dans la Charte du Carnaro.
Les années 1920
En 1922, il fonda le Parti socialiste unitaire avec Filippo Turati et Claudio Treves et s'opposa initialement au fascisme. Cependant, il fut également critiqué par : « ces franges importantes du syndicat qui prétendaient avoir pour mission de négocier sans cesse et, en même temps, de reconnaître une certaine légitimité au gouvernement pour obtenir une forme de neutralité à l'égard des organisations syndicales. En août 1923, c'est surtout Matteotti qui empêcha les partisans de la « collaboration technique » de conclure un accord avec le gouvernement, accord qui prévoyait même la nomination de Gino Baldesi au ministère du Travail en tant que ministre technique. Seul Bruno Buozzi, au sein du secrétariat confédéral de la CGdL, après la première rencontre décevante avec Mussolini, maintint fermement qu'aucun résultat positif ne pouvait être tiré de telles négociations et qu'il était absurde d'engager un dialogue avec le gouvernement de Mussolini. »
Durant cette période, Rigola rejoignit le camp antifasciste et fonda en 1924 l'hebdomadaire Il Lavoro, avec lequel il mena son combat pour la défense du régime démocratique et du parlementarisme. À partir de 1926, il collabora également à Operaio italiano, organe des exilés italiens qui avaient reconstitué la CGdL à Paris.
Un soutient prudent du fascisme
Après la dissolution de la CGdL en 1926, il fut le principal fondateur, avec les membres de la « vieille école confédérale » (Angiolo Cabrini, Ludovico d'Aragona, Ludovico Calda, etc.), de l'Associazione Nazionale Studi - Problemi del Lavoro, un centre d'études politico-culturelles d'inspiration syndicale-socialiste ainsi que de la revue Problemi del Lavoro destinés initialement à analyser et influencer le corporatisme naissant, mais qui devinrent au fil du temps des relais enthousiastes et inconditionnels de ce dernier.
Après cette expérience, il se retira de la vie politique active en 1940 et poursuivit son travail de journaliste dans les années qui suivirent la chute du fascisme. Isolé pour ses activités sous le régime, il ne fut que partiellement réhabilité en 1953, lorsqu'il reçut la visite officielle d'une délégation composée de représentants des trois syndicats CGIL, CISL et UIL.