Né en 1828 dans la ville de Saint-Cyr (Seine-et-Oise), Eugène Cléray et sa famille déménagent à Paris en 1840. Délégué de la 15ème brigade des Ateliers nationaux, Cléray participe activement à la Révolution de 1848 en aidant à la prise de la 9ème mairie et à la défense de certaines barricades[1]. Arrêté après les Journées de Juin, il est transporté en Algérie et passe sept ans à la kasbah de Bône puis de Lambèse[2] malgré une tentative d'évasion ratée le jour de son arrivée (on l'arrêtait sans le sous dans la ville de Mondovi)[3].
L'Empire, la guerre et la Commune de Paris
Gracié le [1], il rentre à Paris et se remet à exercer son métier de fabricant de peignes en écaille tout en devenant un agitateur connu de l'opposition républicaine au Second Empire en participant par exemple aux troubles ayants suivis l'enterrement du journaliste Victor Noir le [3]. Le de la même année, un groupe de blanquistes dirigé par les lieutenants de Auguste Blanqui, Ernest Granger, Émile Eudes et Gabriel Brideau attaquent la caserne des pompiers de la Villette afin d'y dérober des armes à feu et déclencher l'insurrection dans la capitale. L'attaque échoue et Blanqui, bien que pas directement impliqué, est recherché par la police. C'est d'abord chez Paul Dubois puis chez Cléray qu'il se cache, celui-ci l'ayant déjà caché auparavant pendant quelques mois[4].
Au 4 septembre, il rejoint le bataillon de fédérés de son arrondissement puis est élu, le , adjoint du maire du 3ème arrondissement de Paris. Refusant la capitulation face à l'Allemagne, il rallie la Commune de Paris et se présente durant les élections du . mais n'obtient que 5 698 voix dans le 3ème arrondissement et n'est finalement pas élu[1]. Il quitte Paris en pour Tours.