Sosthène Duclaux

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
Nationalité
Activité
Sosthène Duclaux
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
Nationalité
Activité

Jean-Sosthène-Edmond Duclaux, ou encore Sosthène Duclaux (né le à Château-Gontier[1] et mort le ) est un magistrat et botaniste français, connu pour ses contributions à l’étude de la flore de l’Ouest de la France, notamment en Mayenne, Anjou et Bretagne.

Jeunesse et formation

Jean-Sosthène-Edmond Duclaux naît à Château-Gontier, fils de Jean-Laurent Duclaux, marchand orfèvre à Château-Gontier, succédant à son beau-père[2], originaire de Grenoble, et de Victoire-Aimée Perrotin[3]. Après des études au Collège de Château-Gontier, il suit des cours de droit à la Faculté de Rennes[2].

Bien que destiné à une carrière juridique, il se passionne rapidement pour les sciences naturelles, en particulier la botanique, qu’il considère comme son « unique délassement »[2]. Entre 1812 et 1813, il suit assidûment les cours de botanique et de zoologie du professeur Jean-Vincent-Yves Degland à Rennes[2], avec qui il noue une relation durable. Il herborise régulièrement aux environs de Rennes, en compagnie d’autres étudiants en droit, dont Pontallier et Le Gall, avec qui il partage une passion pour la botanique.

Carrière juridique et passion botanique

En 1814, après avoir terminé ses études de droit, Duclaux quitte Rennes pour Château-Gontier[2], tout en poursuivant ses herborisations. Il est nommé Substitut du procureur royal au tribunal civil de Château-Gontier en 1816, puis juge d’instruction en 1833, et enfin vice-président du tribunal civil de Laval en 1838[2]

« Je n'ai pas, lui dit-il, toujours le loisir de parcourir la campagne et d'étudier les végétaux variés qui nous environnent. Il faut poursuivre des vagabonds, des fripons, les rebuts de la société, s'occuper d'une multitude d'actes et de procédures fort ennuyeuses. Il serait beaucoup plus agréable d'aller courir après l'Erica vagans que nous n'avons pas, ou même le Ranunculus sceleratus qui n'est pas rare! Lettres à Guépin (Documents botaniques, p. 45) »

Malgré ses obligations professionnelles, il consacre une grande partie de son temps libre à la botanique, explorant les environs de Château-Gontier, Laval, et d’autres régions de l’Ouest de la France[2].

Il a suivi pendant une quarantaine d'années des recherches botaniques[3]. Il a mené ses études avec une science et une conscience qui le firent unanimement apprécier par les botanistes[4].

Contributions scientifiques

Duclaux est surtout connu pour ses récoltes et ses observations botaniques, qu’il consigne méticuleusement[2]. Il découvre de nombreuses espèces rares ou peu documentées dans l’Ouest de la France, comme le Reseda luteola près de Saint-Malo, le Salvia verbenaca à Saint-Servan, ou encore le Cochlearia danica au Mont-Saint-Michel.

En septembre 1821, Jean-Marie Bachelot de La Pylaie étant venu à Laval, Eugène Boullier et Sosthène Duclaux se joignirent à lui pour explorer les environs et particulièrement la localité de Changé[2].

Il entretient une correspondance suivie avec plusieurs botanistes de son époque, notamment Jean-Vincent-Yves Degland, Jean-Baptiste-Pierre Guépin, Eugène Boullier, Auguste-Nicaise Desvaux et Alexandre Boreau, avec qui il échange des échantillons et des déterminations. Pendant qu'il est juge au Tribunal de Laval, il a visité le nord de l'Anjou, et a adressé fréquemment ses récoltes aussi rares à Jean-Baptiste-Pierre Guépin, auteur de la Flore de Maine-et-Loire[3].

En 1838, il participe activement avec MM. Eugène Boullier et Hippolyte Le Tissier (bibliothécaire de Laval) à la rédaction du Catalogue des plantes dicotylédones et monocotylédones qui croissent spontanément dans le département de la Mayenne, publié par une société de botanistes lavallois (Laval, 1838, in-12), réédité la même année en format in-8 . Il est l'un des auteurs du Catalogue des plantes vasculaires de la Mayenne.

Héritage et postérité

Duclaux lègue à sa mort ses herbiers, manuscrits et livres à la ville de Laval[2]. Il a légué à sa mort au Musée des Sciences de Laval l'herbier de Jean-Baptiste Mougeot et C. Nestler sur les plantes cryptogames des Vosges rhénanes et l'herbier de F.G. Kneiff et W. Maercker sur les mousses[3]. Il était également membre du conseil municipal de Laval[2]. Le conseil municipal de Laval salue en 1856 son legs à la ville, soulignant « les longues études spéciales et le mérite connu de M. Duclaux ».

Bibliographie

  • Bulletin de Mayenne-Sciences, 1929

Notes et références

Source partielle

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI