Eugène Aubel
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Eugène Ferdinand Aubel |
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Eugène Ferdinand Aubel, né le Paris et mort le à Orléans, est un biochimiste, résistant et militant communiste français[1],[2].
Issu d'un milieu populaire, et d'une famille engagée à gauche, il suit des études primaires brillantes qui lui permettent de réussir, en 1912, le concours de recrutement des ingénieurs chimistes de la ville de Paris.
Réformé pour raisons de santé en 1914, il poursuit ses études après guerre, jusqu'au doctorat qu'il décroche en 1922.
À partir de 1925, il enseigne à l'Université, d'abord à Bordeaux, puis à la Sorbonne (1934). Jusque-là de sensibilité plutôt très à droite, proche de l'Action française, la montée du nazisme et de l'antisémitisme le font changer radicalement d'opinion, et il se rapproche alors de la gauche communiste, sans pour autant militer.
Résistant au sein du Front national universitaire pendant la guerre, il adhère au PCF en 1945, mais est surtout actif au sein du Mouvement de la Paix, dont il fait partie des instances dirigeantes à partir de 1951.
Dans les débats autour du lyssenkisme, qui agite les intellectuels communistes au début des années 1950, il prend une position mesurée, sans s'opposer aux positions de la direction du parti, auquel il reste fidèle jusqu'à sa mort.
La fille d'Eugène Aubel, Geneviève, docteur en pharmacie et chercheuse au CNRS, s'est mariée avec Charles Sadron.
Travaux scientifiques
Après une thèse sur la nutrition du bacile pyocyanique, Aubel spécialise ses recherches sur la fermentation, publiant dès 1929 un état des recherches sur la question en collaboration avec Antoine Genevois. Son expertise dans le domaine fait qu'il est appelé à rédiger le volume correspondant de l'encyclopédie Que sais-je ?, qui paraît une première fois en 1952, et qu'il enrichira à plusieurs reprises ensuite.