Eugène Beyens (1816-1894)
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| Ambassadeur de Belgique en France | |
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| Ambassadeur de Belgique en Espagne | |
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Gabriel Auguste Van der Straten-Ponthoz (d) |
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Le baron Eugène Henri Léonard Beyens (Bruxelles, – Presles, ) est un diplomate belge.
Eugène Henri Léonard Beyens est le fils de Jean-Baptiste Julien Beyens (1766-1829), avocat à Bruxelles.
Il opte pour la carrière diplomatique et est nommé, le , secrétaire de légation de deuxième classe. Eugène Beyens marche d'abord sur les traces de son père en s'inscrivant au barreau après ses études de droit, puis il rentre rapidement aux affaires étrangères devenant ainsi un des premiers diplomates du Royaume de Belgique nouvellement constitué.
Tout comme son père, il fut franc-maçon, membre de la loge bruxelloise Les amis philanthropes[1] où il est mentionné comme "ministre de Belgique à La Haye".
Il est d'abord envoyé en poste à l'ambassade de Belgique à Madrid. Il y exerce la fonction de chargé d'affaires pendant un congé du baron du Jardin. Le , il est nommé secrétaire de légation de première classe. Pendant la brève période où il fut secrétaire de légation à Cobourg, le duc Ernest II de Saxe-Cobourg et Gotha lui conféra le un titre héréditaire de baron[2].
Ce titre fit l'objet d'une reconnaissance dans des lettres patentes délivrées par Leopold 1er le [3].
Il épouse à Madrid le María de las Mercedes Alcalá Galiano y Valencia, fille de Juan Antonio Alcalá-Galiano y Bermúdez , comte de Casa-Valencia (ca), et amie d'enfance d'Eugénie de Montijo. Le , il est élevé à la dignité de chevalier de l'ordre de Léopold. Le , il a une fille nommée Isabelle qui aura pour marraine la reine Isabelle II d'Espagne.

Après le mariage d'Eugénie de Montijo avec Napoléon III (1853), Eugène Beyens est transféré à l'ambassade de Paris. Le , il a un fils, Eugène Napoléon, qui aura l'Empereur et l'Impératrice pour parrain et marraine. En juin 1856, il est nommé conseiller de légation. Le , il a un troisième fils, Hubert. En 1864, il succède à Firmin Rogier au poste de ministre plénipotentiaire à Paris. Il conserve ce poste jusqu'à son décès, en 1894.
Il est inhumé au cimetière de Laeken[4].
Distinctions
- Croix civique de première classe
- Grand-croix de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
- Grand-croix de l'ordre de la Couronne de chêne
- Grand-croix de l'ordre de Notre-Dame de Guadalupe (Mexique)
- Grand-croix de l'ordre du Lion et du Soleil
Grand-croix de l'ordre du Christ- Grand-croix de l'ordre de Charles III
Grand officier de la Légion d'honneur- Grand officier de l'ordre de Léopold
- Commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique