Eugène Castellano
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| Directeur de théâtre Théâtre Historique (en) | |
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| à partir de | |
| Directeur de théâtre Théâtre du Châtelet | |
| à partir de | |
| Directeur de théâtre Théâtre-Lyrique | |
| à partir de | |
| Metteur en scène Théâtre du Châtelet | |
| à partir de |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
François Castellano |
| Pseudonyme |
Eugène Castellano |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
Lucie Claire Hanquez (d) (de à ) |
| A travaillé pour | |
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| Membre de |
Association des artistes dramatiques (d) |
Éden-Concert () |
François Castellano, dit Eugène Castellano, né le à Nauplie et mort le à Paris 1er, est un acteur de théâtre, producteur et directeur de théâtre français.
Il a fondé l’Éden-Concert.
La naissance de Castellano, en Grèce est due au fait que son père, capitaine de cavalerie, compagnon d'armes de lord Byron, a pris part à la guerre d'indépendance grecque[1]. Se destinant de prime abord à l’état ecclésiastique, il renonce vite à ce projet. Après avoir fait ses études à Venise, il est placé à l'école secondaire de marine à Toulon, qu'il quitte en 1831, sur le désir de sa mère, Marie Blanc, pour venir à Paris, où il est placé par ses parents dans une maison de commerce parisienne[2].
Après avoir vu jouer Deburau aux Funambules, il n'a plus, dès lors, qu'une idée fixe devenir comédien. Il s'essaie dans un petit théâtre de société, où Christian[3] et d'autres font leurs premières armes. Malgré les remontrances de sa mère, il entre dans la troupe d'un nommé Durand en [2].
Puis, après avoir couru la banlieue, il est engagé successivement à Boulogne-sur-Mer[4], Reims, Bruxelles, Dieppe en , Anvers, jeune premier -, Versailles, grand premier rôle, , Toulouse , Lyon en [5], lorsque Charles Desnoyer, directeur de l'Ambigu, lui propose un engagement, il débute dans le Moulin de l'Ermitage. Puis, joue les rôles de Dominique dans La Servante, Adam, dans Le Paradis perdu, le comte, de La Comtesse de Navailles, Pierre et André, des Pauvres de Paris, le comte de Monteleone, de L'Espion du grand monde, Wattson, des Fugitifs, le sénateur Bird, de la Case de l'oncle Tom, Cornélius Agrippa, de Jane Grey, Dagobert, du Juif errant en , Henri III, de La Dame de Monsoreau en [2].
Parmi ses créations originales, on trouve des rôles importants comme dans Fanfan la Tulipe de Paul Meurice, L'Ange de minuit en ; la Maison du Pont Notre-Dame en ; le docteur Joseph, dans Le Comte de Saulles, à côté de Frédérick Lemaître ; Rochester, dans La Fille du maudit ; les quatre rôles de César Andréa, un notaire, sir Williams et le docteur Gordon, dans Rocambole, en 1864[2].
En , il quitte l'Ambigu, et prend, en face, la direction d'une brasserie nommée Castel[a], mais cela ne lui suffit bientôt plus. En , Hippolyte Hostein le prend comme directeur de la scène au Châtelet, puis comme directeur du Théâtre-Lyrique-National, en [6], qu’il tente en vain de renommer, à partir du 21 juillet, « Théâtre Historique », pour mettre l’établissement au diapason de son répertoire, le Préfet de la Seine ayant objecté et enjoint à son locataire de conserver le titre de « Théâtre Lyrique », dont la Ville désirait être seule propriétaire[b],[7]. Il imagine les billets à prix réduits[c]. Il remonte sur scène à la Renaissance, dans La Belle et la bête, au Châtelet, dans le rôle de Pierre Malet, de La Camorra en [5].
Il monte successivement au Théâtre-Historique Le Drame au fond de la mer, Regina Sarpit de Georges Ohnet, Latude, puis Marceau, la Centième d'Hamlet, la Comtesse de Lérins[2].
En il prend aussi la direction du Châtelet, menant de front les deux affaires, deux des plus grandes scènes de Paris, le Châtelet et le Théâtre-Historique[5]. Au Châtelet, il reprend Le Voyage dans la Lune et remonte, Rothomago[8] et les Sept châteaux du Diable[9], jouée pendant l'Exposition universelle de 1878. Il monte également au Châtelet La Vénus Noire et Le Beau Solignac, puis cède le théâtre à Émile Rochard, qui était son secrétaire depuis sept ans. À peine le Châtelet vendu, il fonde 17, boulevard de Sébastopol, un café chantant auquel il donne le nom d'Éden-Concert[2].
À sa mort, d'une attaque de goutte, sa veuve, Lucie Claire Hanquez (d), la fille de la costumière de l'Ambigu, dite Mme Castellano-Saint-Ange, après son remariage, lui succède à la direction de l'Éden-Concert[5]. À L’issue de ses obsèques, à Saint-Germain-l'Auxerrois, le , il a été inhumé au cimetière du Montparnasse[10].