Eugène Pick
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Issu d'une famille originaire d'Anvers en Belgique qui s'est installée à Abbeville en 1778, Eugène Pick est le troisième enfant d'une fratrie qui en comportera sept, de l'union de François-Emmanuel Pick (1788-1858) et de son épouse Marie-Anne Baudran. Il est né à Vienne, place de la Fûterie, le .
Illettré, Eugène Pick arrive à Paris, sans ressources, dans sa jeunesse et exerce de nombreux métiers pour survivre. Intéressé par la librairie, il apprend à lire et parvient à entrer comme voyageur de commerce chez un éditeur. Il est alors chargé de visiter les clients et d’enregistrer les commandes de livres. En 1848, il vit au 51 rue Laffitte et fait imprimer à 100 000 exemplaires, une Histoire complète de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République française qu'il commercialise lui-même.
En 1850, il s'associe à Pierre-Louis Baudouin[1] pour imprimer, en 1851, l’ouvrage d'Eugène de Mazincourt Le Bon Conseiller en affaires ou Nouveau Manuel national de droit français ainsi qu'un extrait de ce livre, intitulé Nouveau tableau-barème colorié, aussi simple qu’ingénieux et d’un genre entièrement neuf.
Il obtient son brevet de libraire le et nomme sa librairie « Librairie napoléonienne, des arts et de l’industrie »[2]. Il fonde aussi à Lyon, 8 place Saint-André, un nouvel établissement[3] et édite principalement des ouvrages sur la famille Bonaparte. En 1860 la librairie devient « Grande Librairie napoléonienne, historique, des arts et de l’industrie », 5 rue du Pont-de-Lodi[4].
Le , Eugène Pick fonde les journaux Le Trésor de la maison, journal universel des connaissances utiles, dédié aux familles et le , Le Propagateur universel, journal de la ville et de la campagne, littéraire, artistique, historique, agricole, industriel et commercial[5].
On lui doit, outre ses parutions habituelles, l'édition dans les années 1860 de nombreux almanachs.
Dans sa librairie vont se rejoindre de nombreux hommes politiques et écrivains comme Émile de La Bédollière, Félix Ribeyre, Pierre Dupont, Charles Monselet, Fernand Desnoyers, Charles de Bussy ou encore Armand Lebailly[6].
Il meurt célibataire, le , à l’hôpital de la Charité, à Paris.