Eugène Portalié

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Eugène Portalié
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Eugène Portalié est un Jésuite français, professeur de théologie positive à l'Institut catholique de Toulouse, né à Mende le , et mort à Amélie-les-Bains le .

Eugène Portalié a fait ses études dans le collège de Mende tenu alors par les Pères de la Compagnie de Jésus, puis, quand les Jésuites ont quitté le pensionnat de Mende, il les a suivis à Saint-Affrique.

Il n'a pas encore 16 ans quand il est entré dans le noviciat de la Compagnie de Jésus le où il a eu pour maître des novices le R. Paul Ginhac (1824-1895) qu'il a retrouvé en 1886-1887 comme instructeur du troisième an.

En 1872, il est nommé professeur de cinquième au collège de Sarlat. Les deux années suivantes il est professeur en quatrième. En 1875, il est professeur dans un juvénat pour les jeunes jésuites qui sortent du noviciat, d'abord à Toulouse pendant 6 ans, puis, après 1880, à Uclès. Il a enseigné les langues classiques et la littérature.

En 1881, il passe de la position de professeur à celle d'élève en cours de théologie. Il est ordonné prêtre en 1884. Remarqué pour son travail et ses dons intellectuels, il passe deux années d'études de théologie à Uclès. Il a eu comme professeur P. Giuseppe Maria Piccirelli (1841-1919). En 1886, il a été invité à soutenir un grand acte de Universa Theologia présidé par le nonce à Madrid, Mariano Rampolla del Tindaro, accompagné par son secrétaire, le futur pape Benoît XV. Il passe une année de formation sous la direction du P. Paul Ginhac et a étudié les auteurs ascétiques. Il continue sa formation à l'Université grégorienne à Rome pendant un an et revient à Uclès en 1888.

De 1888 à 1897, il est lector vespertinus de théologie dans la maison d'études de la Compagnie de Jésus à Uclès, en Espagne, puis, en 1897, l'accalmie de « l'esprit nouveau » a permis aux scolastiques d'Uclès de revenir à Vals-près-le-Puy. Son enseignement donnait une connaissance approfondie de la doctrine et de son histoire, en particulier, des différents systèmes théologiques. Il a émis des positions originales sur les traités de la foi et sur la grâce, entre les différentes théories cherchant à expliquer le dogme. Pendant les années hors de France, il a étudié l'histoire de la théologie, des œuvres des diverses écoles du Moyen Âge et de Francisco Suárez. Bibliothécaire du scolasticat, il a constitué une riche collection des théologiens des différentes écoles.

En 1896-1897, il a dénoncé la mystification de l'affaire Diana Vaughan dans une brochure parue sous le titre La fin d'une mystification. Il a publié des articles sur L'hypnotisme au Moyen Âge, sur Avicienne et sur Richard de Middletown.

En , il est nommé professeur de théologie positive de l'Institut catholique de Toulouse. Mgr Pierre Batiffol est nommé directeur de l'Institut catholique de Toulouse, en 1898. Il a collaboré au Bulletin de littérature ecclésiastique publié par l'Institut. Il a participé aux controverses que suscitaient les publications d'Alfred Loisy, E. Leroy, de l'école de l'immanence, de George Tyrrell et de la théologie moderniste qui allaient être condamnées. Il en a été l'adversaire dans ses articles dans les revues Études et Bulletin de littérature ecclésiastique. Ses dernières interventions avec le Père Henri Saltet, pendant la maladie qui allait l'emporter, sont contre les faux signés A. Dupin et E. Herzog dans des articles repris dans la brochure La question Herzog-Dupin et la critique catholique, en 1908, et pour faire la critique des thèses de Joseph Turmel.

Publications

Notes et références

Annexes

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