Eugène Nolent

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Eugène Nolent
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Eugène Nolent, né le à Bernay dans l'Eure et mort pour la France à Somme-Suippe dans le département de la Marne le , est un journaliste et avocat français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Eugène Nolent, né le à Bernay[1], est le fils de Georges Gustave Nolent (1853-1883) et de Louise Lucille Neuville[2]. Issu d'une famille de Pont-Audemer, son père s'était engagé à 17 ans pour la guerre franco-allemande de 1870, avait combattu à Reichsoffen et été fait prisonnier à Sedan[1].

Après la mort prématurée de son père en 1883, Eugène Nolent est élevé exclusivement par sa mère. Il effectue une partie de sa scolarité au petit séminaire de Pont-Audemer[3] puis à Paris, au collège Stanislas et obtient le premier prix de dissertation française au concours général[4]. Il poursuit des études littéraires, obtient les licences de lettres en 1898[3], de philosophie et de droit et se présente au concours de l'agrégation de philosophie[4].

Il fait son service militaire au 39e régiment d'infanterie de à [5]. Il est auditeur à l'École pratique des hautes études (1901-1902) et travaille comme journaliste, collaborant au Sillon, à l'Excelsior et au Petit Journal où il est chroniqueur judiciaire et couvre notamment l'affaire Steinheil. Après un voyage d'étude en Allemagne, il collabore à la revue L'Idée en même temps que Maurice Barrès, dont il devient le secrétaire, éditant des articles de ce dernier qui paraissent sous le titre De Hegel aux cantines du Nord[4]. En 1904, il est membre de la Fédération régionaliste française et intervient auprès de la Société d'économie sociale[6].

Il devient avocat au barreau de Paris en [3], membre de la conférence Molé-Tocqueville, dont il est président, et enseigne le journalisme à l'École des hautes études sociales[4],[7].

En , il se présente face à Théodore Steeg dans la circonscription de la Seine et termine second[8]. En , il se présente, sans succès, aux élections législatives à Pont-Audemer sous l'étiquette « républicain progressiste, libéral »[9],[10].

À la mobilisation en , il est rappelé comme sergent au 17e régiment d'infanterie territoriale. Promu au rang de sous-lieutenant à titre temporaire, il est légèrement blessé au bras le dans la Somme[4] et écrit à sa mère le lendemain : « Nous avons eu hier une affaire assez grave, six heures sous la pluie de feu. Une petite éraflure au bras pour moi, 12 hommes perdus par ma section dont un mort dans mes bras. J'ai supporté vaillamment l'épreuve qui est redoutable ! Quelle effroyable chose que la guerre !... »[11]. Son grade de sous-lieutenant devient définitif en [5].

Dès le début de la guerre, il défend régulièrement des soldats inculpés devant les conseils de guerre[3] et écrit dans L'Écho des tranchées[1].

Fin , il passe dans l'armée active au 410e régiment d'infanterie et est en première ligne le [12]. Le , Eugène Nolent est blessé mortellement par l'éclatement d'une torpille aérienne à Souain et meurt à l’ambulance 3/11 de Somme-Suippe où il a été transporté le [13]. D'abord enterré dans le cimetière militaire de Somme-Suippe, sa famille rapatrie son corps pour l'inhumer à Pont-Audemer en [3].

Œuvres principales

Distinctions

Hommages

Bibliographie

Références

Liens externes

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