Eugène de Kerckhove
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Eugène de Kerckhove, né le à Anvers et mort le à Malines, est un diplomate et homme politique belge.
Fils aîné du médecin militaire Joseph de Kerckhove, admis à la noblesse, en 1842, et de Grégorine Chapuis (1794-1884), d’une ancienne famille noble du Dauphiné, Eugène de Kerckhove a obtenu un doctorat en droit de l'université de Gand (1841) et a été un diplomate depuis 1841 comme envoyé belge de secrétaire d'ambassade à Stockholm, Paris et Constantinople. Il quitte la diplomatie belge en 1849 et rejoint l'Empire ottoman en tant que ministre plénipotentiaire à Bruxelles et à Madrid[1].
En 1860, il s'installe à Malines. Il est devenu l'un des organisateurs des congrès catholiques de Malines et a contribué à la mise en place des conférences humanitaires de Saint-Vincent-de-Paul[2].
En 1867, il a été élu membre catholique de la Chambre des représentants de Belgique pour le district de Malines et a exercé ce mandat jusqu'en 1884. Il a joué un rôle important dans les débats parlementaires.
Il devient en 1885 bourgmestre de Malines et occupe ce poste jusqu'à peu de temps avant sa mort. De Émilie de Peñaranda de Franchimont (1832-1912), épousée en 1853, il a eu, de 1854 à 1874, treize enfants[3].
Il était décoré de l’ordre impérial du NichanIfthear de 2e classe en brillants, commandeur de l’ordre impérial du Medijié de Turquie, chevalier de l’ordre de la légion d’honneur, chevalier de l’ordre impérial de la Rose du Brésil, commandeur de l’ordre chapitral d’ancienne noblesse des quatre empereurs d’Allemagne, etc., membre correspondant des académies d’archéologie de Belgique, d’Espagne et de Grèce ; des académies royales des sciences et belles-lettres de Messine, d’Erfurt, de Grenoble, de Reims, du Gard et de Marseille ; de la société libre d’émulation de Liège ; de l’Institut archéologique de Rome ; des sociétés des antiquaires de Picardie, de Zurich et de la Morinie ; des sociétés des sciences, lettres et arts de Lille, de Cherbourg, de Toulon et du Brabant septentrional ; membre honoraire de la société royale asiatique de Bombay, de la société grand-ducale de géognosie et de minéralogie d’Iéna ; de l’académie royale de médecine de Madrid ; de la société pour l’encouragement des sciences, lettres et arts de Dunkerque ; membre correspondant de la société des antiquaires de l’Ouest, séant à Poitiers ; de la société archéologique du midi de la France, séant à Toulouse ; de l’académie royale d’Arras ; de la société archéologique de Tourraine, séant à Tours ; de la société archéologique et historique du Limousin, séant à Limoges ; de la société d’archéologie Lorraine, séant à Nancy ; de la commission des antiquités de la côte d’or, séant à Dijon ; de la société d’agriculture, sciences, arts et commerce du Puy ; de la société archéologique de Béziers ; de la société impériale d’agriculture, sciences et arts du département du Nord, séant à Douai ; membre correspondant de l’académie impériale des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand ; de la société des archivistes de France ; de la société des sciences de la Haute-Lusace, séant à Görlitz ; de la société des sciences, lettres et arts du département de l’Allier ; membre honoraire protecteur de la société royale des beaux-arts et de littérature de Gand ; etc[4].
Publications
- « Lettres sur le voyage en Suède », dans Courrier d'Anvers, 1843.
- « Considérations sur l'état actuel de l'archéologie et de son enseignement », Annales de l'Académie royale d'archéologie de Belgique, s.d.
- Situation et avenir, Anvers, 1846.
- Notice et rapport sur la Société de Saint-Vincent-de-Paul, 1855.
- Considérations sur les tendances de l'époque, Anvers.
Notes et références
- ↑ N. J. van der Heyden, Notice sur la très-ancienne noble maison De Kerckhove, dite Van der Varent, et sur son représentant actuel M. le Vicomte J. R. L. de Kerckhove-Varent, Anvers, J.-B. Buschnann, , 33 p., in-8º (OCLC 560201091, lire en ligne), p. 27.
- ↑ N. J. van der Heyden, Notice sur la très-ancienne noble maison De Kerckhove, dite Van der Varent, et sur son représentant actuel M. le Vicomte J. R. L. de Kerckhove-Varent, Anvers, J.-B. Buschnann, , 33 p., in-8º (OCLC 560201091, lire en ligne), p. 28.
- ↑ N. J. van der Heyden, Notice sur la très-ancienne noble maison De Kerckhove, dite Van der Varent, et sur son représentant actuel M. le Vicomte J. R. L. de Kerckhove-Varent, Anvers, J.-B. Buschnann, , 33 p., in-8º (OCLC 560201091, lire en ligne), p. 30.
- ↑ N. J. van der Heyden, Notice sur la très-ancienne noble maison De Kerckhove, dite Van der Varent, et sur son représentant actuel M. le Vicomte J. R. L. de Kerckhove-Varent, Anvers, J.-B. Buschnann, , 29 p., in-8º (OCLC 560201091, lire en ligne), p. 30.
Bibliographie
- H. Coninckx, « Eugène de Kerckhove », dans Biographie nationale de Belgique, tome XXIX, Bruxelles, 1956.
- Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Annuaire 1991, Bruxelles, 1991.
- Jean-Luc De Papepe et Christiane Raindorf-Gérard, Le Parlement belge, 1831-1894. Données biographiques, Bruxelles, 1996.
Liens externes
- Ressource relative à plusieurs domaines
: - Fiche Antoine De Kerckhove