Eugène Muller
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| Eugène Muller | |
Le chanoine Eugène Muller vers 1880. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (17 ans, 11 mois et 22 jours) |
|
| Circonscription | Bas-Rhin |
| Groupe politique | NI |
| Député français | |
| – (7 ans, 1 mois et 14 jours) |
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| Élection | 16 novembre 1919 |
| Réélection | 11 mai 1924 |
| Circonscription | Bas-Rhin |
| Législature | XIIe et XIIIe (Troisième République) |
| Groupe politique | ERD (1919-1924) URD (1924-1928) |
| Député allemand | |
| – (7 ans) |
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| Circonscription | Landtag d'Alsace-Lorraine |
| Gouvernement | Empire allemand |
| Groupe politique | Zentrum |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ranspach, Haut-Rhin |
| Date de décès | (à 86 ans) |
| Lieu de décès | Strasbourg, Bas-Rhin |
| Nationalité | Française |
| Profession | Prêtre catholique |
| Résidence | Alsace |
| modifier |
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Eugène Muller, né le à Ranspach et mort le à Strasbourg, est un prêtre catholique et homme politique alsacien. Il fut membre du Landtag d'Alsace-Lorraine de 1911 à 1918, membre de l'Assemblée nationale de 1919 à 1927, puis du sénat de 1927 à 1940.
Chanoine au chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, Eugène Muller est professeur de théologie au Grand Séminaire de Strasbourg puis professeur de dogmatique à la Faculté de théologie catholique de Strasbourg.
Son goût personnel pour l’art et l’histoire l’amène à dispenser un enseignement sur l’art chrétien et à participer aux travaux de différentes sociétés d’histoire en Alsace.
Eugène Muller débute en politique en 1911. Il est élu au Landtag d'Alsace-Lorraine, le parlement d'Alsace-Lorraine.
Député du Bas-Rhin de 1919 à 1927, puis sénateur de 1927 à 1940, il est le pilier au Parlement de l'adaptation de la législation française aux départements d’Alsace-Moselle, et est à ce titre un des pères du droit local d'Alsace-Moselle. Le , il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
Eugène Muller est l'oncle de l'auteur dramatique et homme politique Germain Muller[1].
Sur le multiculturalisme français
Grand amateur et connaisseur des vins français il s’adresse en ces termes à ses collègues de la chambre des députés en 1920 : « L’éclat et la gloire de nos vins si différents les uns des autres repose sur la diversité des terroirs dont ils sont issus et sur le soin que leur porte le vigneron à les conserver purs et sans mélange. Qui aurait l’idée de verser les vins de Bourgogne, de l’Alsace, de la Champagne et du Bordelais dans un même tonneau et de produire ainsi un vin français homogène et unifié ? C’est exactement ce que fait notre constitution en dédaignant la particularité et l’âme unique de nos provinces. »[2]