Eugène Boullier
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Origine
Il est affilié à une famille ancienne dans la magistrature par son père[3], et par sa mère à la famille Duchemin, composée de plusieurs historiens locaux. Peu après sa naissance, sa famille rejoint Laval, où il a habité. Son oncle est l'abbé Touschard de Sainte-Plennes, qui s'occupe des prêtres non assermentés de la Mayenne regroupés à Laval en 1792. Sa famille sera aussi arrêtée et jetée en prison pendant la Révolution française pour avoir improvisé des oratoires clandestins.
Il est le fils de François-Jean-Baptiste Boullier (1755-1806) et Marie-Ambroise Duchemin, sœur de Jacques-Ambroise Duchemin de Villiers, fille de Jacques Duchemin de Villiers et d'Arthémise-Catherine Touchard de Sainte-Plaine. Les lettres que son père écrivit à la famille de sa femme pour rendre compte des événements révolutionnaires à Ernée contiennent des détails curieux et des appréhensions qui se réalisèrent. La famille vint s'établir à Laval en 1792. Il est le frère d'Isidore Boullier.
Eugène Boullier, son fils fit, en 1853, le pèlerinage de Terre-Sainte au cours duquel il adressa à un correspondant réel, du au mois de , des lettres publiées d'abord en partie dans l'Indépendant, depuis le , et réunies ensuite en un volume intitulé : Lettres d'un pèlerin de Jérusalem, Journal d'un voyage en Orient (Laval, Godbert, 1854, in-8).
- Gabriel Duchemin (1649-1705), sieur du Tertre
- Pierre Duchemin (1691-1755), sieur du Tertre
- Ambroise Duchemin (1693-1749), sieur de la Maisonneuve, époux de Marie Hoisnard
- Jacques Duchemin (1724-1807), époux de Arthémise Touschard[4]
- Jacques-Ambroise Duchemin de Villiers (1764-), historien
- Marie Duchemin de Villiers, épouse de François Boullier de la Touche
- Isidore Boullier
- Eugène Boullier
- Rosalie Boullier, époux de Etienne-Louis Couanier de Launay
- Jacques-Ambroise Duchemin de Villiers (1764-), historien
- Ambroise Duchemin (1727-?), époux de Marie Duchemin
- Ambroise Duchemin des Cepeaux (1759-1804)
- Jacques Duchemin des Cepeaux, historien, auteur des Souvenirs de la Chouannerie
- Ambroise Duchemin des Cepeaux (1759-1804)
- Jacques Duchemin (1724-1807), époux de Arthémise Touschard[4]
Chouannerie de 1815
Il s'enrôle à la fin des Cent-Jours sous les ordres de Louis d'Andigné lors de la Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815.
Louis XVIII fait son retour à Paris le [5]. Jacques-Ambroise Duchemin de Villiers, conseiller de préfecture, assure l’intérim du préfet dans un contexte de vide administratif et de tensions croissantes[5]. De Villiers cherchait à retenir autant que possible l'ardeur de Camille de Farcy, lui défendant toute rencontre et même l'entrée dans Sainte-Suzanne en cas de reddition[5].
Eugène Boullier fait partie, avec le grade de capitaine, du détachement sous les ordres de Camille de Farcy qui, le , vint sommer la ville de Sainte-Suzanne de se rendre. Les sympathies napoléoniennes de la cité de Sainte-Suzanne lui valent pendant les Cent-jours le surnom de l'Île d'Elbe.
À la fin des Cent-jours, le détachement royaliste, commandé par Eugène Boullier, sous les ordres Camille de Farcy, vient le pour s'emparer de Sainte-Suzanne, et veut livrer l'assaut. La population, rejointe par des réfugiés, se barricade dans la cité, prête à résister. La ville de Sainte-Suzanne ayant déclaré le aux assiégeants qu'elle ne capitulerait que lorsque « les journaux annonceraient qu'on reconnaissait à Paris l'autorité du roi »[5].
Mais il y a seulement quelques coups de fusil, et les royalistes se retirent à Évron sur ordre venu de Laval[5]. Ce fut Eugène Boullier qui eut le commandement de la place et qui désarma les habitants de Sainte-Suzanne le . Eugène Boullier part de Sainte-Suzanne le avec un autre détachement, et se dirige vers le Morbihan « pour y prendre des armes anglaises. »[5].
Seconde restauration
Il entre depuis dans l'administration municipale de Laval dirigé par Jean-François de Hercé et donna sa démission d'adjoint le .
Pendant quinze ans, la ville se développe sous le mandat de Jean-François de Hercé[6].
Botanique et géologie
Il a collaboré, avec MM. Sosthène Duclaux et Hippolyte Le Tissier (bibliothécaire de Laval), au Catalogue des plantes qui croissent spontanément dans le département de la Mayenne (Laval, 1838, in-12), réédité la même année en format in-8 ; et à la formation de l'herbier déposé au musée des Sciences de Laval.
Il se donna aussi à la géologie. Il écrit en 1826 l'une des premières espèces signalées dans la riche faune dévonienne de la région de Laval. E. Boullier, Mémoire sur une espèce de polypier fossile rapporté au genre Favosites punctata de Lamarck. Paris, impr. de Decourchant, 1826, in-8. (Extrait des Annales de la Société linnéenne), 1826. (t. V, p. 428-436, pl. 8, fig. 1 à 4) ; tirage à part, Paris, 1826.
Notes et références
- ↑ Archives de Mayenne, Ernée, 1787-1793, vue 33 / 555
- ↑ Archives de Mayenne, Laval, acte de décès n°308 dressé le 09/07/1857, vue 54 / 122
- ↑ Procureur fiscal à Ernée.
- ↑ Fille d'Ambroise Touschard, sieur de Sainte-Plaine. Licencié es lois. Echevin de Laval en 1754, 1757. Ambroise est le petit-fils d'Ambroise Touschard, conseiller du roi, juge royal de Laval.
- 1 2 3 4 5 6 Société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne, Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, Imprimerie de L. Moreau (Laval), 1905, p. 226-227.
- ↑ L'achèvement du Pont-neuf; la place de la Préfecture, l'hôtel de ville, le théâtre, place de Hercé, datent de son administration. Il prêta aussi un concours actif aux établissements des Frères des écoles chrétiennes, des Jésuites et des Sœurs de la Miséricorde.